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Men in black 2: Costume noir, lunettes noires, chaussures noires, les MIB sont de retour

mib2-afficheL’histoire

 

Cinq ans après les évènements survenus dans MIB 1, l’agent J, devenu la figure emblématique du MIB, continue de réguler l’immigration intergalactique sur notre planète, tout en cherchant un partenaire à la hauteur de son mentor, l’agent K. A la suite d’un crime impliquant des extraterrestres, les MIB découvrent que Serleena, une alien Kylothian (qui débarque sur notre planète dans un cône glacé), dont l’agence a eu affaire dans le passé, est de retour, ayant pris la forme d’une mannequin en lingerie fine.  Assistée d’un alien à deux têtes, elle recherche la lumière de Zartha, une force cosmique si puissante qui, entre de mauvaises mains, pourrait anéantir la planète Zartha. Malheureusement, la seule personne sachant où se trouve la lumière n’est autre que l’agent K, redevenu un humain lambda travaillant dans un bureau de poste. Il faut vite aider K à retrouver la mémoire avant que Serleena ne trouve l’objet.

Fiche technique

 

Réalisé par Barry Sonnenfeld

Genre : Science fiction, Action, Comédie

Film Américain

Durée : 1h30 environ

Casting

 

Avec Will Smith dans le rôle de l’agent J

Tommy Lee Jones dans le rôle de Kevin Brown alias l’agent K

Rip Torn dans le rôle de l’agent Z

Lara Flynn Boyle dans le rôle de Serleena

Rosario Dawson dans le rôle de Laura Vasquez

Johnny Knoxville dans le rôle de Charlie/Scrad, le second de Serleena

Tim Blaney (vf : Pascal Germain) dans le rôle de Frank, le carlin (voix)

En Juillet 1997, dans les salles obscures, les spectateurs faisaient la connaissance d’une organisation secrète s’occupant de tous les petits hommes verts venus émigrer sur notre planète. Vêtus d’un costume noir, ils se faisaient appeler les Men in black. Après le succès historique de leur première aventure, une suite ne tarda pas à être mise sur les rails. Toute l’équipe originelle est de nouveau réunie, accompagnée de petits nouveaux (Johnny Knoxville, Rosario Dawson et Lara Flynn Boyle), venant se joindre à cette seconde aventure. Les agents du MIB sont de retour pour protéger la Terre, cramponnez vous à vos lunettes noires…

 

Pale copie de Men in black 1 ?

 

J’ai remarqué un truc plutôt amusant en démarrant ce film. Lorsque le logo de la Columbia apparait, un flash de neurolaser s’enclenche. Ce même flash qui dans Men In black, permet d’effacer instantanément la mémoire à court terme ou long terme des êtres humains. Beaucoup n’y ont pas prêté attention. Moi, j’ai décidé de me servir de mon imagination pour essayer de trouver une excuse à cette suite. Et si c’était un subterfuge orchestré par l’équipe du film pour faire croire aux spectateurs que l’on avait effacé de leur mémoire toute trace de l’existence du premier film ? Parce que franchement, ça se remarque très vite, le scénario n’est pas l’un des points fort de cette suite qui voit sa trame être quasiment la même que celle du premier.

j-et-k-debut

Recherche d’un objet galactique caché sur Terre, compte à rebours avant destruction de la planète, alien à la poursuite de cet objet, les agents remontent sur sa piste pendant leur enquête pour ce confronter dans le grand final à cet être venu d’ailleurs qui troc sont costume d’humain contre sa véritable apparence toute tentaculaire. Comment pouvait autant imaginer une seule seconde qu’un film de cette trempe  ayant un si fort potentiel puisse tomber dans la banalité ? On a beau essayé de nous offrir quelques touches inédites comme l’exploration du passé du MIB, le personnage de l’agent K qui devra retrouver la mémoire et suivre la piste d’un puzzle dont il a lui-même semé les pièces, ça ne prend pas. On regarde juste ce deuxième épisode parce que c’est amusant, parce qu’on a aimé le un et qu’on veut voir la suite, point. Pas de réelles nouveautés, pas de prise de risque niveau scénaristique, le film, plus axé sur l’humour que son prédécesseur, frôle en plus l’auto-parodie.

j-et-k-de-retour

Autre point important : où est passé l’agent L ? Personnage intéressant qui rejoignait le MIB à la fin du premier opus. Elle aurait donc décidé de reprendre sa vie d’humaine alors qu’elle était à fond dans le complot extraterrestre ? Un peu trop facile cette histoire. C’est bien le soucis avec MIB 2 : ça tombe dans la facilité. On est à des années lumières du coté complexe et le mélange sérieux/drôle bien dosé de Men in black premier du nom. Néanmoins, hormis ces  éléments dérangeants, je ne vais pas descendre totalement le film qui rattrape ses lacunes sur son esthétisme.

