Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Jack Reacher, Never Go Back: Le Tom Cruise frappe toujours deux fois

jack-reacher-never-go-back-afficheL’histoire

 

Toujours sur les routes des Etats Unis, Jack Reacher se rend à Washington pour diner avec Susan Turner, une collègue qui dirigeait son unité lorsqu’il était major. Sur les lieux, il apprend que cette dernière a été arrêtée, accusée d’espionnage. Il n’y croit pas. En menant sa petite enquête, Reacher découvre trace de conspiration mais est très vite accusé de meurtres. Traqué par les autorités, il parvient à s’échapper avec Susan mais devient aussi la proie d’un tueur à gages. En parallèle, il devra protéger la vie de Sam, jeune fille qui pourrait être sa fille.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Edward Zwick

Film Américain

Genre : Thriller, Action

Durée : 2heures environ

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

Casting

 

Avec Tom Cruise dans le rôle de Jack Reacher

Cobie Smulders dans le rôle du Capitaine Susan Turner

Danika Yarosh dans le rôle de Samantha Dayton

Aldis Hodge dans le rôle  d’Espin

Robert Knepper dans le rôle du Général Harkness

 

En 2012, Tom Cruise créait la surprise avec Jack Reacher, adaptation filmique du roman « Du fond de l’abime », écrit par Lee Child. Réalisé par le brillant Christopher McQuarrie, ce thriller d’action aux allures de blockbusters américain nous offrait un vent de fraicheur au cinéma avec un personnage à la cool et bad ass attitude. Le type même d’antihéros envers qui il ne faut jamais se frotter au risque de perdre l’usage de sa jambe ou/et de son bras. Digne d’un Jack Bauer. Véritable succès, une suite a très vite été mise sur les rails. Quatre ans plus tard, notre ex militaire devenu justicier, roi de la diversion est de retour, continuant sa lutte contre l’injustice. Avec le sublissime Equalizer, le genre vigilante movie revenait en grande pompe, plus jouissif que jamais.

 

L’ancien militaire devenu justicier est de retour

 

Jack Reacher Never go back est l’adaptation en film du 18ème tome des aventures en roman de ce personnage. Suite oblige, on va vouloir comparer celui-ci à son homologue. Résultat, c’est moins bon que le premier et ce, même si Tom Cruise rempile. Christopher McQuarrie, le réalisateur du premier opus passe le relais à Edward Zwick qui avait déjà travaillé avec Tom Cruise en 2004 dans le somptueux « Le Dernier samouraï ». Dans cette suite, c’est seulement du coté du scénario que ça pèche. Hormis sa scène d’ouverture défoulante, digne de ce que l’on avait découvert dans le premier opus, le reste a un air de déjà vu avec une histoire bien trop classique.

vlcsnap-2016-10-19-18h54m34s782

De plus, le nouveau réalisateur a décidé de mettre de coté l’ambiance film polar noir Hitchcockien avec de la violence, de l’action haletante et bluffante avec suffisamment de suspense pour nous angoisser. Edward Zwick préfère cette fois se concentrer sur notre héros, son passé et sa solitude. Pas de panique, notre Tom Cruise se la joue toujours justicier en corrigeant physiquement et verbalement ceux qui veulent se mettre au dessus de la loi. C’est juste plus psychologique, plus émouvant avec un héros humanisé. De coté, on ne peut en vouloir au réalisateur qui a voulu donner plus de profondeur au personnage et le faire évoluer afin de ne pas faire de la redites.

vlcsnap-2016-10-19-18h55m50s145

Au menu de cette suite :

  • Jack Reacher père ?
  • Trafic d’armes dans une société militaire,
  • Nouvelle conspiration,
  • Des militaires, des policiers, des mercenaires,
  • Jack Reacher et Susan Turner fugitifs,
  • Cascades (moins spectaculaires qu’un Mission impossible), fusillades, courses poursuites, combats au corps à corps à gogo.

 

Un peu moins convaincant que le premier

 

Il a beau être un thriller classique, Jack Reacher Never go back nous offre son lot d’émotions, avec un justicier solitaire plus humain. En effet, dans cet opus, c’est un héros qui montre pour la première fois des signes de faiblesses. Jack, il n’est pas très causant, pas très souriant (mais il est courtois), ne montre jamais ses sentiments, n’aime pas quand on le suive, et a toujours une longueur d’avance sur les hommes envoyés pour se débarrasser de lui, même sur les criminels qu’il traque. Seulement avoir une fille de 15 ans, il ne l’avait pas vu venir. Est-il vraiment le père biologique ?

vlcsnap-2016-10-19-18h53m28s647

Persuadé que Samantha (Danika Yarosh) est sa fille, il tentera de la protéger au péril de sa vie, tout en tentant de laver son nom et celui de Susan. Maladroit mais digne d’un père protecteur, la relation artificielle (un test de paternité doit être fait pour savoir si oui ou non, Jack est le père) entre Jack et Sam est certes déjà vue, elle n’en demeure pas moins charmante. Mignon tout plein, comme le duo Cruise/Yarosh. Seul soucis, ça fait beaucoup moins film de mâles avec son héros ultra bad ass qui lutte psychologiquement contre lui même. Bien sûr qu’il est toujours agréable d’avoir autre chose que le même repas déjà servi mais ça c’est à la condition d’avoir une histoire suffisamment consistante. Ici, trop peu de rebondissements du coté des fausses accusations envers Susan et notre héros, puis cette histoire de complot, ça manque de quelque chose pour passionner.

