Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

The walk: Vivez une expérience incroyable

affiche the walkRésumé du film

The Walk retrace le parcours de Philippe Petit, funambule qui décida de traverser sur un fil l’espace séparant les deux tours du World Trade Center. L’histoire d’un artiste qui posa son empreinte sur bons nombres de monuments et donna un sens poétique à ses œuvres architecturales.

Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis

Avec Joseph Gordon Levitt, Charlotte Le Bon, Ben Kingsley

Genre : Biopic, Drame, Aventure

Nationalité : Américain

Durée du film : 2h05 environ

Vivez l’histoire d’un homme qui réalisera son rêve

walk hauteurRobert Zemeckis, à qui l’on doit quand même des bijoux du cinéma américain comme la trilogie des Retour vers le futur, Forrest Gump, Apparences, Seul au monde. Cette fois, le réalisateur s’attaque à un biopic étonnant, celui de Philippe Petit, un funambule français qui réalisa l’exploit de traverser sur un fil tendu les deux tours du World Trade Center. Dans notre film, c’est Philippe Petit, joué par Joseph Gordon Levitt qui nous narre son parcours depuis le haut de la statue de la liberté. Le tout de manière humoristique, passionné et sympathique, comme un ami vous raconterais une histoire. Pendant le film, il y aura quelques temps de pauses où le narrateur, Philippe, réapparaitra à l’écran et partagera son état d’esprit avec le spectateur. Très vite, l’acteur gagne le cœur du spectateur. On a hâte de suivre son parcours. C’est l’histoire donc d’un jeune rêveur qui suivra son rêve jusqu’au bout et réalisera l’impensable. Une drôle d’idée voir de l’inconscience que de vouloir traverser sur un fil deux tours d’une hauteur de plus de 500mètres.Très vite on se rend compte que cette traversée est un symbole, une philosophie pour notre funambule. Nous, spectateur, ne voyons qu’un homme traverser un fil. Lui, y voit une métaphore de la vie. La vie ne tient qu’à un fil. Un début, une progression, une fin. Si l’on tombe de ce fil, on meurt.Même si cet acte était reconnu criminel par les autorités, pour Philippe Petit, il n’en était rien. Il n’avait pas à avoir la permission de réaliser une si belle chose. Notre funambule, qui réalisera d’autres traversées sur d’autres monuments comme Notre Dame de Paris, est comme tout autre funambule, il aime relier les choses éloignées l’une de l’autre. Une sorte de défi envers la mort ? Comme le disait le philosophe Nietzsche, « La vie est toujours un risque ouvert, qui demande de la vigilance, de l’équilibre. Une joie apparaît dans cet exercice périlleux, une exaltation à vaincre l’adversité ou bien à se couler si bien dans l’exigence du mouvement que l’esprit fait corps avec l’effort ».En regardant The Walk, nous comprendrons très vite la raison pour laquelle Philippe c’est lancé ce défi.

Anecdotes

C’est Philippe Petit lui-même qui devait normalement incarné son propre rôle. Le funambule étant âgé d’une soixantaine d’année, il devait être question de motion capture. Au final, il laissera sa place à l’acteur Joseph Gordon Levitt. Petit ne quittera pas pour autant le projet et se permettra d’initier Gordon Levitt au funambulisme pendant huit mois. Résultat incroyable, l’acteur est à l’aise, souple. Toutes les scènes où vous verrez l’acteur à tenir en équilibre sur un fil sont réelles et n’ont pas été retouchées numériquement. Lors de la séquence finale, le vrai Philippe Petit est venu donner des conseils à Gordon Levitt afin que le jeune homme se déplace sur le fil situé à 4mètres de hauteur. L’acteur, admiratif de l’exploit accompli par Philippe Petit se confie en disant que « Ce fil, c’est l’idée que nos rêves sont à notre portée. Que la magie, c’est ça. Que l’art, c’est ça. Pour moi, la traversée de Philippe est une métaphore du courage ordinaire. »

Le film est aussi un hommage, une lettre d’amour du réalisateur envers les deux tours jumelles.

