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Lazarus Effect: Le film de la honte

posterRésumé du film

Une équipe de chercheurs universitaires menés par Zoé et son mari Frank a trouvé un moyen de ramener les morts à la vie grâce à un sérum « Lazarus ». Après plusieurs essais réussis sur des animaux, le couple invite une journaliste afin de filmer la résurrection d’un chien. Mais un accident laisse Zoé pour morte. Son mari prend alors le risque d’utiliser le sérum Lazarus sur elle et tente de la ramener d’entre les morts. Ca fonctionne mais Zoé semble différente. Quand la jeune femme commence à développer des pouvoirs surnaturels et change radicalement de comportement, les chercheurs n’imaginent pas ce qu’ils viennent de déclencher en ramenant Zoé à la vie.

Infos sur le film

Réalisé par David Gelb

Avec Olivia Wilde, Mark Duplass, Donald Glover, Evan Peters

Genre: Epouvante, Horreur

Nationalité: Américain

Durée du film: 1h25 environ

Avertissement, des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

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L’effet Lazarus

Même si l’on remarque un très grand hommage voir un léger plagiat du film L’expérience interdite avec Julian Roberts, Lazarus Effect avait pourtant une histoire qui avait tout d’intéressant mais o’combien vu et revu. Tout reposait alors sur le casting « l’actrice Olivia Wilde en tête d’affiche », son affiche aguichante « par le producteur de Paranormal Activity et Insidious », sa bande annonce nous en montrant suffisamment pour éveiller notre curiosité. Encore une fois, on a réussit à appâter le gibier. Ne manquait plus qu’à nous enfermer, nous, pauvres spectateurs naïfs et dont la curiosité finira un jour par nous perdre. Pendant 1h 30 nous assistons à la projection d’un film qui repousse les limites de la fainéantise. Après un départ tonitruant rentrant directement dans le vif du sujet et après avoir assisté à l’un des plus dégoutants générique de début de film « générique qui restera l’un des seul passage sanglant et impressionnant du film » , le spectateur se retrouve comme lobotomisé devant un film manquant de tout. A ceux qui oseraient aller voir le film, vous allez vivre l’un des pires calvaires cinématographique. Des fautes impardonnables qui se succèdent, un film qui patauge après seulement 10 minutes. Le temps semble s’être arrêté dans la salle. Cette sensation d’être en pleine hallucination se fait elle aussi ressentir. Le spectateur a-t-il la berlue ? Ou bien Lazarus effect est-il l’une des plus grandes blagues horrifiques de cette nouvelle année ? A croire que moi aussi, j’ai été assassiné dans le film puis ramené à la vie grâce au sérum Lazarus. Celui qui refusait de critiquer négativement un film s’en est allé, laissant place à un nouvel être, maléfique, moqueur.

Dès le début du film, Zoe semble faire des rêves prémonitoires où elle semble en Enfer.

Dès le début du film, Zoe semble faire des rêves prémonitoires où elle semble en Enfer.

Ai-je perdu la vie pendant 1h30 ?

