Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Batman et Robin: Et le carnage continua

affiche batmanetrobinRésumé du film

 

Gotham City sombre dans une vague de froid. Ce changement climatique est dût à un nouveau vilain : Victor Fries alias Mister Freeze. Une fois encore, Batman et Robin, les protecteurs de Gotham sont bien décidés à mettre cet homme entre les barreaux. C’était sans compter sur Poison Ivy, une femme ayant été infectée par des plantes vénéneuses qui décide de s’allier à Freeze et lui apporte son soutient. Se joint aussi à eux, Bane, un homme condamné à perpétuité utilisé comme cobaye dans une expérience militaire et ayant la capacité d’avoir une force incroyable grâce à un venin injecté dans ses veines. Batman et Robin arriveront-ils à Gotham City de plonger dans un hiver éternel ?

 

Infos sur le film

 

Réalisé par Joel Schumacher

Avec George Clooney, Chris O’Donnell, Arnold Schwarzenegger, Uma Turman, Alicia Silverstone

Genre: Action, Fantastique

Nationalité: Américain, Britannique

Durée du film: 2h environ

 

batman-robin-movie-screencaps.com-13278

On prend les mêmes, et on recommence…plus ou moins

 

2 ans plus tard, Le réalisateur Joel Schumacher, déjà responsable de l’horreur qu’a été Batman Forever en 1995, remet plus ou moins le même couvert dans Batman et Robin. Autant il corrige certaines erreurs présentes dans Batman Forever, autant il garde certaines « et les pire ». Si on fait abstraction de l’arrivée de Batgirl comme un cheveux sur la soupe ou comme une sorte de roue de secours, déjà très talentueuse dans la pratique des arts martiaux et qui sait en plus déjà se servir des gadgets et des véhicules, si en plus on fait abstraction des nombreuses fautes qu’un fan de comics ne pardonne pas, le film est divertissant. Attention, je ne dis absolument pas que le film est bon. Il est : inégal. Il y a du bon mais aussi du très très mauvais.

Commençons par le commencement : le début du film. Rappelez vous le début qui en a refroidi plus d’un et qui nous montrait que le temps où Tim Burton était au commandes était révolu. Répliques horribles, Gros plans impardonnables sur les parties du corps de Bruce Wayne enfilant son costume de Batman. On est en droit de se demander si le réalisateur va commettre la même erreur. Et bien oui ! Gros plans sur les abdos marqués par le costume, gros plan sur les pectoraux avec « tétons en supplément », gros plan sur le bat-fessier et pour finir en beauté : gros plan sur la coquille de Batman. Je n’ai jamais encore vu les ennemis de Batman s’attaquer aux parties génitales du héros mais…passons. A la vue de cette première scène, on est en droit de se demander si Batman et Robin ne sont pas devenus : gay. Après nous avoir montré un Robin faisant sa petite crise d’adolescence car il aimerait lui aussi avoir une batmobile, « ce qui décrédibilise à nouveau l’homme chauve souris », le film commence et nous présente LE grand vilain du film : Mister Freeze.

 

Joel Schumacher jette le froid sur cette suite

 

Au musée de Gotham City, Mister Freeze gèle tout sur son passage. Dans la peau du super vilain : Arnold Schwarzenegger qui fait aussi bien de bonnes choses que de très très mauvaises. On commence par les répliques utilisées à foison et…n’étant absolument pas drôles »C’est l’iceberg qui débarque » On nous offre une fois de plus une sorte de caricature du super vilain. Une vitre se brise laissant apparaitre Batman qui se présente »attention la vf fait mal aux oreilles » au vilain. Première confrontation entre Batman et Robin et Mister Freeze. Ca commence trèèèès mal. Le costume de Freeze est assez bien réussi je dois le reconnaitre mais les sbires du super vilain sont…ridicules. Des espèces d’homme vêtus d’une tenues polaire, très mal maquillés et ressemblant à de vrais pantin glacés se lancent eux aussi dans le combat.