Robert Zemeckis voulait donner la sensation de vertiges aux spectateurs. Du coup, a été uniquement utilisé en 3D. Les tours du World Trade Center ont été recréées sur fond vert en studio avec un fil suspendu au dessus du vide à quelques mètres.

Extrait du Traité du funambulisme par Philippe Petit qui nous donnait son ressentit lorsqu’il était sur un fil : « Parfois autour du fil, le ciel se noircit, le vent monte, le câble se refroidit, le public devient soucieux. J’entends des hurlements à l’intérieur de moi. Le fil cesse de respirer. Moi de même. C’est le prélude à la catastrophe, aussi certainement que le roulement de tambour annonce le tour de force ».

Rêver plus haut

walkk projetAprès nous avoir raconté son enfance, comment il développa de façon autodidacte sa passion pour le funambulisme, sa rencontre avec Annie, une guitariste avec qui il aura une relation amoureuse, son amitié avec un photographe français qui réalisera plusieurs clichés de son exploit mais aussi sa rencontre avec Rudolf Omankowsky « Papa Rudy » qui le guidera en tant que mentor, nous verrons la très grande préparation mentale, physique et tous les préparatifs matériels de Petit et de ses recrues afin de réaliser son rêve. Des préparatifs avec une ambiance digne des films de braquages. Comptez une bonne heure avant de voir Philippe réaliser l’impossible.Une heure primordiale. Pour réaliser un exploit de la sorte il faut un long temps de préparation, être surtout très minutieux et préventif. Il est question de jouer avec sa vie. A cette hauteur la météo doit être très bonne, il ne doit pas y avoir de vent et surtout, le funambule ne doit pas être perturbé par le moindre bruit afin de ne pas être déséquilibré. On vous montrera qu’il doit rester concentrer et ne voir que le fil qu’il traverse. Pendant la mise en place de ce projet, le réalisateur accentuera bien sur les multiples dangers y étant liés puis les querelles entre les membres de l’équipe. The Walk c’est aussi un véritable exploit numérique que de voir les tours du World Trade Center reconstruites et donnant l’illusion qu’elles n’ont jamais disparues. Le funambule nous montre bien que, pour mieux vivre, il faut suivre ses rêves.

Une 3D parfaite

walk marcheDécidément, après l’expérience incroyable de Paranormal Activity Ghost dimension, voila que l’on réitère de nouveau l’expérience mais cette fois en jouant sur la gravité. Une 3D enfin utilisée comme il faut et digne d’intérêt. Avec The Walk, vous vivrez une expérience pour le moins vertigineuse et incroyable. La manière de filmer, la manière de placer la caméra, de nous projeter dans le vide, d’être, tout comme notre protagoniste, sur ce fil, vous donnera cette sensation incroyable de traverser vous aussi les deux tours.Du coup le film n’est absolument pas recommandé aux personnes sujettes aux vertiges.540m, c’est très haut et le réalisateur jouera bien sur cette hauteur. Cette sensation de profondeur n’aura jamais été autant réussie que dans ce film même si la scène d’escalade de la tour de Dubai par Tom Cruise dans Mission Impossible avait fait son gros effet.Pour The Walk, cette dernière scène, celle que nous attendons tous impatiemment ne joue pas tant que ca sur cette sensation de vertige. Elle joue surtout sur cette paix ressentie par Philippe Petit mais aussi sur la poésie qui se dégage de cette traversée.A cette hauteur, pas un bruit, le funambule ne doit voir que le fil qu’il travers mais voit aussi l’horizon. Accompagnée d’une magnifique musique signée Alan Silvestri (Forrest Gump, Retour vers le futur),cette séquence émouvante et intense vous laissera sans voix. Une maitrise 3D impeccable, 30minutes à plusieurs mètres au dessus du sol qui vous marquerons.On vous montre la beauté comme on ne l’a jamais vu, le doute, l’angoisse de voir Philippe tomber du fil s’estompe petit à petit et laisse place à cette paix et y ajoute une petite touche d’humour afin de décompresser le spectateur aussi tendu qu’une corde « ma voisine de fauteuil se tenant aux accoudoirs pendant la traversée ». Imaginez du coup cette sensation.

Réaliser l’impossible

walkDu coté du style du film, on retrouve un aspect vieillot de l’époque, une mise en scène et un jeu d’acteur qui relèverait plus du théâtre lors de certains passages mais, malgré tout, ca fonctionne à merveille et permet au film d’apporter une petite touche d’originalité. Pour les musiques, beaucoup de grands noms de la musique française se feront entendre (Johnny Halliday, Claude François) mais aussi des musiques composées par Alan Silvestri et la belle Lettre à Elise de Beethoven. Là où ca pêche c’est du coté de ces personnages.Même si Joseph Gordon Levitt est attachant dès le départ, on aurait aimé qu’il en soit de même pour le reste du casting. Les personnages secondaires n’ont pas vraiment de rôles étoffés et sont plus des faire valoir que de vrais protagonistes. Certes, sans eux, impossible pour Philippe Petit de réaliser son projet mais laisser sa relation amoureuse avec Annie en suspend est un peu frustrant.Pourtant leur histoire avait bien commencée, l’alchimie entre Gordon Levitt et Charlotte Le Bon était touchante. Malheureusement on en restera jusque là et on aura presque le sentiment constant que ce ne sont que de simples amis. Nous nous retrouvons, hormis le personnage de Philippe Petit, avec des personnages sans grande saveur. Dommage, le jeu de chacun est tout à fait juste. C’est joué avec plaisir mais ca manque de profondeur alors que les personnages sont intéressants.Robert Zemeckis étant aux commandes, on sent bien la patte du réalisateur identifiable du coté de la narration et de la mise en scène. Et vrai spécialiste de la construction des personnages au caractère rêveur. C’est suffisant pour nous donner l’espoir que leurs rêves se réalisent. Si en plus nous suivons le parcours de notre personnage, de son enfance à l’âge adulte,notre empathie pour lui se développe. The walk est une aventure humaine incroyable qui, même si elle comporte des défauts, nous prouve qu’il est possible de réaliser ses rêves, même les plus fous.

Au final

the walkkkBeau, impressionnant, magique, poétique, nostalgique, The Walk est un film à voir et à savourer. Nous avons très peu l’occasion de voir des films de cette trempe et permettant de nous faire vivre enfin une expérience 3D qui vaut le coup d’œil. Un biopic passionnant nous montrant qu’il est possible de réussir ses rêves et de ne pas écouter les bruits du fond nous prétendant le contraire. Joseph Gordon Levitt est encore une fois exceptionnel, a cet aura autour de lui qui dégage de la sympathie et, malgré la perruque qu’il porte un peu voyante, est attachant. Son alchimie avec Charlotte Le Bon qui se débrouille brillamment manque d’étoffe. On aurait aimé voir leur histoire un peu plus développée.Pour ce qui est de la musique, la mise en scène et cette narration que seul Zemeckis est capable de faire, c’est un sans faute. On vit cet exploit de manière tendu mais, petit à petit, la tension laisse place à la paix et la poésie. Poésie qui se dégage tout au long de notre film.On appréciera avec plaisir cette petite touche d’humour semée par ci par là, la philosophie que dégage ce projet impensable mais aussi et surtout cette incroyable prouesse numérique de cette traversée vécu non pas que du coté de notre protagoniste mais aussi vécu de VOTRE coté. Amateur de sensation fortes, j’ai ressentis lors de cette séquence une sensation qui, je pense, est ressentie par bon nombres de parachutistes, une sensation de liberté et de paix profonde. The Walk est une expérience unique à vivre au cinéma. Pourra-t-on ressentir autant d’émotions et être envahi autant d’adrénaline dans un autre film utilisant la 3D ?

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Classé dans :Aventure, Biopic, historique

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