Autant le dire tout de suite : Je suis revenu de loin pour vous rapporter cette critique. Curieux depuis avoir entendu parlé du film et parce que le sujet avait éveillé ma curiosité, étant en plus grand admirateur de la charmante Olivia Wilde, je me suis précipité »telle une souris se précipitant sur un morceau de fromage au milieu d’une cage » au cinéma. Tout d’abord il est de bon ton de vous expliqué d’où provient le titre du film. Le titre fait référence à un personnage du livre de bible, Lazare de Béthanie qui fut ramené à la vie par Jésus alors qu’il était mort depuis quatre jours et qu’il avait été enterré. Quoi de mieux alors que d’appeler le sérum ramenant les morts à la vie « Lazarus » ? Le point de départ du film est tout ce qu’il y a de plus normal mais le réalisateur n’avait visiblement pas envie de développer plus que ca la présentation de ses protagonistes. Le film nous raconte l’histoire d’un groupe de chercheurs scientifique travaillant dans une université. Dirigé par une jeune femme « Zoe, incarnée par Olivia Wilde » et son mari « Frank, incarné par Mark Duplass », cette équipe est en train de mettre au point un sérum capable de ramener un être mort à la vie. Après avoir enfin trouvé la formule, ils invitent une journaliste » »Ava » à venir assister à la résurrection d’un animal. Ils parviennent à faire marcher leur sérum sur un chien mort de vieillesse et atteint de cataracte. Non seulement le chien ressuscite mais sa cataracte disparait. Mais, petit à petit, l’animal a un comportement étrange « perte d’appétit, comportement tantôt agressif tantôt perdu ». Le sérum semble stimuler l’activité cérébrale. Et si les chercheurs avaient empêché l’animal à partir en paix ? La direction de l’université qui a eu vent des recherches de Zoé et son équipe confisque tout leur matériel. Les chercheurs décident quand même de retourner dans leur laboratoire et récupérer leur invention. Mais, un accident terrible arrive, Zoe se fait électrocuter en retentant l’expérience sur un autre animal. Elle meurt sur le coup. Son mari, sous le choc, incapable d’imaginer sa vie sans elle lui injecte le sérum Lazarus sans se douter des terribles conséquences qui viendront par la suite. Le film mérite une grande méditation sur une chose : Est-ce que le fait de ramener un être mort à la vie est scientifiquement bien ou scientifiquement mal ? Très vite, en regardant le film nous allons nous rendre compte que ressusciter un être n’est pas sans causer des séquelles.

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« Non seulement le chien ressuscite mais sa cataracte disparait ».

« Le seul moment glacial du film ».

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« Un accident terrible arrive, Zoe se fait électrocuter en retentant l’expérience sur un autre animal. »

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« ressusciter un être n’est pas sans causer des séquelles. « 

De médiocre à décevant

En regardant un film, je ne suis pas quelqu’un de pointilleux regardant tout dans les moindres détails et étant intransigeant dans les moindres détails « visibles à la loupe ou en appuyant sur la touche pause ». J’avoue qu’en regardant Lazarus effect, TOUT est visible sans le moindre accessoire. Entre les faux raccords beaucoup trop visibles et le jeu plus que médiocre des acteurs et actrices qui ne semblent n’avoir aucune volonté de jouer le jeu correctement, on est en droit de se demander si le film est encore en stade de développement ou bien en phase de montage. Commençons par le commencement. Ce qui est flagrant dès le départ c’est le choix des acteurs. On prend les mêmes et on recommence ? Qui dit film d’horreur dit sursauts. C’est devenu maladif chez les réalisateurs de films d’horreur. On veut faire sursauter le spectateur. Oui mais non. Au bout d’une dizaine de films d’horreur, le spectateur a prit ses marques. Il connait tous les clichés du film d’horreur. Il sait quels sont les ingrédients et les moments clés qui le feront sursauter. Du coup, tout est téléphoné. Qui dit aussi équipe dit même type de personnages que dans tout autre film d’horreur pour adolescents « un afro américain rigolo, un looser, une jolie fille un peu limitée, le leader de la bande, sa femme » et voila maintenant on fait la liste de celui qui va mourir le premier. Je vous le donne en mille. On continue après ca après LA meilleure interprétation et surtout LA meilleure faute d’un réalisateur de film. Marion Cotillard avait fait un gros buzz lors de sa magnifique et culte scène de mort dans le film Dark knight Rises. Olivia Wilde vous la refait mais en mieux. Après avoir été électrocutée nous voyons son mari Frank tenté de la ranimer. C’est trop tard, elle est morte. C’est alors que je me pose une question « Ai-je une hallucination ou bien est- ce que je vois l’actrice respirer encore ? Je ne sais pas mais son ventre continue à bouger là ! ». 30 petites secondes, juste 30 petites secondes étaient suffisantes à l’actrice pour retenir sa respirer afin de montrer que son personnage était mort. Comment est- ce que le réalisateur a pu laisser passer une erreur aussi visible à l’écran ?

« L’acteur Mark Duplass totalement inexpressif et qui ne colle absolument pas à son personnage. »

Evan peters peine à faire mieux

L’acteur Evan peters peine à faire mieux

Rôle étoffé pour le personnage d'Ava

Rôle étoffé pour le personnage d’Ava « Sarah Volger » mais qui aurait pu évitée de le surjouer.

