Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Commando: Du bon gros film d’action made in eighties

commando posterRésumé du film

John Matrix , ancien officier des forces spéciales, mène une vie paisible avec sa fille Jenny. Bonheur de courte durée puisqu’un jour sa fille est enlevée par les hommes de main d’un ex-dictateur d’Amérique latine. Si John n’assassine pas le nouveau président, sa fille sera exécutée. Sachant très bien que sa fille sera tuée même s’il exécute le président, John s’échappe de l’avion devant l’emmené en Amérique latine et part à la poursuite des ravisseurs. Il ne lui restera que 11 heures pour la retrouver avant qu’on prenne connaissance de sa fuite. Une course contre la montre s’engage alors.

Infos sur le film

Réalisé par Mark L. Lester
Avec Arnold Schwarzenegger, Rae Dawn Chong, Dan Hedaya, Alyssa Milano
Film américain. Genre : Action
Durée : 1h 25 environ

Film Interdit aux moins de 12 ans

Tout simplement un des meilleurs Schwarzy qui m’ait été donné de voir. Vu une bonne centaine de fois, difficile de s’en lasser. Le film qui a bercé mon enfance. Beaucoup de phrases cultes, un héros protecteur, courageux et près à tout pour retrouver sa fille enlevée. C’est le message fort du film selon moi. Jusqu’où iriez-vous pour sauver un être cher ? C’est ca les films d’actions des années 80 et ca manque énormément. Depuis que les films d’action sont passés en numérique et a vu ses héros devenir stéréotypés au possible, ce genre a perdu tout son charme. Commando est donc l’occasion pour certains de voir ce que l’on faisait à cette époque. Qualifié de très bon nanar, il est devenu culte au fil des années et fait parti de ses films d’action qui ne se démode pas.

Les premières minutes

 

Nous sommes aux Etats Unis, un camion poubelle fait le tour d’un quartier. Un homme se réveille aux cotés de sa femme et se précipite pour sortir les poubelles en entendant le camion arriver. Les deux hommes qui l’accueillent, sortent des mitraillettes et l’assassine. Un des deux hommes refait une apparition chez un concessionnaire automobile, vêtu d’un costard et essayant une voiture. Bien que l’un des concessionnaires essaye de lui vendre la voiture, l’homme reste stoïque. Il met alors le contact, s’enfuit avec la voiture en écrasant l’homme. Nous atterrissons ensuite dans un port où un homme se rend sur son bateau de pèche. Nous y revoyons le voleur de la voiture être sur les lieux avec un autre homme tout particulièrement suspect. Un échange de regard a lieu entre les 3 hommes. Le pêcheur, lui, semble amusé. Il quitte l’embarcadère pendant que le voleur de voiture sort une télécommande et explose le bateau avec le pêcheur à son bord.

Changement décor, changement d’ambiance, le tout avec une musique virile qui sonne très film d’action des années 80. Gros plan sur les chaussures de marche d’un homme qui adopte une démarche virile. Puis vue sur une tronçonneuse qu’il tient d’un bras « je pense que cet homme va couper du bois ou…le bras à quelqu’un ». Un autre plan nous montre le gros biceps de notre personnage. Une vue de ses biscoteaux sous tous les angles « histoire de vous donner envie de revêtir un pull  et de cacher vos bras». Puis nous voyons enfin le visage de notre personnage. L’air sérieux, sûr de lui, cela ne serait-il pas Arnold Schwarzenegger ? Logiquement, vu que c’est lui qui occupe tout la place sur la jaquette du dvd, c’est plus que cohérent de le voir. Arnold part donc couper du bois « histoire de nous montrer la force et la facilité qu’il a à exécuter cette tache ». Nous voyons qu’il vit dans une maison en bois isolée du monde. Tout est plutôt calme. Une silhouette approche de lui, mais notre héros « qui a du flair » remarque très vite qu’il n’est pas seul en regardant le reflet avec la lame de sa hache. Il se retourne et se précipite en prenant dans ses bras sa fille « jouée par Alyssa Milano » qui voulait lui faire peur « on ne fait pas sursauter Arnold ». Le père et sa fille s’amusent alors ensemble et dans une succession de petites séquences, nous voyons notre personnage passer de bons moments avec sa fille « manger une glace, lui apprendre à se défendre, donner à manger à une biche, partir à la pêche tout en rejetant les poissons qu’ils attrapent, puis s’amuser dans leur piscine ». Le père modèle, la fille modèle, une vie heureuse « on ne sait pas ce qu’il est arrivé à la mère ».