Batman, qui n’a pas compris qu’il avait un équipier, le laisse choir et se lance à la poursuite de Freeze qui tente de s’échapper avec des pierres précieuses lui permettant de le maintenir en vie. Le bougre réussira à s’échapper après une course poursuite complètement loufoque ou Freeze s’échappe dans une fusée « au point où on en est déjà, pourquoi pas » et enchainant les incohérences. Première constatation que je me suis faite en regardant cette scène : Schwarzenegger en fait des tonnes et à d’autres moments non. Il fait tourner en ridicule son personnage. Son personnage, Victor Fries était un scientifique qui a essayé de mettre au point un traitement pour la maladie contractée par sa femme. Suite à un accident, il est devenu incapable pour l’homme de supporter des températures supérieures à zéro degrés. Les quelques scènes sérieuses avec le personnage sont les seules qui le sauve « plus ou moins ».

cartebatman

Mister Freeze a des acolytes

Au bout d’un moment, deux nouveaux supers vilains font leur entrée : Poison Ivy et Bane. Le docteur Pamela Isley fait des expériences sur des plantes. Dès le début, c’est flagrant, Umar Turman qui interprète la jeune femme, surjoue. Deuxième super vilain à faire son entrée : Bane. Derrière le bureau de Pamela Isley, se cache un savant fou qui fait des expériences sur des cobayes humain qu’il vendra après à des terroristes. Un homme, condamné à la prison à perpétuité est utilisé par le savant fou dans une expérience qui a pour but de transformer l’homme en super soldat grâce à un venin fabriqué à partir de plantes. L’expérience marche et l’homme qui était un gringalet devient une vraie montagne de muscle assoiffée de meurtre qui tue tout les hommes présents dans le laboratoire à l’exception du savant fou, qui, suite à une dispute avec Pamela Isley, la tue en la poussant sur des produits et plantes toxiques. Nous savons déjà tous comment ca ce finira : cet accident métamorphose la jeune femme qui tue le responsable de son état. La jeune femme se change alors en une magnifique jeune femme qui contrôle les végétaux et qui fait des bisous qui tuent. En voyant la présentation de ces deux nouveaux vilains, on se demande encore quelles autres désagréables surprises nous attendent. Le réalisateur veut-il nous faire rire ou veut il se rendre détestable ?

3110224-batman+and+rob

Parlons du jeu des acteurs

Au risque de me faire lyncher par ceux qui n’ont rien trouvé de positif dans le film, j’ai trouvé le choix des acteurs très bon. Seulement, comme pour son prédécesseur, les acteurs et actrices ont du se passer le mot comme quoi il fallait jouer aussi mal que possible. Car oui, ce n’est pas les acteurs le problème, c’est leur jeu. Commençons par George Clooney qu’on ne présente plus et qui enfile le costume de Batman et de Bruce Wayne. L’acteur est classe dans les deux rôles. Si on retire les ajouts immondes du costume de Batman, il n’y a pas à dire, il en impose. Seulement voila, l’acteur fait de Batman un personnage blagueur et décontracté. Dois-je rappeler pour la énième fois que Batman est supposé être un personnage froid, torturé et sombre ?

On continue avec Chris O’Donnell qui nous avait déjà bien agacé « malgré le fait que c’est un très bon acteur » au plus haut point dans son rôle de Robin. On assiste à un grand n’importe quoi. Non seulement Robin alias Dick Grayson est présenté un peu comme un adolescent pré pubère faisant sa crise d’adolescence « qu’il n’a toujours pas terminée depuis Batman Forever » mais en plus il y a pendant tout le film de la tension dans l’air entre lui et son équipier. Tension déjà présente dans Batman Forever et qui n’a pas bougée depuis. On le voit, Robin est jaloux de Batman et il nous le fait savoir pendant tout le film. A tel point qu’il nous agace. Que dire aussi des moments où il apparait à l’écran avec Batman. Ca m’a rappelé la série télé Batman avec Adam West. Seulement, le coté kitch était voulu. Là, ce n’est pas le cas.

george-clooney-batman-bruce-wayne-and-chris

Des nouveaux personnages décevants

 

Nous continuons cette fois avec les méchants du film. Arnold Schwarzenegger qui a visiblement du se perdre en faisant partit du film nous livre une prestation maladroite. Il essaye de faire de Freeze un personnage torturé mais aussi blagueur. Malheureusement, autant le coté torturé à très bien marché avec moi, autant le coté blagueur m’a pour le moins agacé. Pourtant, je suis bon spectateur. L’acteur en fait trop, balance répliques sur répliques, tant et si bien que ca en devient drôle tellement la stupidité des répliques est flagrante. Je ne préfère même pas rentrer dans les détails concernant les bruits « orgasmiques »que le méchant balance dès qu’il est en contact avec des diamants « chacun son tripe » mais le personnage n’en avait pas besoin. Malgré tout je trouve que l’acteur colle bien avec le personnage. Il aurait simplement du le jouer autrement.