vlcsnap-2016-10-19-18h56m26s893

Ce qu’il perd en qualité scénaristique, Jack Reacher Never Go Back compense en qualité visuelle, jeu d’acteurs, psychologie, relation entre les personnages, et en rythme avec des scènes d’actions maitrisées, suffisamment divertissantes pour captiver jusqu’à la fin. Tom Cruise fait du Tom Cruise. De l’excellent Tom Cruise, du charismatique Tom Cruise. Une fois de plus, l’acteur est omniprésent à l’écran. Il court, il fait ses propres cascades, il castagne du vilain, colle en prison des flics corrompus, fait de tout objet une arme (cf, le coup de la salière), montre sa musculature bien conservée pour son âge, essaye de jouer le père modèle et possède toujours un sens aigu de la justice. L’acteur toujours énergique joue merveilleusement les loups solitaires qui n’a aucune attache, errant de villes en villes sans aucunes affaires et avec quelques dollars dans la poche. Pas de gadgets high tech, pas de super pouvoirs, pas d’équipiers. Un homme extrêmement intelligent, plein de ressources. Il ne peut compter que sur lui. Un action hero à l’ancienne. D’ailleurs Edward Zwick disait dans une interview qu’il s’inspirait de certains films cultes comme Bullit, avec Steve McQueen. De quoi ringardiser les Vin Diesel, Liam Neeson et autres Jason Statham.

 

Tout est dans les poings

 

Face à notre protagoniste dans cette suite : Robert Knepper (T-Bag de Prison Break) en général corrompu jusqu’aux doigts de pieds. Dommage que sa présence à l’écran soit si limité. Jai Courtney (Jack Reacher 1) cède quant à lui sa place de grand méchant à Patrick Heusinger (de la série Girlfriends’ Guide to Divorce) qui interprète ici un militaire devenu un mercenaire très pro et pourri jusqu’à la moelle.  Dans ce deuxième opus, Jack n’est plus seul et va devoir prendre sur lui en devant jouer les partenaires avec la ravissante Cobie Smulders qui en a dans le pantalon. Véritable Jack Reacher au féminin (comme quoi on comprend pourquoi il y a cette petite attirance). Les scènes d’action incluant la jeune femme sont crédibles, loin de nous montrer pour la énième fois une femme qui fait des pirouettes et met tout le monde ko (à l’inverse de Jack Reacher qui peut en mettre 6 à terre).

vlcsnap-2016-10-19-18h55m08s873

Au lieu de nous faire croire qu’elle est capable de mettre à terre un type de 100 kilo, elle, mise sur son intelligence pour le terrasser en utilisant tout ce qu’elle trouve autour d’elle. L’alchimie entre Cruise et Smulders fonctionne. Bien développée avec de la tension, peu de pulsions sexuelle entre les deux personnes. Ca change. Cette relation prendra un tournant lorsque le personnage de Samantha se joindra à eux. Le trio formé est touchant, digne de la famille rêvée. Cette histoire de paternité fait un peu capoter le charme de la franchise. Ca sonnerait presque Taken avec Liam Neeson. Dommage.

vlcsnap-2016-10-19-18h53m55s812

Si vous vous attendiez à voir un film d’action pop corn irréaliste avec du gunfight vu et revu, passez votre chemin. Dans ce film, et même dans le premier épisode, tout est question d’intelligence mais surtout d’expérience. Avec Jack Reacher, on voyage. Pas très loin mais on voyage. On quitte alors en milieu de films la ville de Washington pour La nouvelle Orléans. Que dire de cette séquence de course poursuite d’anthologie, sur les toits, en plein carnaval ? Ca serait presque similaire à celle du dernier James Bond, tout en ayant sa propre identité.

 

Au final, Jack Reacher Never Go Back, est moins bon que son prédécesseur mais pas mauvais pour autant. Bien que le coté justicier solitaire soit mit entre parenthèse et que seule la séquence d’ouverture nous offre du VRAI Jack Reacher qui ne supporte pas les injustices et la corruption, bien que coté intrigue, ça reste téléphoné, loin d’égaler ou de surpasser Jack Reacher premier du nom, cette suite n’est pas un ratage total. Le jeu des acteurs fait captiver, l’ambiance est rythmée, les personnages principaux bien travaillés, l’humour est très présent avec des punchlines funs et les scènes d’action, funs aussi apportent de l’intérêt.  Pour le spectateur en mal d’adrénaline, c’est à voir, tout comme les fans de Tom Cruise. Pour les autres, à voir seulement si vous voulez voir un film aux multiples scènes d’action bien foutues.

Publicités

Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Classé dans :Action, Policier, Thriller

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :