The Crow: L’amour est éternel

posterRésumé du film

 

La veille de leur mariage, Eric Draven et sa future femme Shelly Webster sont retrouvés sauvagement assassinés à leur appartement. Un an plus tard, un corbeau ramène Eric d’entre les morts. Rongé par la vengeance, Eric se lance à la poursuite des bandits responsables de sa mort et de celle de sa future femme.

 

 

 

Infos sur le film

Réalisé par Alex Proyas

Avec Brandon Lee, Ernie Hudson, Michael Wincott, Rochelle Davis

Nationalité : Américain

Genre : Action, Fantastique, Thriller

Durée du film : 1h40 environ

Film Interdit aux moins de 12 ans

 

 

Croire en l’amour éternel

 

J’en avais entendu beaucoup parlé mais ne connaissais le film que de nom. Puis j’ai entendu aussi parler du reboot qu’allait subir le film original. C’est alors que j’ai voulu en apprendre un peu plus et je suis tombé sur l’affiche du film. Avant même de l’avoir vu, en voyant une simple photo, j’étais déjà fan. Un héros sombre, une histoire de vengeance, un film adapté d’une bande dessinée, un film à l’ambiance gothique et poétique. Il n’y a pas de doute, ma curiosité m’a une fois de plus poussée à bout. Je devais voir ce film. Il y a certains films qui vous marquent, The Crow allait bientôt en faire parti.

 

making

 

Anecdote

 

The Crow a surtout été marqué par un terrible drame qui toucha son acteur principal Brandon Lee pendant le tournage du film. Le drame aura lieu le 31 Mars 1993, Brandon Lee tourne une scène où son personnage est abattu par l’acteur Michael Massee « Funboy dans le film ». Après le tir, Brandon s’écroule sur le sol. L’équipe termine alors la scène sans se rendre compte que l’acteur a été sévèrement blessé. L’acteur étant connu pour aimer faire des plaisanteries, personne ne le prendra au sérieux. L’équipe découvre plus tard que la plaisanterie n’en était pas une et l’acteur est transporté à l’hôpital. Il tombera dans le coma et décèdera la nuit même. Une mort qui fut sujet à controverse puisque le père de Brandon « Bruce Lee » avait lui-même été assassiné. Plus tard on s’apercevra que l’arme utilisé dans the Crow avait été chargée et que personne dans l’équipe du film ne c’était assuré de vérifier que le pistolet était sans danger.

 

Comment tout a commencé

 

Je ne pensais absolument pas que The Crow allait autant me marqué. Dès les premières minutes, j’étais déjà plongé dans le film. L’histoire commence le 30 Octobre, jour baptisé « La nuit du diable ». Nous sommes à Détroit, dans les quartiers sombre où la caméra ère et nous montre des quartiers transformés en vrai brasier. Nous entendons des sirènes de police et entendons aussi leur radio nous montrant que de multiples crimes ont eu lieu un peu partout dans la ville. Puis vint la voix d’une jeune fille, qui en un simple monologue arrive à attiser la curiosité du spectateur :

 

« Il y a longtemps, les gens croyaient que quand quelqu’un meurt, un corbeau emporte son âme jusqu’au pays des morts. Mais il arrive parfois quand des choses trop horribles se soient passées que l’âme emporte avec elle une immense tristesse et qu’elle ne puisse pas trouver le repos et quelque fois, mais seulement quelque fois, le corbeau peut faire revenir cette âme pour que le bien reprenne son droit sur le mal. »

 

La caméra rentre alors dans un appartement où un crime a eu lieu. La police enquête déjà. Un homme »Eric Draven » a été jeté par la fenêtre de l’immeuble et a été tué sur le coup. Quand à sa future femme « Shelly », elle est dans un état critique après avoir été violée et torturée. Les deux jeunes gens devaient se marier le lendemain. Malheureusement le sort en a décidé autrement. Un an plus tard, une amie du jeune couple décédé « la jeune fille qui servait de monologue au début du film » se recueille devant leur tombe.