batman-robin-clooney-odonnell1

Uma Turman quant à elle reproduit traits pour traits les mêmes erreurs que son compère. Elle en fait des tonnes, frôle la schizophrénie et essaye de jouer de sa plastique pour je ne sais quoi. On continue avec Bane. LA pire démonstration de ce que Schumacher a fait de pire pour la franchise Batman. Le personnage est mit au second plan. Servant plus ou moins de garde du corps à Freeze et Poison Ivy. Un personnage monstrueux mais stupide qui ne fait que répéter les ordres qu’on lui ordonne ou balance des « beuargghh ». Quand on voit la différence avec la version de Christopher Nolan, on aurait limite envie de se dire que Bane n’était en fait pas Bane. Le personnage devant être très intelligent. Alicia Silverstone interprète Barbara alias Batgirl. Première chose, Barbara n’est plus la fille du commissaire Gordon mais la nièce d’Alfred « le majordome de Bruce Wayne ». Pour un fan du comics, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le personnage est intéressant mais trop mal travaillé. Elle devient un peu trop vite Batgirl et, dès sa première apparition dans le costume, c’est la cata. Répliques ridicules montrant le coté prétentieux du personnage qui n’en avait pas besoin, costume très mal travaillé.

 

Un film un peu « givré »

 

Quand je pense que Batman et Robin était mon film de super héros préféré étant enfant, j’ai honte. Tout n’est pas à jeter dans le film mais malheureusement, trop de clichés, d’autodérision, d’absurdités, de répliques navrantes sont présentes. Quand on pense que l’interprète d’Alfred « Michael Gough » a traversé l’ère Burton mais aussi l’ère Schumacher, on est en droit d’applaudir l’acteur. L’applaudir parce qu’il est l’un des seuls à être resté jusqu’à la fin de cette saga mais aussi l’applaudir parce qu’il est l’un de seuls à avoir fait un très bon travail. Il joue de manière crédible son rôle d’Alfred à la perfection. Un personnage qui, dans Batman et Robin, a droit à son heure de gloire.

Dans cette suite, Alfred contracte une maladie grave qui ne lui laisse que quelques temps à vivre. On assiste à quelque chose de très tragique. Le personnage souffre mais cache cette souffrance à Bruce Wayne. Il y a aussi de très beaux flashbacks qui montrent à quel point il a toujours été là pour Bruce Wayne qu’il considère comme son fils. Des scènes émouvantes relèvent du coup le niveau du film. Hormis cette partie positive, tout le reste est une fois de plus bien décevant et ne fait absolument pas honneur à l’homme chauve souris. Mal joué et mal écrit, ne prêtant pas attention aux erreurs passées, faisant de Batman un personnage ridicule et guignolesque « Batman qui nous sort à un moment sa carte de crédit est franchement insultant pour le personnage », des méchants qui en font encore des tonnes, des musiques qui tiennent plus du spectacle de cirque que d’un film, des répliques qui en deviennent drôles, Schumacher a réussi à faire du bon que du plus mauvais quand on le compare à son prédécesseur.

 

Pour conclure

 

Faut-il alors oublier le film ? Le réalisateur a réussit, malgré de très grosses erreurs à nous donner un peu d’espoir sur cette suite qui même si elle multiplie les erreurs grossière, nous offre quand même un bon moment. Vous savez les nanars qu’on trouve quand même divertissant ? Batman et Robin en fait partie. Les acteurs et actrices même si leur interprétation est mauvaise collent bien aux personnages, nous avons droit à de bons moments d’émotion « Mister Freeze et sa femme ou bien encore Alfred et Bruce Wayne », des scènes d’actions qui, même si elles sont abracadabrantes sont divertissantes, un George Clooney qui a la classe aussi bien en Batman qu’en Bruce Wayne, des décors qui ressemblent un peu plus au travail de Tim Burton, une ambiance un peu plus sombre et moins colorée que l’était Batman Forever. Schumacher a vraiment voulu faire une référence au Batman des années 60 mais maladroitement. Par contre, impardonnable de voir Mister Freeze en robe de chambre, chaussons en forme de tête d’ours et regardant des dessins animés. Il faut le dire, Batman et Robin est complètement idiot mais il est cependant plaisant à regarder.

Publicités

Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Classé dans :Action, Fantastique, Schwarzenegger, Super Héros

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :