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Maniac, 2012: Dans la tête d’un tueur

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Résumé du film

Frank, un jeune homme timide est le propriétaire d’une boutique de mannequin. Ayant été traumatisé lors de son enfance, celui-ci a développé des pulsions qui le pousse à assassiner des femmes. Un tueur en série qui scalp ces victimes. Lorsqu’il rencontre par hasard Anna, une jeune artiste, Frank va devenir obsédé par cette jeune femme. Ces pulsions meurtrières se montrant de plus en plus fortes, il va continuer à sévir dans toute la ville en quête d’une nouvelle proie.

Infos sur le film

Réalisé par Franck Khalfoun

Avec Elijah Wood, Nora Arnezeder, America Olivo

Genre Thriller , Epouvante-horreur , Policier

Nationalité Français

Durée du film : 1h35 environ

Interdit au moins de 16 ans

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L’acteur Joe Spinell « Franck » dans la version de 1980

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Elijah Wood « nouvelle interprétation de Franck » dans la version 2012

Petite anecdote

Maniac est donc le remake du film du même nom qui était sortit en 1980 dans les salles de cinéma. Le film s’inspirait à l’époque de véritables tueurs en série. L’original a d’ailleurs droit à un clin d’œil dans sa nouvelle version. Dans une scène où l’on voit Frank assassiner une jeune femme, nous voyons son reflet portant le scalpe de sa victime d’un coté et de l’autre son couteau. Clin d’œil à l’affiche de Maniac de 1980.

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Franck au volant de sa voiture, guettant sa prochaine victime. Dès le début, nous entrons dans le vif du sujet. L’angoisse et le malaise sont déjà présents et vont s’intensifier.

Remake de Maniac la version de 1980

Qui aurait pu imaginer que sous ses airs de jeune homme timide se cache en fait un serial killer schizophrène ? Le film est filmé de manière inédite. Filmé à la première personne ce qui nous permet, en tant que spectateur, de nous glisser dans la peau d’un serial killer. Voir comment il opère, ce qu’il ressent. Ce qui fait éprouver au spectateur un sentiment de malaise. On est vraiment dans la tête du tueur et c’est choquant. La bonne trouvaille c’est que dans la première partie du film, on ne voit pratiquement pas l’acteur Elijah Wood »qui interprète donc Frank ». Vous ne verrez que son ombre, vous ne le discernerez que dans le rétroviseur de sa voiture au début du film puis vous le verrez enfin dans une glace lorsqu’il commencera à rentrer en état de délire. Le début du film nous montre Frank errant en voiture dans les rues calmes et sombre du quartier de Downtown à Los Angeles. Il attend devant une discothèque et suit une jeune femme qui y sort. Cette dernière s’aperçoit au bout de quelque mètres qu’elle est suivit. Réussissant à lui échapper, elle s’enfuit et arrive à retourner chez elle. Ce qu’elle ne sait pas c’est que Frank c’est bien renseigné sur elle et retrouve son appartement. Coupant l’électricité à l’étage de la jeune femme, Frank ce glisse dans l’ombre et reste prêt d’elle guettant ses moindres mouvements. Il tente de respirer calmement et essaye de contrôler ses pulsions qui risqueraient de le faire repérer  pour au final l’assassiner au moment où cette dernière ouvre la porte de son domicile. Ainsi le film commence vraiment.

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La psychologie d’un tueur. D’où sont parties toutes ses pulsions meurtrières? Quelles sont ses motivations?

Elijah Wood bluffant

Sous ses airs de jeune garçon timide avec les femmes et son air de gentil garçon se cache un serial killer atteint de schizophrénie. Le personnage est complexe. Là est tout l’intérêt du film. La psychologie du personnage est très bien développée, on comprend comment il en est arrivé là. Quelques flashbacks montrant son enfance sont là pour nous mettre sur la piste de son état mental. Dans le film original, c’était l’acteur Joe Spinell qui campait le serial killer. Un physique plutôt imposant, des cheveux longs et gras, tout chez lui était repoussant. Alexandre Aja a préféré dans cette nouvelle version, choisir Elijah Wood qui, à cause de son physique chétif et son visage d’ange ne laisserait pas supposer à ces victimes qu’il est en fait un serial killer. Le scénariste explique d’ailleurs que c’était amusant de jouer sur le contraste de ce jeune homme timide et charmant qui peut en une seconde, changer radicalement de visage et poignarder et scalper ses victimes. Il est vrai que le film n’est pas drôle du tout mais le personnage ayant des fois un comportement complètement ambigu, passant de jeune homme charmant a un tueur psychopathe, me faisait rire à certains moments. Le personnage ayant des pulsions, on le voyait a des moments et sans raisons apparentes, avoir des maux de tête le faisant hurler de douleur. J’avais plus l’impression que lorsqu’il parlait à une femme, dès que cette dernière lui disait quelque chose qui le faisait se sentir rabaissé, cela provoquait chez lui un choc tellement grave que celui-ci avait ses pulsions meurtrières qui « s’activaient ».

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Film très violent, très sanglant. Mieux vaut avoir le cœur et l’estomac accrochés.

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Pratiquement toutes les scènes provoquent un sentiment de culpabilité. Comme si c’était NOUS qui étions le tueur.

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Film choc mais réussit

Le film est choquant, il est aussi malsain, mais beaucoup trop concentré à des moments sur le sexe alors qu’il n’y a aucune raison. Mais il n’en demeure pas moins brillamment réalisé. On s’intéresse à la psychologie du personnage comme je l’avais dis précédemment mais aussi le pourquoi du comment. Nous sommes dans la vie d’un serial killer. Comment dort-il ? Comment se passe sa vie ? Que ressent-il ? Comment voit-il les choses ? La caméra en vue subjective est là donc pour nous apporter toutes les réponses. Le producteur a eu la brillante idée de faire des jeux avec les ombres et les reflets. La musique crée en plus l’ambiance des films d’horreur des années 80. Elle nous met dans l’ambiance d’un film angoissant. Autant dire que les personnes ayant déjà des problèmes psychologiques qui iraient voir ce film ne feraient qu’aggraver leur cas. « C’est une blague bien entendu ». La seule chose que je n’ai vraiment pas apprécié dans le film c’est son coté malsain et le fait que les scènes de sexe soient trop présentes alors que le producteur aurait très bien pu s’en passer. Malheureusement, les films sont beaucoup plus vendeurs avec des scènes de ce genre. Pour le reste, j’ai beaucoup apprécie le personnage d’Anna, interprétée par l’actrice Nora Amezeder qui campe une jeune femme touchante et sympathique mais qui vers la fin du film change radicalement et devient un personnage agaçant. Je n’ai pas trop aimé l’évolution de se personnage qui se dégrade petit à petit. Comme pour le coté jeune premier, gentil mais psychopathe de Frank. Une tension de 90min, du glauque, des passages choquants, mais d’excellents acteurs qui jouent brillamment, très belle gestion de la caméra, un excellent jeu de lumières et d’ombres, une musique angoissante et un Elijah Wood qui aurait mérité une récompense pour son jeu magnifique. Pas indispensable à voir mais je le recommande aux cinéphiles. Un film qui a amplement mérité ses critiques positives.

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Classé dans :épouvante, Horreur, Policier, Thriller

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