« On va le mettre… -Mettre quoi ? -Le dernier costume de ta vie… …encore. »

Un peu plus loin créativement

Quand le premier épisode d’un film obtient un succès fou, il est dans le devoir de l’équipe du film de nous fournir plus de spectaculaire, plus d’humour, plus d’effets spéciaux, plus d’action, de nouveaux personnages et plus de rythme dans sa suite. Toujours du plus et encore du plus. Men in black 2 a beau vous « arnaquer » sur le plan intrigue, il ne vous arnaque pas sur tout le reste. L’univers des hommes en noir a évolué, tout comme les effets spéciaux. Plus fourni, plus détaillé, plus futuriste (la voiture des MIB est maintenant volante et se pilote avec une manette de ps2…placement de produit !!!), ça sonne toujours science fiction avec un petit coté James Bond du futur.

mib-2-aliens

Les aliens sont quant à eux mieux animés, plus nombreux, de toutes tailles, plus délirants (mention au testigueule et à Jeff, le ver métro-phage). La combinaison animatronique, maquillage/pose de prothèses sur de vrais acteurs et effets spéciaux est magique. Il ne fallait que ça pour me faire adhérer.

armes-mib

Petit changement pour les armes et accessoires de nos agents. Plus perfectionnées, les formes originales ont été gardées mais sont à une échelle supérieure avec parfois, un double canon pour les armes mastocs. Les MIB sont maintenant équipés d’oreillette pour communiquer entre eux. Pour le reste, ça n’a pas changé (le QG qui fait toujours fonction secondaire de terminal d’aéroport pour aliens, les costumes et lunettes des agents).

mib-voiture

Les musiques, toujours composées par Danny Elfman collent à l’esprit, au thème, avec une jolie reprise justement du thème musical plus orchestral. Quant à Will Smith, il s’occupe toujours de la chanson du single qui accompagnera la sortie du film. Le titre Men in black laisse sa place à Nod Ya Head, musique aussi rythmée et prenante que le tube qui l’a précédé.

 Le casting

Tommy Lee Jones s’en sort encore comme un chef en jouant le grognon amnésique complètement paumé. On attend impatiemment qu’il revienne à l’écran parce que franchement, Will Smith tout seul, ça n’a pas la même saveur et ce, même si Frank l’accompagne.

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Pour Will Smith justement, c’est la grosse tâche. L’acteur a beau avoir gardé sa cool attitude, il ne parvient pas à nous faire autant rire que dans ces autres films. La faute à des répliques ridicules et mal écrites. Son personnage a changé, dans le mauvais sens. Tout du moins au début où c’est une tête brulée avec un gros excès de confiance le rendant un chouia irritable. C’est lorsque l’agent K reviendra au sein du MIB que Smith retrouvera ses anciens amours de bleusaille. Suite oblige, les auteurs  introduisent de nouvelles têtes. De ce coté là, on a de quoi faire. Cependant, n’espérez pas avoir des personnages qui marqueront autant que ceux du premier opus.

serleena

Larry Blynn Boyle qui interprète Serleena joue sur sa plastique et son look de biker pour tenter à la fois de nous faire frémir et à la fois de nous faire baver. Sa marche moyennement, son personnage manquant lui aussi d’approfondissement sur son histoire. Johnny Knoxville qui la seconde a tout juste le temps de  faire le guignol pendant quelques minutes avant de disparaitre, on ne sait pourquoi, de l’histoire. Plus sous exploité, tu meurs.

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Quand elle ne sauve pas les super héros de l’univers Marvel Netflix, Rosario Dawson est témoin d’un meurtre alien et devient la protégée de Will Smith. Gros problème, son personnage a beau être attachant, il manque de profondeur. On sait trop peu de choses sur elle. Comme si ça ne suffisait pas, on décide de jouer les fleurs bleues en incluant une pseudo romance niaise (mais pourtant mignonne) entre elle et l’agent J. Blague de mauvais gout ?

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Il avait marqué le premier MIB, Rip Torn qui interprétait déjà le rôle de Z  revient et voit son temps de présence augmenter. L’un des seuls personnages avec Tommy Lee Jones, à ne pas subir le courroux des scénaristes. Si vous y prêtez attention, Barry Sonnenfeld, le réalisateur du film, fait une apparition dans la scène où K et J récupèrent des armes cachées dans l’appartement d’une famille.

« – Je vais aller droit au but : tu étais autrefois agent d’un organisme secret chargé de surveiller les extraterrestres résidant sur terre, les men in black. On a un problème, et on a besoin de ton aide.

-Y a une clinique psychiatrique gratuite juste à coté ».

Depuis combien de temps n’avez-vous pas pris le temps d’admirer les étoiles ?

Les surprises foisonnent : la scène du casier de la gare centrale est l’un des éléments qui fait que cette suite, d’un point de vue créatif et humoristique, est une perle à mes yeux. Men in black 2 mise aussi sur quelques caméos réussis : l’acteur Peter Graves, de la série Mission Impossible, qui officie en tant que narrateur d’une émission de science fiction ultra kitsch, ça fait son petit effet. Comment oublier l’apparition rapide mais hilarante d’un certain roi de la pop cherchant à tout prix à être recruté par l’agence des MIB ? Culte.

mib-frank-j

Vous étiez fans du chien Frank et des vermisseaux accros au café et à la cigarette ? Ces extraterrestres incorrects, imprévisibles et pas vraiment fréquentables font leur retour avec un rôle plus important. Frank par exemple officiera en tant que partenaire de l’agent J. Ce duo totalement improbable est un incontournable dans les premières minutes de notre film. Oui, c’est un vrai chien (prénommé Mushu) qui a été utilisé dans les scènes. L’acteur Tim Blaney, qui prête sa voix à l’animal, prête aussi ses expressions. Grace au moulage du visage de l’acteur et des appliques misent dessus afin d’imiter un carlin (notamment ses crocs), les studios d’effets spéciaux ILM et Rythm and Hues (le film Babe, le cochon devenu berger) se sont occupé d’animé la bouche du chien.

vermisseaux-mib

Neeble, Sleeble, Geeble et Mannix, les vermisseaux, créés cette fois uniquement en animatronique, ne sont plus installés dans la cafétéria du MIB. Après avoir volé dans une boutique duty-free, ils ont été mis en isolement. Dorénavant, ils résident dans un petit appartement confortable transformé en garçonnière style années 60 (petit coin muscu, mini bar, canapé circulaire avec cheminé à son centre, jacuzzi).  Ces quatre petits vers seront un atout pour l’agent K et l’agent J qui devront pénétrer dans le quartier général des hommes en noir pris en otage par Serleena. Jeebs (interprété par Tony Shalhoub), le prêteur sur gages extraterrestre, informateur à ses heures perdues pour le MIB est lui aussi de la partie. Meilleur travail sur les personnages secondaires « aliens » que sur les personnages « humains » principaux. Étrange.

 « Nous sommes ce que nous sommes même si nous l’oublions parfois ».

Au final, Men in black 2, malgré son scénario faiblard calqué sur le premier opus, son antagoniste féminin moins charismatique que ce bon vieux Edgar, son coté trop décalé, se rattrape sur la dynamique, le développement de son univers, plus garni, plus recherché et plus humoristique que les répliques de Will Smith qui tombent contre toute attente, à plat. Le duo Jones/Smith se reforme pour notre plus grand plaisir et fonctionne encore à merveille, beaucoup de gags font mouche, les effets spéciaux et scènes d’action sont plus nombreuses, les aliens originaux. Bien qu’elle soit décevante, bien que le charme du premier s’en soit allé, bien qu’il y est un arrière gout d’inachevé, cette suite parvient au moins à deux choses : nous faire rire et nous amuser.

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Classé dans :Action, Comédie, Science Fiction

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