Comme nous le savons tous, dans les films d’Arnold et dans tous films incluant un action heroes, c’est toujours le calme avant la tempête. Notre héros sera soit seul « alcoolique, drogué ou perte tragique d’un membre de sa famille » soit en famille. Famille qui sera soit assassinée « sous ses yeux ci-possible sinon ca n’est pas assez tragique » soit kidnappée. Héros qui plonge dans les ennuis, soit ses les ennuis qui plongent sur lui. Etant donné que nous sommes dans un film de Schwarzy, nous le savons, l’acteur campe toujours des personnages à l’existence paisible mais qui voit très vite son train-train quotidien chamboulé afin de nous montrer qu’il reprendra les armes très vite. L’arrivée du général Franklin Kirby « ancien patron de John » est plus ou moins une sonnette d’alarme pour notre héros afin de lui montrer que NON, il ne sera jamais en paix. (Il faudrait par contre apprendre à cet homme à sonner directement à la porte ou téléphoner au lieu de venir en hélicoptère manquant presque de détruire une partie de la maison de John). Le général, qui est arrivé avec plusieurs de ses hommes, fait part à John « ne me demandez pas pourquoi, Arnold s’appelle dans la plupart de ses films soit John, soit Jack » d’une cruelle découverte : quelqu’un tue les anciens soldats d’élite de John. John est le prochain sur la liste, il doit être protégé « mais qui les protèges eux ? ». En l’espace de quelques secondes après le départ du général, John et sa fille sont attaqués. Et là, au revoir les « gardes du corps de John » qui se font décimés en deux secondes. John lui s’en sort indemne. Pendant que sa fille part se cacher, John lui, va sortir l’artillerie lourde dans un grand coffre numérique. Seulement en retournant chez lui, sa fille a été kidnappée.

John tente de poursuivre mes kidnappeurs. Une course poursuite s’engage mais John est maitrisé par plusieurs d’entre eux. L’un, le pêcheur que l’on croyait mort et qui s’appelle Bennett « un des anciens hommes de l’unité John » l’endort avec un tranquillisant. John se réveille dans une pièce autour de lui quatre hommes dont Bennett. Parmi eux, un dictateur déchu qui lui propose un marché. S’il veut revoir sa fille vivante, il devra assassiner le président actuel de son pays qu’il a aidé à mettre l’ancien à la porte. John accepte « même si l’on sait très bien qu’il ne le fera pas ». Arrivé dans l’avion, ni une ni deux, John tue silencieusement un des hommes de Bennett et saute de l’avion ». A partir de là, il ne lui reste que 11 heures. 11 heures avant que l’avion n’arrive à destination et qu’on s’aperçoive que John n’est plus dedans, 11 heures avant que sa fille Jenny ne soit assassinée. Il se lance alors à la recherche de cette dernière, aidé par une jeune hôtesse de l’air qui a croisé « accidentellement » son chemin.

Arnold Schwarzenegger dans un rôle sur-mesure

CommArnold Schwarzenegger a une marque de fabrique: il est un héros invincible tout comme d’autres héros des films d’action des années 80 (Rambo, John Mcclane, Snake Plissken). Surenchère dans les scènes d’action où l’on nous montre qu’il s’en sortira toujours indemne obligeant presque le spectateur a accepté ses nombreux exploits hors du commun. Dans Commando, sur son chemin, John »Schwarzy » sera amené à rencontrer les hommes de Bennett avec qui un affrontement sera obligatoire « Arnold ne discute jamais avec les terroristes ». On commence par le plus petit du groupe : Sully, maitrisé très rapidement « vu ses 1m50, le pauvre n’avait aucunes chances ». Pour les autres, attendez-vous à avoir droit à des combats virils accompagnés de répliques très machistes mais tordantes. On aurait presque l’impression de voir un jeu vidéo d’action ou même citer le manga « Les chevaliers du Zodiaque », où nous voyons notre héros franchir plusieurs étapes où il rencontrera des hommes plus ou moins forts qu’il affrontera avant de se battre contre le tout dernier « une sorte de boss final » bien plus fort que les autres adversaires qu’il a pu rencontrer depuis le début de ses péripéties. Puis ces bruitages de coups pendant les scènes de bagarres, ces cris d’homme épuisé pendant ces scènes, mythique. John est un ancien soldat d’élite que rien je dis bien RIEN ne peut arrêter.

