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Cujo: Un nouveau cri de terreur

Image Résumé du film

Alors qu’il chassait un lapin, Cujo, un saint Bernard adorable est mordu pour une chauve souris enragée. Les jours passent et petit à petit, Cujo devient malade et la folie le gagne. Il tue son maitre mais aussi le voisin. Pas très loin de sa maison vit la famille Trenton qui a elle aussi des problèmes. Tad le fils de Donna et Vic Trenton a peur d’un monstre dans son placard et Vic découvre que sa femme a une liaison avec un ami proche de la famille. Vic qui devait faire un voyage d’affaire en profite aussi pour faire le point et laisse sa femme et son fils prendre le soin d’amener leur voiture chez le garagiste, Jo le maitre de Cujo . La voiture tombe définitivement en panne dans la cour de Jo. Donna et son fils tombent alors nez à nez sur Cujo qui commence à attaquer la voiture et à les terroriser. Au milieu de nulle part, dans une cour déserte et sous un soleil étouffant, personne ne peut les aider.

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Infos sur le film

Réalisé par Lewis Teague

Avec Dee Wallace, Danny Pintauro, Daniel Hugh Kelly

Genre: Epouvante, horreur

Nationalité: Américain

Durée du film: 1h35 environ

Interdit aux moins de 12 ans

D’après le roman de Stephen King

Pour les lecteurs, Cujo est l’adaptation cinématographique du livre du même nom écrit par Stephen King. Publié en 1981, il a remporté le prix British Fantasy « prix littéraire récompensant des œuvres de fantasy ». Le roman nous raconte l’histoire d’un gentil Saint Bernard qui, suite à une morsure, se fait transmettre le virus de la rage et se transforme en un vrai tueur piégeant une femme et son enfant dans une voiture. Une histoire cruelle et dérangeante où le coté surnaturel n’a pas vraiment une place importante. Un roman qui a un coté très féministe puisque le personnage principal du livre est Donna qui tient un rôle de femme forte à laquelle les femmes du XXème siècle peuvent s’identifier. Le roman a été classé troisième dans le top des meilleures ventes de romans aux Etats unis en 1981. En 1983, Cujo a droit à son adaptation ciné et sort sur les écrans. Le film a été un succès au box office rapportant 21 millions de dollars pour un budget de 5 millions. Il a cependant reçu des critiques asser mitigées. Il n’en demeure pas moins que le film est devenu culte.

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Introduction

Un très mauvais jour pour Donna et son fils Tad. Les voila piégés dans leur voiture tombée en panne au beau milieu d’une cour déserte sans personne pouvant les aider. Un Saint Bernard enragé, attends, que l’un des deux sortent pour pouvoir les attaquer. Impossible pour eux de sortir du véhicule, impossible d’appeler de l’aide, ils sont seuls. Personne ne sait qu’ils sont là. Pour Donna et Ted, sous cette chaleur devenant petit à petit étouffante, la lutte contre leur propre survie va alors commencer. Comment vont-ils s’en sortir ?

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Attention, chien très méchant

Le film commence plutôt bien, Cujo, un adorable et gentil Saint Bernard s’amuse à courir après un lapin sous fond de musique amusante ressemblant au film Benji La malice. Alors que le lapin se cacha dans son terrier, Cujo tenta en vain d’y rentrer. Mais, dans le terrier, le lapin n’est pas seul. Une dizaine de chauve souris-y loge et commencent à attaquer Cujo qui tente de s’enfuir. Trop tard, le pauvre chien a été mordu. Une très lente et douloureuse transformation commence alors et le brave animal devient une bête sauvage, un vrai monstre attaquant tous ceux qui seront sur sa route. Nous vivons la transformation en même temps que le chien. Son corps se dégrade petit à petit « sans pour autant le zombifier », des bruits en arrières s’amplifient et deviennent de plus en plus dérangeants, l’animal sombre de plus en plus dans la folie avec une vision affaiblie et une caméra qui tourbillonne nous montrant vraiment l’état dans lequel sombre petit à petit cette pauvre bête. A chaque fois que nous voyons l’animal, on s’aperçoit qu’il est de plus en plus amoché, les yeux plus ou moins injectés de sang, le corps rempli d’un liquide gluant « comme s’il était tombé dans de la boue ». Il devient de plus en plus indestructible et d’une force incroyable alors que pourtant, on le sent petit à petit dépérir. Il semble que ce soit sa folie qui le maintienne en vie. Pas mal d’effets spéciaux ont été utilisés et plusieurs doublures canines du chien ont été filmées pour montrer à l’écran la performance incroyable de l’animal. Certaines scènes sont d’une violence inouïe avec cette impression d’être le chien lorsqu’il attaque ses victimes. Certains pourraient penser que le film est ridicule. La mise en scène est tellement bien soignée, les trucages tellement impossible à discerner permettent de rendre cette histoire réelle.

