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Kuzco: Disney se la joue mégalo

Vous en avez marre des Disney niais déversant toujours la même morale, toujours le même acheminement, toujours la même ambiance, mettant toujours en scène un héros trop parfait? Pourquoi ne pas tenter ce 40ème Grand Classique Disney, nommé: Kuzco? Ce film, au départ mal aimé aura mit du temps avant d’obtenir sa réputation d’œuvre culte. Direction, le Pérou. Suivez le guide…

 

Fiche technique

 

Réalisé par Mark Dindal

Avec les voix de David Spade, John Goodman, Patrick Warburton

Genre : Animation

Nationalité : Américain

Durée du film : 1h15 environ

 

kuzco affiche

C’est quoi le pitch du film ?

Kuzco nous raconte donc cette histoire d’empereur capricieux et égoïste qui décide de se construire une grande piscine rien que pour lui. Il convoque alors le chef du village voisin et lui annonce que son village va être rasé au profil de sa résidence secondaire. Le même jour, Yzma, la conseillère de Kuzko, qui souhaite par tout les moyens prendre la place de l’empereur tente d’assassiner ce dernier mais le change au final en lama. Un concours de circonstance fera que »comme par le plus grand des hasards », Kuzco tombera sur la charrette du chef du village qu’il voulait raser. Nommé Pacha, l’homme décidera de reconduire Kuzco sur le trône et trouver un antidote pour que le jeune empereur retrouve forme humaine. Nous le savons tous, tout ne se passera pas comme prévu et de folles aventures attendront nos deux personnages.

 

Quand Disney s’essaye à de l’originalité

 

Dépaysant, déstabilisant, voila les deux mots qui me viennent à l’esprit quand on me parle de Kuzco. Il m’aura fallut un deuxième visionnage pour apprécier vraiment ce film à sa juste valeur. Disney nous avait tellement habitué à des héros appréciables que là, avec Kuzco, on chamboule notre routine.

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Kuzco a beau avoir une histoire simpliste, un personnage principal détestable, des décors presque vides et peu détaillés, c’est bien du coté du charisme, des mimiques et l’animation de ses personnages, ses répliques, son humour presque politiquement incorrect (pour enfants) et son message, que ce classique de Disney réussi . Oui, les traits de crayon sont simplissimes et la perspective est aux abonnés absent, donnant au départ la désagréable sensation que ce film d’animation est inachevé.

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Et pourtant, c’est ce qui fait tout le charme et l’originalité, permettant ainsi de ce concentrer uniquement sur les personnages. Au nombre de quatre (Kuzco, Pacha, Yzma et son assistant Kronk), accompagnés de quelques rôles secondaires, ils nous livrent leur lot de situations cocasses au grand bonheur des spectateurs, petits et grands. Pour une fois qu’on a un Disney prenant des risques, pourquoi ce priver?

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Alors que les passages amusants ce succèdent, c’est bel et bien du coté de l’humour que Kuzco remporte la palme. Kuzco on l’aime parce qu’il balaye les clichés des héros parfaits de chez Disney. Kuzco on l’adore parce qu’il ramène toujours tout à lui, qu’il se permet même d’interrompre notre film en cours de route pour griffonner sur l’écran, faire ces commentaires, faire vraiment le type mégalo. Là où l’ambiance diffère quelque peu d’un Disney habituel, c’est le coté musical. Deux chansons sont à relever dans le film. Pas une de plus.

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Que dire aussi de notre héros: il est culte! Ce jeune empereur Inca de 18 ans, capricieux, égoïste, mégalomane « comme le titre l’indique », passe la plupart de son temps à groover dans son palais, mépriser son peuple et humilier ses serviteurs. Plus qu’agaçant, presque détestable, ce personnage qui n’évoluera pas vraiment arrive pourtant à gagner notre sympathie parce qu’il ose dire ce que les autres pensent tout bas. Il fallait oser centrer l’intrigue sur ce personnage détestable et en faire devenir le héros du film .

7 8

Quant à Izma, la méchante de notre film, elle brille elle aussi par son charisme. Hideuse, physique rachitique, gestuelle et habits extravagants, la poitrine qui pandouille, la voix un peu roque donnant l’impression que c’est une ancienne fumeuse, notre Izma ferait presque penser à une femme couguar refusant de vieillir. Il faut la voir quand elle se met en colère. Autant effrayante qu’hilarante.

9 10

Cadeau d’anniversaire de moi à moi ! Oh ! Comment me remercier ?

 

Disney au sommet de l’hilarité

 

Le personnage de Kuzco évoluera. Son égoïsme et son nombrilisme laisseront place à une âme généreuse  et une amitié s’installera entre lui et Pacha.

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Kuzco n’est pas le seul personnage qui aura retenu mon attention. Kronk, sorte de chippendale sans cervelle, vrai cordon bleu et qui sait : parler l’écureuil « oui c’est une langue maintenant » faisant au départ office de garde du corps de notre méchante est savoureux. Notre personnage, constamment tiraillé entre sa bonne et sa mauvaise conscience, deux anges « un ange et un petit diable » n’est pas tant dévoué à Izma et on se doute dès le début qu’il finira par la laisser tomber.

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Pour ce qui est du rythme, le film ne s’arrêtera pas. Il se passe toujours quelque chose, et ce, même si clairement, ça n’apporte absolument rien à l’histoire. Des gags en veux tu en voila, les vieux de la vieille ne pourront s’empêcher de voir que certains gags sont inspirés des dessins animés Tex Avery.

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Comme je le disais, la mise en scène est inventive. Disney a eu l’audace de changer un peu ses plans habituels, jouant beaucoup avec les effets de zoom, des arrières plans, des plans larges.

 

  Bouhouhou qu’il est vilain le lama, méchant lama !

 

Au final, il m’aura fallut deux visionnages pour apprécier à sa juste valeur Kuzco. J’aime ce film par son audace, son envie de sortir des films « formatés ». Histoire simple, décors pauvres, mais personnages charismatiques, humour décomplexé, ambiance totalement inédite, personnages secondaires savoureux, comme ce petit écureuil apparaissant plusieurs fois dans le film pour proposer gentiment un gland aux personnages qu’il rencontre. Quant aux péripéties de Kronk, elles ne donnent qu’une hâte: se plonger dans Kuzco 2.  Kuzco, c’est culte!

 

 

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Classé dans :Animation, Disney

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