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Dans le noir: Vous aviez raison d’avoir peur du noir

dans le noir afficheL’histoire

 

Quand elle était enfant, Rebecca  a toujours eu peur du noir. En quittant le domicile familial, elle pensait avoir surmonté cette peur.  Dorénavant, c’est au tour de Martin, son jeune frère d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels l’empêchant de dormir la nuit. En renouant avec ce dernier, Rebecca comprendra qu’une créature terrifiante menace le jeune garçon…

 

 

Fiche Technique

 

Réalisé par David F.Sandberg

Genre : Épouvante, Horreur, Drame

Film Britannique

Durée : 1h20 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

Casting

 

Avec Teresa Palmer dans le rôle de Rebecca

Gabriel Bateman dans le rôle de Martin

Maria Bello dans le rôle de Sophie, la mère de Rebecca et Martin

Alexander DiPersia dans le rôle  de Bret

 

Partant au départ d’un court métrage intitulé Lights out et réalisé par David F. Sandberg en 2003, ce mini film d’une durée de 2minutes42 montrait une jeune femme aux prises avec une créature en tenue d’Eve, se nourrissant de l’obscurité pour mieux attaquer. Intrigue sans dialogues, prenant place dans un appartement calme. Mise en scène maitrisé, ce court métrage au sujet terrifiant parle à chacun de nous. Qui n’a pas eu, enfant ou à l’âge adulte, une sensation de présence dans son domicile une fois la lumière éteinte ? Une petite secousse, un meuble ou une porte qui grince, un coup de vent, l’ombre d’un tas de vêtements posés sur un porte manteau laissant penser à une silhouette démoniaque ? 13 ans plus tard, le réalisateur Suédois voit la chance d’adapter son court métrage en version filmique. Film produit par Monsieur James Wan, nouveau maitre de l’horreur. On abandonne le monstre de sous le lit pour une nouvelle peur enfantine : le monstre venant du noir.

 

Vous ne voudrez plus jamais éteindre la lumière de votre chambre

 

Après Mister Babadook, Bagul, Toby, voici Diana, monstre fantomatique aux graves problèmes de peau (un cauchemar pour les dermatos), aux ongles longs, aux yeux qui brillent dans le noir et faisant vivre un véritable enfer à un pauvre petit garçon déjà traumatisé par sa mère dépressive.  Diana c’est cette femme ultra possessive et jalouse qui grattouille votre plancher la nuit, capable de vous faire devenir insomniaque voir même de vous zigouiller si votre tête ne lui revient pas, en broyant tous les os de votre corps. Ancienne ostéopathe je suppose. Avec Diana, vous serez sur le qui-vive du début jusqu’à la fin. Notre créature sait ce faire désirer. De là à passer de la peur à la paranoïa, il n’y a qu’un pas.

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Entre deux, trois, quatre petits sursauts pour ceux qui n’auraient jamais vu de films d’horreur, Dans le noir, c’est avant tout du drame familial qui est le centre même de notre intrigue. Rebecca entretient une relation tendue avec Sophie, sa mère dépressive. Mère qui semble avoir une relation amicale avec Diana, la créature qui a droit à avoir sa propre chambre et se permet d’hanter toutes les nuits le petit Martin qui rattrape son sommeil en classe. Mais qui est vraiment Diana et pourquoi est-elle si connectée avec Sophie. Sophie qui, sans s’en rendre compte, met directement en danger ses deux enfants. Pas de figure paternelle pour Martin qui voit sa mère être tout le contraire de la figure maternelle protectrice bien qu’étant aimante.

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Comportement qui agace au plus haut point Rebecca qui a quitté le domicile familiale il y a des années à cause de Diana et qui a de plus coupé les ponts avec toute sa famille. Pas d’homme fort (sauf le petit ami de Rebecca complètement dépassé par la situation), pas de parents sains d’esprit, le film n’en devient que plus inquiétant. Inquiétant comme la santé mentale de Sophie qui se dégrade, dépérit de jours en jours. Que peut faire Rebecca qui n’a pas la garde de son frère et n’arrive à obtenir des preuves prouvant qu’il vit dans un endroit dangereux ?

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On s’attendrit, on s’identifie au personnage de Martin qui subit et n’a pas une vie de petit garçon de son âge. Quant au personnage de Rebecca (dont les plus grands s’identifieront aussi) vivant seule dans son appartement (son petit ami faisant tout pour vivre avec elle), elle va replonger de nouveau dans un cauchemar qu’elle a tenté de fuir depuis tant d’années. Jeune femme qui a depuis peur de l’engagement, ne c’est jamais défaite de son sombre passé mais devient cependant la seule personne capable de protéger Martin. Elle représente la vraie figure maternelle du petit garçon qui aime fort sa sœur.

