Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Oliver et compagnie: Les copains, ché chat-cré

27ème grand classique de chez Disney, Oliver et Compagnie, c’est un film d’animation inspiré par le célèbre roman de Charles Dickens, Oliver Twist. Premier film à voir le genre « comédie musicale », revenir après quelques années d’absence, Oliver et Compagnie doit son succès grâce à sa chanson « Oliver », chantée par Anne Meson, ambassadrice de Disney à la fin des années 80 (cette dernière remettra le couvert avec La petite sirène et surtout Bernard et Bianca au pays des kangourous). Vous avez aimé l’ambiance festive des Aristochats ?  Vous avez aimé Oliver Twist ? Voici sa version animalière signée Disney. Tout commence par il était une fois, à New york city…

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L’histoire

Oliver, un chaton abandonné dans les rues de la grande ville de New york, fait la connaissance de Roublard, chien de la rue vivant avec d’autres chiens et Fagin, un clochard, sur une péniche située sur les docks.  Très vite, Oliver est adopté par ces derniers. Lors d’une virée, notre chaton sera recueilli par une petite fille, Jenny. Quand cette dernière est kidnappée par Sykes, un horrible malfaiteur à qui Fagin doit de l’argent, c’est à Oliver et toute sa bande de sauver la petite fille.

 

 

Fiche Technique

 

Réalisé par George Scribner (Le prince et le pauvre, version Disney)

Genre : Animation, Aventure

Film Américain

Durée : 1h10 environ

Les personnages

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Oliver : Petit chaton roux tigré, Oliver est abandonné avec ces frères dans un grand carton dans le coin d’une rue New Yorkaise. Seul sous la pluie dans les rues après ne pas avoir réussi à trouver de maitre, il rencontrera Roublard, chef d’un groupe de chiens abandonnés et recueillis par Fagin, un clochard vivant dans une petite péniche. La vie du chaton sera chamboulée lorsqu’il rencontrera par accident Jenny, la fille d’un couple de riches bourgeois. Oliver, malgré son coté apeuré, est un chaton bien plus courageux qu’il n’y parait. Un chat qui a du chien. C’est possible ? Avec Oliver, la réponse est « oui ».

Roublard : Un chien batard de couleur marron et blanche portant un bandana rouge autour du coup en guise de collier. Roublard est un meneur qui défend aussi bien Fagin que ses autres amis. Après des débuts tendus avec Oliver, il s’attachera au chaton qui fera partit de la bande.

Jenny : De son vrai nom, Jennifer Foxworth, cette petite fille bien élevée, distinguée et bien habillée se sent bien seule. Ayant des parents souvent absent, elle est gardée par son domestique, Winston. Souffrant de solitude, elle retrouvera la joie en rencontrant Oliver.

Fagin : Clochard aux cheveux roux et à la tenue vestimentaire négligée, Fagin vit sur une péniche avec Roublard, Einstein, Francis, Rita et Tito. Il est un véritable père pour eux. Bien qu’il est un grand cœur, Fagin doit vivre de petits larcins afin de rembourser ses dettes à Sykes, mafieux de la pire espèce. Mafieux qui ne lui accordera que trois jours pour trouver l’argent.

Einstein : Le plus béta, le chien le plus âgé de la bande, Einstein est un grand Danois de couleur grise.

Francis : Ce bouledogue gris est l’intellectuel de la bande. Ne le surnommez jamais Franck ou Francky, il déteste ça. Francis, c’est un intellectuel passionné d’art et qui adore regarder la télévision au lieu d’aller chercher de la nourriture.

Rita : Une chienne de la race des lévriers persans. Malgré sa douceur et son coté compréhensif, Rita a un fort caractère. Elle est sans l’ombre d’un doute amoureuse de Roublard qu’elle surnomme « mon doudou ».

Tito : Un chihuahua d’origine sud américaine s’exprimant avec un fort accent latino. Tout ce qui est électrique, il le ronge. Audacieux, il ne se laisse pas marcher sur les pattes malgré sa petite taille (ce qui explique sa blessure à l’oreille gauche).

Winston : Chauffeur et majordome de la famille Foxworth, ce vieil homme au cheveux grisonnant et un peu grassouillet est celui qui garde et prend soin de Jenny qu’il aime par-dessus tout. Winston c’est aussi un fana de catch qui abandonne un temps son coté calme pour perdre ses moyens en regardant des matchs.

Georgette : La chienne de la famille Foxworth. De la race des caniches, cette chienne, qui a remporté de nombreux concours canin, fait sa diva et chantonne comme ce que serait la version canine de la chanteuse Edith Piaf. Elle dort dans une grande chambre dont la décoration montre tout ses succès. Très bien entretenue, elle prend soin d’elle en se maquillant, coiffant et arborant de petits vêtements de bons gouts. L’arrivée d’Oliver dans sa vie viendra bousculer tout son train-train quotidien.

Sykes : Usurier véreux et peu scrupuleux, toujours un cigare dans la bouche, Bill Skyes est le grand méchant du film, toujours accompagné par ses deux dobermans, Roscoe et DeSoto.