immeuble debut

C’est alors qu’un corbeau surgit et se pose sur la tombe d’Eric Draven. Nous le voyons picorer la pierre tombale du défunt. La nuit tombe, contre toute attente, par miracle, Eric revient à la vie. Totalement sous le choc, déboussolé, perturbé, titubant en marchant, Eric est guidé par le corbeau jusqu’à son appartement. Les meilleurs moments de sa vie passée avec sa future femme lui reviennent alors. Tout comme les souvenirs de sa mort et de celle de l’amour de sa vie. C’est alors qu’Eric rentre dans une colère monstrueuse et se maquille de la même manière qu’un masque qui appartenait à Shelly. Nous le voyons sortir d’une boite des vêtements gothiques qu’il enfile. Fou de rage, le jeune homme décide de retrouver les responsables de sa mort et de celle de sa femme. Il ne tardera pas à comprendre qu’il est lié au corbeau, lui-même responsable de sa résurrection et dont il tire de ce dernier le pouvoir de l’immortalité. La peur a laissée place à la soif de vengeance.

 

Film gothique et mélancolique

 

On aime ou on aime. Je ne suis pas trop branché gothique torturé mais pour ce film, ca marche au poil ! Ambiance très gothique et surtout très sombre pour The Crow qui touche pour l’interprétation magistrale de Brandon Lee « malheureusement décédé pendant le tournage du film » mais aussi par son histoire d’amour qui perdure même après la mort. Un film esthétiquement mélancolique ayant pour thème la vengeance. En regardant les décors de plus près, impossible de ne pas remarquer l’aspect bande dessinée mais aussi l’esthétisme de Batman version Tim Burton. C’est sombre, mais c’est beau.

Dans cette ville en noir et blanc, il pleut tout le temps, l’orage est lui-même à des moments présent afin de nous mettre dans l’ambiance d’outre tombe du film. Le tout sous une musique de rock torturé »ca tombe bien, Eric Draven était le leader d’un groupe de rock » très représentatif du film. Un film qui ne serait pas devenu culte sans cette bande originale. Les musiques sont vraiment très travaillées, très belles. On ressent cette tristesse, ce désir de vengeance en écoutant cette musique.

 

Notre héros est aussi là pour rétablir l’ordre dans une ville rongée par la criminalité. Le maquillage du héros, un clown triste ne fait qu’accentuer encore plus toute la complexité du personnage. Un personnage qui adopte aussi une attitude comique ou en rigolant diaboliquement pour montrer qu’il est impossible de le tuer une seconde fois. Le film n’a de plus rien de malsain, la violence laisse plus ou moins place à la poésie même si elle ne s’échappe pas pour autant. L’action est elle au rendez vous. C’est subtil autant que le sont les répliques. Les ténèbres, l’espoir, le noir, la lumière, la paix, la mort, la vie, la résurrection, l’amour, tout y passe et tout est brillamment travaillé. En l’espace de 1h40, on reste sur notre faim en ayant l’envie de continuer l’expérience.

 

Pourquoi faut-il absolument voir le film ?

 

Comment pourrait-on décrire The Crow ? Qu’est ce qui fait que The Crow est un film à voir ? Je dirai d’abord que The Crow c’est une histoire d’amour éternel. Qui dit amour dit aussi vengeance le jour notre personnage revient à la vie grâce à un corbeau « symbole du passage entre le monde des vivants et le monde des morts » et qu’il décide de retrouver les responsables de la mort de sa future femme. Notre héros est torturé, son unique objectif est de tuer ceux qui lui ont tout pris. Il ne prend pas plaisir à tuer mais il est obligé de le faire. Malgré tout les scènes de meurtres ne sont pas si violentes que ca et le sang très peu présent. Aimer à perdre la raison « comme disait la chanson ». Quand on voit le film, ces paroles ont tout leur sens puisque notre héros devient fou de rage. Mais, le fait d’être aidé par un policier qui deviendra en quelque sorte son ami mais aussi une jeune fille avec qui lui et sa femme s’occupaient nous montreront qu’Eric n’est pas un être mauvais. Bien au contraire. Nous comprenons le pourquoi du comment.