Les plaies du film

Les faux raccords font alors ensuite leur apparition. Pour la petite info, bien souvent, les faux raccords sont visibles en faisant un arrêt sur image mais pour Lazarus Effect, pas besoin. A croire que c’est fait exprès. Le mari de Zoe, totalement perdu a utilisé le sérum Lazarus sur sa femme qui revient à la vie. Après quelques heures de repos, une scène nous la montre sur un canapé. Elle porte une petite couverture rouge « donc voyante ». Gros plan sur son personnage qui porte la couverture sur ses épaules. Puis, le personnage passe en arrière plan pour se focaliser sur les deux personnages présents dans la pièce. Et là, la couverture qu’elle portait sur ses épaules est autour de sa taille. 10secondes plus tard gros plan de nouveau sur le personnage qui reporte de nouveau la couverture sur ses épaules. On repasse de nouveau notre personnage en arrière plan pour voir la caméra retourner vers les deux autres personnages et on remarque une nouvelle fois que la couverture que porte Zoé est atour de sa taille. Est-ce un de ses nouveaux pouvoirs ? Toujours est-il qu’en additionnant déjà toutes les fautes commises en l’espace de 15min, le taux de crédibilité du film commence à baisser de plus en plus. Et ce ne sera pas tout. Les effets visuels présents dans le film sont peu travaillés et font du coup brouillon. Le réalisateur ne fait pratiquement que du copier coller d’éléments que l’on assigne toujours à de l’horreur : le feu, les poupées, les démons, les yeux noirs, les veines apparentes, les enfants. Comment le film peut parvenir à se démarquer de tous ses prédécesseurs avec tout cela ?

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La fin du calvaire

Du vu et revu mais surtout aucun effort pour quoique ce soit. Aucun efforts de la part des acteurs et actrices pour avoir eu la décence de jouer correctement. Que ce soit Olivia Wilde qui est une très bonne actrice, et qui, dans ce film est incapable de faire semblant d’être morte ou enchainant les grimaces lorsqu’elle entre dans une phase de mutation démoniaque. L’un des plus exaspérants, c’est l’acteur Mark Duplass, totalement inexpressif et qui ne colle absolument pas avec son rôle. Aucune émotion même lorsque le personnage perds sa femme. L’acteur Evan Peters «  brillant de charisme pour son rôle de Quicksilver dans X men Days of futur past ou dans Kick ass » qui, dans Lazarus Effect offre un jeu tout ce qu’il y a de plus banal. Sarah Bolger aussi expressive qu’un poisson hors de l’eau aurait mais qui a eu droit à un rôle étoffé. Le seul avec Olivia Wilde. Tout est plat, tout est sans aucune émotion sauf la colère chez le spectateur qui elle, est omniprésente. L’histoire était intéressante, intrigante tout comme l’est le sujet mais où est le coté scientifique ? Car oui, le jargon scientifique est aux abonnés absents. Préférés pour le même sujet « L’expérience interdite, Re-animator ou bien Pet Sematary ». Lazarus Effect n’est pas impressionnant pour un sou, rien de choquant sauf son thème, de la brutalité sur les animaux « une plaie à rajouter dans les films d’horreur », les 20 dernières minutes de film qui veulent en mettre plein la vue mais qui piquent les yeux faute d’effets spéciaux de bonne qualité, l’effet de pétard mouillé pour tenter de nous faire sursauter « mais nous ne sommes plus dupe ». Le pire de tout, c’est que c’est le CHIEN du film qui restera celui qui joue le mieux. Un animal qui a été très bien dressé « le voir passer une IRM sans bouger ou, toujours immobile, le voir debout sur un lit et fixer le personnage de Zoé qui dort, restera le seul moment glacial du film ». Beaucoup de références à des films d’horreur « Cujo, Shining, L’expérience interdite,…». Vient la scène finale du film qui vient terminer le travail en vous achevant d’un coup d’un seul comme pour libérer votre pauvre âme qui a du endurer tant de souffrance pendant 1h30. Un film tellement téléphoné qu’il aurait été plus simple de quitter la salle dès les premières minutes. 10 euros d’économisés en une lecture. Merci qui ?

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Classé dans :épouvante, Horreur

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