Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Qui veut la peau de Roger Rabbit: Je vous en prrrrrrriiiiieeee, regardez ce film

Les années 80 ont été marquées par l’ère Spielberg qui, en plus de réaliser des films, en soutiendra d’autres. On retrouvera ainsi pendant ces 10 ans, des films cultissimes qui auront bousculés l’univers du cinéma. E.T, Indiana Jones, Gremlins, Les Goonies, Retour vers le futur, Miracle sur la 34ème rue, L’aventure intérieure, sont considérés comme les œuvres imaginatives les plus abouties. En 1988 sortira une autre œuvre culte : Qui veut la peau de Roger Rabbit. Un film d’une richesse scénaristique épatante du début jusqu’à la fin. Il faut voir à quel point le scénario est travaillé, développé et multipliant des rebondissements pour le moins incroyables. Ce qui permet pour le coup, de rester concentré pendant toute la durée. Un vibrant hommage au monde du dessin animé. Jamais, pas même aujourd’hui, on avait fait un film aussi bon. Il était donc grand temps de vous parler de cette œuvre, elle aussi, intemporelle.

 

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L’histoire

Hollywood 1947, les toons ne sont pas que de simples dessins mais des personnes réelles et se rendent chaque jour à Hollywood pour tourner des dessins animés. Roger Rabbit, un lapin toon, acteur et héros des dessins animés des studios Maroon, est accusé du meurtre du directeur et créateur d’Acme, Marvin Acme. Parce que sa femme, Jessica Rabbit semblait entretenir une liaison avec ce dernier, Roger est le premier suspect. Traqué par les fouines, des agents travaillant pour le comte du juge Demort, Roger se réfugie chez Eddy Valiant, détective qui découvrira que cette affaire est bien plus complexe qu’elle n’y parait.

 

Infos sur le film

Réalisé par Robert Zemeckis
Avec Bob Hoskins, Christopher Lloyd, Joanna Cassidy
Genre : Animation, Comédie
Film américain
Durée du film : 1h45 environ

 

Présentation des personnages principaux

 

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Lui s’appelle Roger, Avec lui vous rirez. Allez mon vieux, détachez le, ‘Va dve’nir fou furieux !

Roger Rabbit : Physiquement, Roger a le corps d’un personnage de Disney, une tête de Looney Tunes et un humour de personnage tout droit sorti de l’univers des cartoons Tex Avery. Un personnage complètement déluré, jamais vraiment sérieux, il ne vie que pour faire rire. Complètement amoureux de sa femme, depuis qu’il l’a suspecte de le tromper, il n’arrive plus à faire son travail d’acteur correctement. Il sera par ailleurs suspect dans le meurtre de l’amant de sa femme, assassiné. Son modèle : Dingo, dont il admire tous les talents d’acteur.

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Je ne travaille pas pour les toons.

Eddy Valiant : Ancien détective spécialisé dans les affaires des toons devenu détective privé alcoolique. Il travaillait autre fois avec son frère qui a été tué par un méchant toon quelques années plus tôt. Depuis, il évite de les côtoyer. Il sera malheureusement amener à les revoir lorsque le propriétaire des studios Maroons Cartoons lui demande d’enquêter sur une possible liaison qu’entretiendrait Jessica Rabbit, la femme de Roger Rabbit.

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J’suis pas mauvaise, j’suis juste dessinée comme ca.

Jessica Rabbit : La femme de Roger. Pin Up rousse aux formes plus que généreuse « peut être même un peu trop », travaillant comme chanteuse dans un bar et qui ne laisse aucun homme indifférent. Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a son physique.

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Un humain a été tué par un toon, vous ne voyez pas l’importance de la chose?!

Juge Demort : Teint pale comme s’il était mort, tenue rappelant d’ailleurs celle d’un croque mort, antipathique. Respecté par les forces de l’ordre qui le craindraient presque. Il a inventé un produit capable de détruire une bonne fois pour toute les toons. Un mélange de térébenthine, d’acétone et de benzène, il appelle ca La trempette. Le juge compte bien mettre la main sur Roger Rabbit et le plonger dedans.

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Vous faites pas d’bille juge, on va vous l’trouver

Les fouines : Au nombre de cinq, Stupid, Geasy, Psycho, Wheezy et leur chef Smart Guy. Lourdement armées, un style vestimentaire qui rappelle la mafia italienne, pas vraiment compétentes. Elles travaillent pour le compte du juge Demort. Toujours en train de rire, le juge les rappelle souvent en l’ordre leur disant qu’un de ces jours, elles pourraient finir par en mourir tout comme leur cousines les hyènes.

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Tu m’avais dit que tu ne t’occuperais plus d’une affaire de toons.

Dolores : Gérante d’un bar et femme d’Eddy.

 

 Un chef d’œuvre absolu à voir et à revoir

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De la reconstitution du Hollywood des années 40 « on est vraiment dans les années 40 avec son architecture, sa culture et le look vestimentaire des personnages » à son mélange de prises de vues réelles à de l’animation, Qui veut la peau de Roger Rabbit est une vraie pépite des années 80. Après Mary Poppins, Peter et Eliott le dragon, le mélange de réel avec de l’animation est de retour sur grand écran et prend cette fois-ci encore plus d’ampleur. Plus question de n’avoir que quelques petites séquences ou 2 voir 3 personnages animés à l’écran, cette fois, il est bien question de vous inonder de personnages de cartoons.

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Tout y passe, que ce soit des personnages de l’univers de Tex Avery avec Droopy « ici en groom d’ascenseur », Walter Lantz avec Woody Woodpecker, Max Fleicher avec la célèbre Betty Boop, les Looney tunes avec entre autre Bugs Bunny ou bien Daffy Duck qui se livrera avec son cousin de Disney, Donald, un duel au piano d’anthologie, ou bien pour finir pratiquement tous les héros de l’univers Disney, on avait jamais vu une chose pareille. Un vrai cadeau pour les fans amoureux de cartoons.

Un traitement parfait de ses nombreux personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, la réalisation et mise en scène parfaite, ce mélange de couleurs sombres et colorées, ces décors réels et pour d’autres sortis tout droit des dessins animés, les interactions des personnages animés avec des objets réels et inversement pour les humains, on avait jamais vu quelque chose d’aussi parfait. Ca en paraitrait presque réel.

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est aussi un curieux mélange de Polar tournant autour de personnages de dessins animés. On un ton très adulte tout en gardant l’humour loufoque et hystérique des cartoons.

Petites anecdotes

-La scène où Eddy rentre dans le tunnel conduisant à Toonville est le même que celui utilisé par Marty Mcfly dans Retour vers le futur 2 lorsqu’il tente de récupérer l’almanac des sports possédé par Biff Tannen. De leurs cotés, dans ce même film, on peut voir une peluche de Roger Rabbit lorsque Marty débarquant en 2015, va dans une boutique d’objets vintage.

-La célèbre réplique du juge « Je fonds » est un clin d’œil à la sorcière du Magicien d’Oz.

-Si vous prêtez bien attention, le juge DeMort ne cligne absolument pas des yeux pendant toute la durée du film. Une performance signée Christopher Lloyd « Doc Brown » qui colle parfaitement au personnage.

-Même si le film est produit par Disney, il n’en va pas de même pour tous les personnages y figurant. Ainsi, Steven Spielberg a du convaincre les studios comme la Warner Bros de lui prêter des personnages. 5000dollars par personnages sera la somme que Spielberg aura versé. Quand on compte le nombre total de tous les personnages, l’ardoise est au final très salée. Il est donc du coup normal de ne pas voir tous les personnages « Casper, Tom et Jerry, ou Popeye qui par exemple a le droit à une référence qui sera néanmoins placée dans une photo d’Eddy Valiant arborant la même tenue ». Les studios accepteront donc à condition que les interactions entre personnages de Warner et Disney aient la même durée d’apparition.

-Les acteurs Harrison Ford et Bill Murray avaient été dans la liste des choix pour jouer le rôle d’Eddy Valiant.

-Le film ayant été un vrai succès critique et commercial, une idée de préquel avait été écrite dans laquelle on revenait sur l’enfance de Roger Rabbit. Par la même occasion, on apprenait que le père biologique de ce dernier n’était autre que Bug Bunny.

-Des robots ont été utilisés afin de remplacer chaque personnage animé devant faire une action nécessitant de tenir un objet réel. Les robots étaient par la suite cachés par l’animation les recouvrant.

Dis donc, t’as un lapin sous le manteau ou c’est la joie d’me revoir ?

roger rabbit

Les toons sont devenus une race et évoluent parmi les hommes qui, pour certains, ne les voient pas d’un très bon œil « d’où cette réflexion sur la discrimination raciale parfaitement montrée ». Nos toons, qui, dans notre film, sont considérés comme des êtres vivants avec une âme, une vie privée et même vie sexuelle. Ce qu’il y d’amusant c’est que, pendant les 5premières minutes du film, on aurait pu penser que notre film serait un cartoon. Tout, que ce soit son générique, l’atmosphère, l’ambiance, la musique, le dessin, montrait qu’il s’agissait d’un dessin animé sur Roger Rabbit.

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C’est alors qu’à la fin du cartoon, on change complètement de plan, tout est chamboulé, on se retrouve face à un personnage qui évolue en fait parmi les humains. Même les décors changent et nous montrent que les objets et décors, étaient des objets réels et non dessinés. Pour la suite, ce sera la même chose même si certains personnages humains utiliseront des objets cartoonesques. Même les personnages seront chamboulés, presque même parodiés « Dumbo qui travaille pour des cacahuètes par exemple». Hollywood est devenu le lieu de travail des toons qui eux, habitent à Toonville, zone voisine à Hollywood.

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Tous nos héros de dessins animés n’étaient donc que des acteurs et actrices. En tout cas, le film part de ce constat. Très vite, on est prit dans l’histoire cette originalité magnifique trouvée. 1h45 qui passeront à une vitesse faramineuse et où vous en prendrez plein les yeux, plein les oreilles et passerez le plus clair de votre temps à rire mais aussi voir toutes les références placées verbalement ou bien physiquement « surtout en arrière plan » .

Un pur divertissement jouissif

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est aussi marquant pour le personnage de Jessica Rabbit. Jessica Rabbit qui n’est autre que la femme de Roger Rabbit qui l’a soupçonne de faire picoti-picota avec Marvin Acmé, le créateur des toons. A partir de là, une affaire criminelle est ouverte suite au décès de ce dernier écrasé par un coffre fort. Seul un toon serait capable de ca. Première personne soupçonnées : Roger Rabbit. En fuite, il trouvera refuge chez le détective Valiant et lui demandera son aide. Seulement, le juge Demort et ses fouines sont à leur poursuite.

Partant de là, l’action s’enchainera tout comme des scènes complètement déjantées. On appuiera bien le fait que le détective Valiant, qui ne supporte pas les toons, aura bien du mal à être patient face à un Roger Rabbit complètement survolté « et qui ne tient pas l’alcool ». Tout ce jouera sur leur relation au début très tendue. Notre long métrage marquera aussi pour un autre personnage : Baby Herman, un physique de bébé mais le vis, le franc parlé d’un homme de 50 ans et le zizi d’un gosse de 3 ans. Toujours un cigare à la bouche.

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Même si le film comporte des personnages animés, il n’en demeure pas moins très adulte. Que ce soit dans la manière de parler des personnages « quelque fois un peu familier », mais aussi dans son ambiance avec une réalisation qui ressemble fortement à celle du film Dick Tracy, Qui veut la peau de Roger Rabbit voit son public élargit même si le ton adulte est clairement montré. Un polar haut en couleur avec une musique Jazzy d’un film noir qui colle parfaitement à l’époque dans laquelle se déroule notre film. Bande originale signée Alan Silvestri « Retour vers le futur ». Une musique puissante et travaillée, imposante lors des scènes d’action, plus calme mais subtile lors des scènes intimes, presque symphonique par moment, ca correspond parfaitement à l’esprit du film.

Au final

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Qui veut la peau de Roger Rabbit est un monument du cinéma d’animation. Aucun depuis, n’avait fait aussi bien que celui-ci. Un film signé par le très grand Robert Zemeckis à qui l’on doit quand même la culte trilogie Retour vers le futur qui nous prouve une fois de plus qu’il est un très grand réalisateur doté d’une imagination et d’une émotivité étonnante. Un vibrant hommage à l’ère des cartoons. Que ce soit du coté de l’ambiance du film ou bien de la musique, on jongle entre le polar et le cartoon. Différents style qui arrivent à cohabiter. Les acteurs sont justes parfaits. Que ce soit le jeu de Bob Hoskins qui y met tout son cœur ou bien Christopher Lloyd qui nous livre un personnage aux antipodes de son interprétation dans Retour vers le futur. Du suspense, des répliques complètement cultes, beaucoup d’humour, jouissif de par sa richesse visuelle et ses multiples références à l’univers de l’animation, des effets spéciaux donnant l’illusion que dessins animés et humains vivent ensembles, de l’aventure, du pur divertissement comme on en a jamais vu. Des années plus tard, il n’a pas prit une ride. On ne peut pas en dire autant pour nous.

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