 

Et la peur dans tout ça ?

 

C’est bien gentil ses petits moments de tendresses et de disputes mais nous on veut voir du film d’horreur qui nous hérisse les poils. De ce coté, il y  a de quoi faire et même si coté horrifique, ça reste classique, ça n’a pas pour autant son petit charme. L’esthétisme, la mise en scène, cette manière de filmer, permettant au spectateur d’accompagner le protagoniste dans chaque lieu pas vraiment rassurant, ça a son petit effet. La créature, Diana, on l’à verra dans l’obscurité mais jamais en pleine lumière (et ça vaudra mieux pour vous). De quoi laisser libre court à votre imagination même si tôt ou tard, vous verrez à quoi elle ressemble vraiment. Et c’est pas du joli. Avec un physique comme ça, difficile de trouver l’homme de sa vie. Le réalisateur, à chaque apparition de sa créature, sait faire monter la pression.

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Les lumières qui clignotent faisant apparaitre ou disparaitre Diana qui se rapproche petit à petit de sa victime tel un ange pleureur tout droit sorti de la série Doctor Who. Un magnifique travail a été apporté sur ce film. On joue avec les lumières, les ombres, les éléments des divers décors, les personnages, c’est plutôt efficace même si certains s’attendaient à avoir plus peur. Les effets spéciaux (pour le peu qu’il y en a) et maquillages sont réussis, surtout quand on sait que ce film à un tout petit budget. A mentionner, la campagne publicitaire qui en fait encore des caisses (hyper flippant, absolument terrifiant). Ces journalistes n’ont visiblement jamais vus de films d’horreur. On sait que le film va bien se vendre, pas besoin d’en faire des tonnes une fois de plus.

 

Acteurs attachants dont on peu facilement s’identifier à eux

 

Pour le jeu des acteurs, c’est simpliste mais captivant. Infime regret pour Gabriel Bateman qui interprète Martin : les grimaces qu’il exécute à chaque moment où il a peur. Un air plus dégouté qu’effrayé. C’est trop exagéré même si on le sait tous que chacun à sa propre réaction face à une frayeur. Le reste, c’est un sans fautes pour l’acteur de dix ans jouant de manière juste. Touchante complicité entre lui et le personnage de Rebecca. A noter qu’il plus qu’appréciable d’avoir un gosse dont on n’a pas l’irrésistible envie de baffer tout le long du film. Sans fautes également pour Maria Bello et Teresa Palmer qui voient leur alchimie, leur jeu briller et dans le ton de notre histoire. Que des rôles féminins à l’exception des rôles de Martin et Bret, le petit ami de Rebecca, c’est plutôt inédit et intéressant.  Par ailleurs, l’évocation du passé de notre créature, sa naissance, rajoute ce petit plus qui séduit. On aime toujours savoir d’où vient la créature qui nous flanque la frousse.

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Le sentiment d’oppression, d’étouffement, de claustrophobie, vous pourrez peut être l’avoir. Passé d’un petit appartement à une maison à la décoration d’intérieur à la fois moderne et vieillotte avec des pièces éclairées par de simples petites bougies, lampe torche, lampe de chevet, voir meme lampe ultraviolet (dont la séquence sera mémorable). L’exploitation de cette créature qui contrôle la lumière pour mieux vous attaquer brutalement est excellente.  Sous le lit, sous la couette, dans un placard, les protagonistes ne sont à l’abri nulle part. On accompagne tout ça avec la musique, composée par Benjamin Wallfisch , qui joue aussi un rôle important puisqu’elle colle avec le tempo et les thèmes de notre film (la folie, la peur, le drame). Ça reste assez classique et déjà entendu, mais ça marche.

Au final, sans révolutionner le genre, sans aucune prétention, Dans le noir est un film très sympathique à la photographie soignée et à l’interprétation des acteurs très intéressante. Bien maitrisé, rythmé, le travail sur les ombres, le petit coté dramatique/psychiatrique/psychologique mit en avant, ce film d’épouvante au scénario inédit et bien ficelé, remplit sa part du marché bien que coté jumpscare, c’est prévisible du début jusqu’à la fin. Fin beaucoup trop banale et similaire à tous les autres films du genre. Heureusement, la peur, l’angoisse, elles sont là pour le plus grand plaisir de ceux qui aiment se foutre la trouille. C’est pas tout ça mais maintenant faut penser à aller faire dodo. Va falloir ressortir la veilleuse ce soir !

 

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Classé dans :épouvante, Drame, Horreur

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