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Aussi terrifiant que les oiseaux d’Hitchcock

Cujo est avant tout un huit clos. La première heure du film se focalise uniquement sur la vie de la famille Trenton mais aussi celle de Cujo et de ses maitres. La seconde partie du film fait sombrer le spectateur dans une claustrophobie extrême en même temps que les protagonistes du film. Dans cette partie, Donna et son fils Tad sont coincés dans leur voiture exposée en plein soleil caniculaire. Cujo rode à l’extérieur et bien décidé à éliminer toute forme de vie s’approchant de lui. On reste impuissant face à une mère tentant de protéger son fils et de calmer la peur qui le gagne. Il y a aussi cette canicule qui n’aide pas. Les protagonistes n’ayant plus beaucoup d’eau, pas de nourriture, on se demande bien combien de temps ils pourront encore tenir. On nous montre là une réelle angoisse, un vrai choc qui se lit sur le visage des deux acteurs qui jouent brillamment. Donna essaye tant bien que mal de trouver un subterfuge pour essayer de sortir de sa voiture sans se faire repérer par le chien enragé mais rien n’y fait. Le chien semble ne même plus avoir envie de dormir, ne se nourrit plus. La violence de ses assauts nous montre qu’il serait suicidaire de tenter de sortir du véhicule. C’est vraiment violent, terrifiant. Heureusement, ca ne sombre pas dans le fantastique. Le chien n’a pas de super pouvoirs, ne ressemble pas à un monstre fait en animatronique »robot ».

La terreur a un nouveau nom

Hormis Donna et Tad nous avons aussi le père de famille incarné par Daniel Hugh Kelly. Un publicitaire qui a des problèmes à cause d’une de ses pub et qui doit en plus gérer son couple qui bat de l’aile. Un homme qui se comporte pourtant en bon père de famille. Ce qui n’empêchera pas sa femme d’avoir un amant. Nous assistons donc à des petites tensions entre le couple puisque l’amant de Donna n’est autre que le meilleur ami de Vic. Au moment où elle voulait mettre un terme à sa relation, Vic apprend tout. Il vit très mal cette tromperie et décide de profiter de son voyage d’affaire pour faire le point. Doit-il pardonner à sa femme ou doit-il la quitter ? Dans le rôle de Donna, certains reconnaitront l’actrice Dee Walace qui incarne la mère d’Eliott dans le film E.T. Elle livre dans le film une prestation digne de ce nom. Son jeu est juste, elle s’avère être une femme très forte d’où le sentiment de la voir comme l’héroïne du film prête à tout pour protéger son fils. Dans le rôle de Tad, nous retrouvons l’acteur Danny Pintauro « l’acteur interprétant Jonathan dans la série Madame est servie ». Ici, il est âgé de 5 ans et le moins que l’on puisse dire, c’est que son jeu est exceptionnel pour un enfant de cet âge. L’émotion est très grande lors des diverses scènes. Seul reproche à faire, la version française est horrible et les cris qu’il pousse pendant la dernière demi heure du film sont insupportables « j’ai eu envie à plusieurs reprises que la mère ouvre la portière de la voiture et le jette au chien ». Le réalisateur a très bien décrit les peurs du jeune garçon. Il tient du coup un rôle très important dans le film. L’histoire de sa peur de monstre sous son lit prend alors tout son sens à mesure que le film avance. Un monstre qu’il ne voit pas mais qui, lors de sa rencontre avec Cujo, prendra forme. Cujo obtient donc officiellement le statut de monstre lorsqu’il rencontrera Tad. Encore une fois, le film ne plongera pas le spectateur dans un univers fantastique. L’excellent Ed Lauter incarne quand à lui Jo le maitre de Cujo. Jo est un père de famille qui travaille en temps que garagiste. Le jour où il verra que Cujo n’est plus du tout lui-même, il sera complètement dépassé par la situation. Un personnage qui n’a malheureusement pas un rôle très important dans l’histoire. Le fils, la fille et la femme de Jo n’ont pas non plus un rôle important. Vous comprendrez en regardant le film.

Pour conclure

Cujo ne sera pas à conseiller à tout le monde. Les fans d’Epouvante seront ravis, les cinéphiles voulant agrandir leur connaissance cinématographique verront un nouveau film à ajouter à leur collection. Pour les autres je dirais que c’est un film impressionnant et terrifiant. Il faut aimer. Malgré tout, l’ambiance est exceptionnelle. Autant que pour l’excellent un cultissime Les oiseaux d’Alfred Hitchcock. La photographie est très belle, il y a de très bons plans avec le travelling qui est très bien utilisé. On ressent ce que ressentent les personnages et on est prit dans l’histoire. Un début qui pose les bases et une dernière partie où on est prit dans une angoissante et terrifiante claustrophobie et lutte contre sa survie en compagnie des protagonistes où la peur se lit parfaitement sur leur visage. Le film est très bien réalisé, pas trop de longueurs et une très belle construction des histoires de chaque personnage. Cujo est autant adorable au début du film qu’effrayant par la suite. On ne sait plus trop si il faut le détesté où assisté tristement à la transformation d’un animal bon en une bête monstrueuse assoiffée de sang. Du coté de l’hémoglobine, pas trop de sang. Le film est plus axé sur la brutalité de l’animal et sa force incroyable. Il s’avère cependant que le film a une ambiance sombre et terrifiante. Cujo est donc est très bon film d’une très bonne qualité et très soigné au niveau de la réalisation. Les acteurs livrent tous une très belle prestation avec surtout l’interprétation étonnante de Danny Pintauro. Le face à face homme contre l’animal est très bien montré.

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