 

Bienvenue à New York

 

Quand ils traitent de l’univers des animaux, Disney, c’est les meilleurs. Avec Oliver et Compagnie, ils remettent le couvert en nous offrant un nouveau long métrage animé aussi joyeux que touchant. Notre intrigue se situe en plein dans la ville de la grande pomme.  New York comme vous ne l’avez jamais vu. Ambiance new yorkaise, musiques jazzy côtoyant du rock (utilisation de synthétiseur donnant une atmosphère années 80/90), vous vous baladerez au coté de nos héros dans  les quartiers de la banlieue New Yorkaise pour terminer dans les quartiers chics. Dès les premières secondes, on commence par une chanson rythmée (très fan des paroles et de la voix émouvante du chanteur) nous présentant le lieu de l’intrigue (C’est une ville dure où tout le monde est fou, Mais c’est un théâtre à ciel ouvert…) puis contant les malheurs de notre pauvre Oliver, livré à lui-même dans les rues hostiles. La suite, toute aussi poignante, nous prouve que même avec un budget limité, Disney reste magique.

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On est loin du Roi lion, d’Aladdin et de tous ces grands classiques qui ont fait le succès du studio. Et pourtant, Oliver et Compagnie, tout de modestie vêtue, fait passer un agréable moment grâce à des chansons rythmée (6 au total dont 2 inoubliables) et des personnages attachants bien que nombreux. Si j’aurai un reproche à faire au film, ce serait du coté des décors. Le film ayant un budget assez minime, les décors subiront une restriction qui risque de ne pas plaire à tout le monde. Pas d’animation, nos décors sont tout simplement peints voir crayonné (traits noirs apparents comme pour les personnages de Merlin l’enchanteur).  A noter que les concepteurs du film avaient voyagé à New York pour faire de nombreuses photographies des rues tout en optant pour un cadrage à hauteur d’un chien afin d’aider les animateurs.

Pour les objets (comme les véhicules, canalisations, tunnel, piano), le studio utilise pour la première fois l’image numérique.  Grâce à cet outil, l’équipe en charge du film joue avec une grande liberté avec la caméra (notamment dans les scènes d’action). Résultat bluffant, aussi fluide que la gestuelle et déplacements de toute notre troupe d’animaux et humains. Mettant avant tout en scène des chiens et des chats, le film est souvent filmé raz le sol afin de nous montrer la façon dont ils voient le monde. Pour une fois, les clochards sont montrés de manière positive (on peut être quelqu’un de pauvre mais être gentil et cultivé), tout comme l’ambiance sympathique dans les rues.

Mais pourquoi s’en faire ?   La rue, j’connais

Grosses surprises pour les fans de l’univers Disney puisque Oliver et Compagnie déborde de références, clins d’œil et apparition de personnages de cet univers. On retrouve avec grand plaisir Jok, César et Peg (les chiens du film La belle et le clochard), le personnage de Fagin porte une montre à l’effigie de Mickey, un dalmatien fait lui aussi une apparition (les 101 dalmatiens), on peut apercevoir dans les photos encadrées de Georgette une photo de Ratigan (grand méchant du film Basil, détective privé) et meme une photo de Scooby Doo, venant pourtant des studios Hanna Barbera, Tito fredonne à un moment la chanson des Sept nains. A vous de vous amuser à retrouver tous les easters eggs (références) de l’univers.

oliverjenny

Oliver et Compagnie c’est encore du message fort made in Disney :

  • L’importance de l’amitié,
  • L’amour parental (Jenny se sent seule parce qu’elle a des parents peu présents),
  • L’adoption d’un animal de compagnie,
  • Le vol (ou chapardage comme l’emploient les animaux),
  • Où peut conduire la cupidité,
  • Le lien fort entre un maitre et son animal de compagnie,
  • Se méfier des apparences (Fagin a beau faire de mauvais coup, c’est un homme au grand cœur),
  • On doit s’ouvrir aux autres, qu’importe notre différence de classe sociale.

Au final, mon cœur, mes oreilles et mes yeux d’adulte ont passé un agréable moment avec Oliver et Compagnie. Des morceaux de bravoure, des personnages expressifs, charismatiques et attachants, de l’émotion, de l’humour, des chansons efficaces, des musiques joyeuses et magiques, une histoire captivante, bouleversante qu’on prend plaisir à suivre, pas de longueurs, plein de mignonneries, la présence du doubleur français de Bruce Willis (Patrick Poivey) s’occupant de la voix de Roublard, ce n’est pas le meilleur des Disney, il n’en demeure pas moins un classique à découvrir ou redécouvrir. Certaines scènes étant impressionnantes (Oliver laissé à l’abandon, Sykes menaçant de mort Fagin), certains dialogues de rues employant un vocabulaire familier (fric, tu peux garder tout ton tas de saloperies), ce film est à conseiller aux enfants à partir de 8 ans.

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Classé dans :Animation, Aventure, Comédie musicale, Disney

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