Descendre une pente avec un 4×4 sans frein, arracher un siège de voiture comme on arracherait la page d’un livre, venir à bout d’une dizaine de policiers avec la seule force de ses poings, soulever une cabine téléphonique, sauter d’un avion en plein décollage et tomber comme par hasard dans un petit marais, enchaine les cascades incroyables qu’un humain lambda ne pourrait pas réaliser, dessouder du vilain avec tout un arsenal à faire pâlir Rambo, en bref, John est ce qu’il se fait de mieux dans l’armée américaine. Une vraie perte pour elle que de le voir prendre sa retraite. Un personnage qui a une force Herculéenne. Plus héroïque, tu meurs. En entendant Cindy, l’hôtesse de l’air aidant John dans sa mission, faire une réflexion sur les méthodes musclée de John en sortant « On vous a déjà dit que vous aviez un caractère agressif ? », on ne peut que rire et confirmer ses dires. Sur la centaine d’hommes qui essayent de tuer John, aucun n’arrive à le toucher. Soit ils sont tous aveugles, soit nous avons affaire à des gauchers. Je ne trouve aucune autre explication. A moins qu’Arnold n’est un don pour éviter les balles « comme Néo dans Matrix », je ne vois pas. N’oublions pas non plus sa carte de visite, sa célèbre réplique qu’il laisse toujours dans chacun de ses films: I’ll be back.

Les autres personnages

alyssa

Même si on n’a pas besoin de nous dire que c’est John le personnage principal, il n’est pas pour autant le seul protagoniste de l’histoire. Nous retrouvons ainsi Alyssa Milano jouant la petite Jenny, la fille de John. Jenny a autant de répartie que son père. Du haut de ses 13 ans, elle n’a pas la langue dans sa poche malgré son coté fille à papa. Une jeune fille rusée qui même si elle a peur de ce qui lui arrive et du lieu dans lequel elle se trouve, ne laisse pas tomber pour autant et fera tout pour s’enfuir de l’endroit où elle est retenue.

bennett

Vernon Wells incarne Bennett. L’acteur nous livre une prestation mémorable pour un personnage qui l’est tout autant. Physiquement, Bennett est la copie conforme du chanteur Freddy Mercury. Cheveux courts, petite moustache, arborant une cote de maille, un pantalon et des bottes en cuir, un peu en retard pour son époque le gugusse. Que dire de son jeu totalement exagéré et ses répliques cultes. Ce qu’il aime lui c’est voir les gens souffrir et LES faire souffrir. Il sait que si John refuse la mission qu’on lui a donné, il reviendra pour lui et fera un vrai carnage. Un personnage devenu populaire.

cindy

Rae Dawn Chong « de la série Mysterious Ways » interprète quand à elle la « Schwarzy girl » du film. Cindy est une femme simple qui va voir sa vie chamboulé lorsqu’elle rencontrera John Matrix. Au début réticente, le prenant pour un paranoïaque, elle finira par comprendre la vérité au sujet du kidnapping de sa fille et l’aidera dans sa mission. Un personnage qui apporte une bonne dose d’humour et de légèreté au film. Pas d’attirance physique envers John, ni l’inverse, juste de simples grands amis mais…qui sait !

arius

Dan Hedaya joue le rôle d’Arius, ancien dictateur d’Amérique Latine dont John, par le passé, à tout fait pour lui faire quitter son poste. Des années plus tard, Arius est bien décidé à se venger et à redevenir le dictateur qu’il était. Pour se faire, il n’hésitera pas à préparer un plan diabolique pour y arriver.

D’autres acteurs seront eux aussi de la partie mais Schwarzy étant dans les parages, ne comptez pas les voir faire long feu pendant les 1h25 de film. Il est cependant bon de vous parlez brièvement de David Patrick Kelly jouant le rôle de Sully, un homme de main de Bennett ayant fait l’armée plus jeune. Petit homme à la tête à claque, dragueur, lâche, son rôle est aussi mémorable que celui de Bennett. Bill Duke, le colosse noir à la sulfateuse du film Predator, joue le rôle de Cooke, un autre homme de main de Bennett que l’on voit dès le début de Commando. Un gros balèze qui n’ouvre sa bouche que pour deux choses : vous prévenir que vous allez passer un sale quart d’heure ou vous sortir une punchline à vous en donner des complexes. Pour finir, James Olson interprète Franklin Kirby. Une sorte de Samuel Trautman « dans le film Rambo » en plus passif.

Le saviez-vous

-Commando est cité par Arnold Schwarzenegger comme le film le plus violent de sa filmographie battant même le premier Terminator.

-Dans le film, John tue 146 hommes dont 138 en seulement 10minutes « cf les trente dernières minutes ».

-L’acteur Bill Paxton retrouve Schwarzy qu’il avait vu pour la première fois dans le premier Terminator. Il le reverra ensuite dans True Lies. Pareil pour l’acteur Bill Duke « Cooke dans Commando » qu’il retrouvera deux ans plus tard dans le film Predator.

-Commando a beaucoup été parodié : Hot shots 2 ou dans Les Simpsons avec la caricature de Schwarzy : Rainer Wolfcastle.

-Le titre du film devait être « Matrix » dût au nom du personnage principal John Matrix.

Du coté de la musique

duo commando

Le duo John/ Cindy fonctionne à merveille. Et cette fois, pas question de flirte entre les deux personnages.

Une bande son signée par le grand James Horner qui nous a malheureusement quitté cette année et qui laisse un grand vide dans le monde du cinéma. Commando est l’occasion d’admirer son travail. Sa musique est tout bonnement originale. Du jamais entendu, ce qui donne au film son identité musicale. Musique où l’on remarque que le xylophone, saxophone et synthétiseur ont beaucoup été utilisés. Une musique au thème très Hawaïen voir tropical mais qui colle à son ambiance. La musique est du coup original et permet à la bande originale de très vite reconnaitre le titre de son film. Pour le reste, beaucoup de flute ou de percussions dont une s’accompagnant avec une séquence tout particulièrement héroïque. Le tout rend un film au rythme trépidant. Une musique qui fait vraiment le charme de notre film.

Pour conclure

COMMANDO EXPLOSION

Là où Arnold passe les méchants trépassent!

Beaucoup de similitudes avec Rambo, Commando est un excellent film d’action avec de très bons acteurs qui jouent bien leur rôle. Le film, même s’il est excellent n’est pas exempt de défauts, de faux raccords et autres incohérences mais si on ne le prend pas au départ comme un film sérieux, ces défauts en deviennent ses qualités « par exemple cette scène où John poursuivant Sully en voiture qui ne le remarque même pas alors qu’il est juste derrière lui, une autre incohérence nous montre une scène d’explosion qui nous montre que les soldats qui sont sur les lieux ne sont que des mannequins rigide, l’exagération des soldats qui voltigent de façon non coordonnée pendant les explosions ou lorsqu’ils se font tirer dessus, ou bien encore une scène de fusillade où un ennemi sourit presque en apercevant John avant de vider tout un chargeur sur lui ». Vous l’aurez compris, le film ne se prend pas vraiment au sérieux et ce n’est pas avec en plus ses répliques plus ou moins humoristiques qui nous prouveront le contraire. Le duo John/Cindy fonctionne à merveille et permet d’attirer du coup un plus large public « féminin ? ». Ca tire dans tous les sens, Schwarzy qui tue une bonne centaine d’hommes armés en ressortant avec très peu d’égratignures. Pour ce genre de film, pas besoin de réfléchir, juste s’asseoir et admirer le spectacle. Un très bon divertissement. Les répliques d’Arnold sont excellentes, des fois hilarantes, des combats et scènes de fusillades dynamiques et bourrin, des dialogues cultes, un scénario basique mais sans prise de têtes, des courses poursuites, une véritable course contre la montre. Le seul reproche que je pourrai faire au film « mettons de coté les incohérences » c’est sa durée: 1h30. Un peu trop court pour un film aussi fun. C’est un fait, il y a beaucoup de scènes exagérées mais en même temps c’est le cinéma d’action, on est là pour rêver. Commando est aussi l’occasion de voir l’actrice Alyssa Milano dont le film marque ces débuts en tant qu’actrice. Une jolie alchimie entre et Schwarzenegger pour qui on notera une très bonne interprétation de sa part. Un style qu’on regrette beaucoup. Un bon film défouloir, 100% invraisemblances, 100% boucherie, 100% action, 100% mythique, 100% musclé, 100% excellent.

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