Notre héros souffre et ne trouvera le repos qu’en obtenant justice. Interprété par Brandon Lee, l’acteur montre tout son potentiel d’acteur. Tout comme son père Bruce ou tout comme d’autres jeunes acteurs talentueux partis trop vite « Heath Ledger, James Dean » il est triste de voir de si bons acteurs disparaitre de manière tragique. Brandon Lee EST The Crow. Personne ne pourra jouer aussi bien son personnage que lui. Qu’il s’agisse des moments où il entre dans une rage folle ou bien les moments où il se trouve seul, replongeant dans ses souvenirs où il était heureux avec sa fiancé, Lee arrive à exprimer n’importe quelle émotion. Le tout sans étant ridicule. C’est sincère.

 

Un héros qui déborde de charisme et talentueux en matière de jeu d’acteur mais aussi en maitrise des arts martiaux. Certaines scènes de combat « peu nombreuses » s’avèrent dynamique et efficace. Voir notre héros « suivit par son corbeau qui le suit partout » courir sous la pluie sur les toits à la recherche des hommes responsables de sa mort et avec une musique rock torturé est l’une des séquences les plus impressionnantes du film. Pas d’effets spéciaux, juste des câbles ont été utilisés. C’est beau, c’est impressionnant, c’est intense. Quand on pense que le film date de 1993 on ne peut qu’applaudir ce talent de mise en scène car la scène du toit ne sera pas la SEULE scène à impressionner.

 

Pour conclure

 

Il y a des films qui vous marque, des films qui vous procure des sensations fortes, des films qui vous procure des émotions si fortes et indescriptibles qu’il vous est difficile de retourner de nouveau dans le monde réel. The Crow est un film fantastique culte et il mérite amplement son statut. Je ne peux qu’applaudir tout le talent du regretté Brandon Lee qui non seulement m’a émerveillé mais m’a en plus fait passer l’un des plus beaux cinématographique que j’ai pu vivre.

 

J’ai été obnubilé par cette histoire et cette ambiance sombre et poétique. Surpris par la mise en scène et les quelques effets spéciaux spectaculaire alors que le film date quand même de plus de 20 ans. On rit à certaines répliques et situation, on souffre avec se personnage en se demandant s’il finira par trouver la paix, on est attendrit de le voir si proche de Sarah « La jeune fille dont il s’occupait comme de sa propre fille lorsqu’il était encore en vie », on est surpris par les scènes d’action et la mise en scène soignée et dynamique, on vit une expérience intense avec la bande originale du film qui joue un rôle très important, on est prit dans cette quête de vengeance et d’enquête policière, on est époustouflé par le traitement des couleurs « l’utilisation de la pluie et de la brume qui filtrent les couleurs, il fallait y penser » et cette volonté de vouloir faire ressortir le rouge « signe de revanche », j’ai aimé le design du costume de notre héros qui fait aussi héroïque que chanteur de groupe de rock.

 

Les autres personnages sont attachants « Shelly que l’on verra dans plusieurs flashback et qui nous montreront toute la bonté du personnage, le sergent Albrecht qui a enquêté sur la mort de Shelly et Eric et qui devient une sorte de partenaire pour ce dernier, Sarah qui est en quelque sorte l’élément qui permet à notre héros de ne pas sombrer dans la folie, Top dollar le grand méchant du film ». The Crow incarne tout ce que j’aime dans le cinéma. L’imaginaire, la créativité, les sensations émotionnelles. Un film que je recommande fortement à tous.

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