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Les démons du maïs: Un peu de pop corn ? Il est fait maison

les-demons-du-mais-afficheL’histoire

 

Dans la petite ville tranquille de Gatlin, tous les enfants, semblant êtres sous l’influence d’un jeune garçon,  se mettent un jour à massacrer tous les adultes puis partent s’installer dans un champ de maïs pour y vénérer une entité mystérieuse. Trois ans après, Burton et Vicky, un jeune couple égaré sur leur chemin, percutent accidentellement un garçon qui avait été poignardé avant la collision. En rejoignant Gatlin, c’est une ville fantôme qui les accueille. Et ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’à quelques lieux d’eux se trouve la bande d’enfants tueurs…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Fritz Kiersch

Genre : Épouvante, Horreur, Thriller

Film Américain

Durée : 1h28 environ

 

Casting

 

Avec Peter Horton : Burton Stanton

Linda Hamilton : Vicky

Robby Kiger : Job

Anne Marie McEvoy : Sarah

John Franklin : Isaac

Courtney Gains : Malachi

R.G. Armstrong : Diehl

Jonas Marlowe : Joseph

Julie Maddalena : Rachel

 

Film interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salle

 

 

Adaptation de l’œuvre de Stephen King, qui n’a d’ailleurs pas du tout apprécié que Fritz Kiersch, dont c’était la première réalisation, malmène son œuvre, Les démons du maïs est le premier volet d’une série nous plongeant en plein cœur du Nebraska pour suivre un groupe d’enfants soumis à une entité mystérieuse leur ordonnant de tuer tous les adultes. Franchise qui comptera 7 films, la France décidera malheureusement d’arrêter de commercialiser cette série dès l’épisode 4. Des références à cette histoire, il y en a eu pas mal comme par un exemple un épisode spécial Halloween dans la série Les Simpsons (Treehouse of Horror XVII). Les démons du maïs fait un peu partie de la culture pop. Pas très à l’aise en regardant l’angoissant Cujo ? Attendez-vous à subir la même chose. Quoique…pas tout à fait la même chose…

 

 

Un film qui va vous dégouter du pop corn

 

Les démons du maïs (rebaptisé Children of the corn), ou Horror Kid dans sa version originale, c’est une petite série B sympathique au doux parfum de nanar. Mise en scène plutôt efficace dans un lieu campagnard, c’est surtout du coté de l’ambiance et de l’histoire que c’est le plus captivant. Tout d’abord la musique, à l’image de la tension que l’on ressent dès les premières minutes. Musique démoniaque, inquiétante et terrifiante, accompagnée d’un chœur d’enfants histoire d’accentuer leur mise en valeur dans cette intrigue. Ça fait son petit effet.

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Les premières minutes n’y vont pas de mains mortes avec nous en nous montrant une séquence de tueries dans un bar où les adultes prenaient tranquillement leur petit déjeuner comme chaque matin. Une horreur sans nom, faisant froid dans le dos (pour ceux qui ne sont pas habitués aux films de ce genre), même si ça ne fait pas très crédible et kitsch à souhait. Franchement, entre nous, quel adulte arriverait à se faire maitriser par des gosses pas plus hauts que trois pommes et freluquets? Avouez que c’est plutôt comique ? Alors voila, dès l’introduction, on remarque plusieurs choses : l’image est terne et elle le restera jusqu’à la fin, quelques petits effets de caméra comme l’intelligence de filmer parfois à la troisième personne mais ça fait vraiment très série B, on sent que le réalisateur n’a pas eu l’intention de mettre beaucoup d’argent dans sa production. A noter la charmante présence du monologue d’un des jeunes garçons de la secte qui nous racontera comment tout à commencé puis son ressentis, son désire d’échapper au culte démoniaque d’Isaac.

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On ne va pas pour autant décrocher, même si le sentiment de lassitude se fera ressentir un peu trop souvent mais néanmoins, on se posera suffisamment de questions pour avoir envie de continuer et laisser sa chance à ce film. D’où est venue l’idée aux enfants de tuer tous les adultes ? Pourquoi s’installent-ils au milieu d’un champ de maïs ? Qui est ce mystérieux garçon semblant les commander ? Quelle est cette entité qu’ils vénèrent ? Je ne vous fais pas un dessin, on est tous des curieux en puissance, on ira jusqu’au bout de la projection.  Ceux qui ont vu Cujo se rappelle très bien que le coté huis clos avait provoqué en eux une petite sensation de claustrophobie. Pour Les démons du maïs, c’est un peu la meme chose et pourtant, nous sommes dans un lieu ouvert.  Mais l’ambiance, la musique, sont tellement angoissantes, tellement pesantes, qu’on se sent par moment étouffer. Malheureusement, contrairement à Cujo qui était efficace sur tous les plans, notre film ne brillera pas comme lui, et surtout pas du coté de l’interprétation des acteurs.

 

Après ça, vous ne verrez plus les enfants de la même manière…

 

Dans Les démons du maïs, on retrouve une tête connue : Linda Hamilton qui, quelques mois plus tard, combattra le Terminator dans le film du même nom. L’actrice s’en sort plutôt pas mal mais n’est pas encore la combattante au caractère fort qui élèvera le futur chef de la résistance! Ce qui laissera le fan de Terminator en pleine frustration. Charmante, le seul point négatif c’est quelle tombe par moment dans le cliché de la femme qui ne fait que hurler de terreur.

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Le mono expressif Peter Horton qui joue quant à lui le rôle du mari, qui tente tant bien que mal de sa la jouer héros du film, médecin de profession, le chevalier servant qui vient délivrer sa belle des griffes des vilains enfants armés de fourches, faucilles et couteaux (l’attirail des amish quoi) tout en leur faisant un brin de moral (ce n’est pas bien de tuer, aucun dieu n’ordonnerait de tuer qu’un enfant tue ses parents). Pour le coté moralisateur, on ne va pas dire que le personnage à tord, bien au contraire, il censé, et essaye de faire prendre conscience aux enfants qu’ils sont devenus complètement fous. Ses quelques échanges avec les enfants seront bien écrits.

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Pour les acteurs et actrices interprétant les enfants et adolescents, là, c’est pas terrible. John Franklin qui interprète le rôle d’Isaac, le chef des enfants est ridicule. Le look amish, psychologiquement dément, la tête à coller des claques (si possible, des revers de la main) de petit morveux  de 17 ans qui se la joue gourou, la petite raie sur le coté à la Mister Bean. Il y a un truc qui cloche, qui met mal à l’aise avec cet acteur, il a les traits de visage d’un vieil homme. Voila qu’en plus notre petit homme fait ses petites crises (surement parce qu’il n’a pas eu son gouter à l’heure) parce que c’est le chef et qu’on doit lui obéir que diable!

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La palme du mauvais gout revient à  Courtney Gains qui interprète Malachi, le second d’Isaac, son exécuteur psychopathe et fanatique, le cliché de la grosse brute sans cervelle et en plus…il est roux ! Cette bande de gosses hyper cathos dans le mauvais sens du terme sont une véritable secte qui en choquera plus d’uns. Le coté pervers et voyeur de la chose : on en vient à s’amuser lors des courses poursuites voyant le personnage de Burt, tenter d’échapper à une dizaine de gosses armés. Un nanar ne serait pas un nanar sans ses invraisemblances, ses fautes de gout, ses effets spéciaux tout pourris et son histoire très légère.

 

Ses incohérences, ses sales gosses et son dieu du maïs

 

La ville de Gatlin qui est abandonnée depuis plus de trois mais, on ne sait pas pourquoi, aucun policier n’y a fait un saut. Et c’est quoi cette bêtise de laisser vivre un vieux mécanicien pour au final le tuer parce qu’un étranger lambda  lui a adressé la parole ? Ne parlons pas non plus du chemin emprunté par le couple. Le cliché. Un chemin qui respire la confiance, et l’autre non, carrément pas (quel genre d’ahuri va traverser un champ de maïs en voiture ?). Et bien ce couple va…choisir le chemin qui n’est pas rassurant bien entendu.

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Tu vomis pas sur ma chemise hein? Y a le champ de mais juste derrière nous, fais toi plaisir!

Et après ça va se plaindre des conséquences! Je ne vous parle même pas du moment où vous verrez enfin physiquement l’entité que tous les petits nenfants vénèrent. A pleurer…de rire et pourtant, c’est culte. Oui parce que ce film, il faut vraiment le prendre comme ce qu’il est vraiment, du nanar qui fait rigoler par tant de sottises. Vous savez le plus comique autour de ce film ? Il a eu un succès inattendu, a obtenu le prix du meilleur film fantastique au festival international du film fantastique de Bruxelles en 1984 et même été nominé au festival d’Avoriaz en 1985. Pas sûr qu’à notre époque, le film est eu autant de chance.

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Au final, univers malsain et étrange, meurtres violents mais suggérés, histoire mystérieuse et intrigante, musiques et ambiance angoissantes, un délicieux soupçon de fantastique mais effets spéciaux trop datés, jeu d’acteur de correct à médiocre, histoire sympathique et parfois incohérente, Les démons du maïs est très kitsch, alterne les séquences réussies et fun mais ça manque trop d’émotions et l’histoire est tellement mal foutue avec une fin tellement ratée qu’on ne peut pas dire que le film soit réussit.  Ça méritait mieux.

 

 

 

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Classé dans :épouvante, Fantastique, Horreur

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