Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Miss Peregrine et les enfants particuliers: Une sorte de X men à la sauce Burton ?

miss-peregrine-afficheL’histoire

 

Jake Portman, adolescent de 16 ans, a grandi avec les histoires fantastiques que lui racontait son grand père, Abraham. Juif Polonais, ce dernier, par suite de l’invasion nazie dans son pays, fut envoyé par ses parents sur une petite ile au pays de Galles où il a passé une partie de sa vie. Là bas, il fut recueilli par Miss Peregrine, mystérieuse directrice d’un orphelinat abritant des enfants « particuliers » doués de capacités surnaturelles. Un soir, Jake trouve son grand père blessé mortellement par une créature terrifiante. Et si tous les récits de son grand père étaient vrais ? En reconstituant le parcours décrit par Abraham, Jake retrouve la petite ile du pays de Galles et l’orphelinat qui est malheureusement en ruines. Mais Jake ne compte pas en rester là et continue ses investigations. Contre toute attente, il tombe dans une faille temporelle cachée dans une grotte sur une plage. En y ressortant, le jeune garçon est chamboulé en découvrant qu’il a fait un bon de plusieurs années dans le passé, et que Miss Peregrine et les enfants particuliers existent bel et bien…

 

Fiche technique

 

Réalisé par Tim Burton

Genre : Aventure, Fantastique

Film Américain, Britannique, Belge

Durée : 2heures environ

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

Casting

 

Avec Asa Butterfield dans le rôle de Jake Portman

Ella Purnel dans le rôle d’Emma Bloom

Eva Greene dans le rôle de Miss Peregrine

Samuel L.Jackson dans le rôle de Barron

 

Deux après Big Eyes, biopic sur la vie de Margaret et Walter Keane, le grand Tim Burton revient à ses anciens amours : le fantastique. Le réalisateur signe son retour cette année avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, film tiré du roman écrit par Ransom Riggs. Depuis Alice au pays des merveilles, Burton peine à livrer un film d’aussi bonne qualité que ces anciennes œuvres. L’idée est encore là, mais le tout fait malheureusement brouillon. Quand est-il de Miss Peregrine ? Vrai retour du réalisateur ? Nouvelle déception ? Les fans en attendaient-ils encore trop?

 

Dans la boucle temporelle d’une enfance éternelle

 

Sur le papier, Miss Peregrine et les enfants particuliers fait saliver. Le synopsis, la bande annonce, ça sonne très X men version adolescents.  Miss Peregrine s’apparenterait presque à Charles Xavier et Jake, ressemblerait presque à la version Disney de Wolverine (un futur héros qui ne se sent nulle part à sa place mais qui découvrira que sa destinée est bien plus grande qu’elle n’y paraissait). Si en plus c’est Tim Burton qui s’occupe de la réalisation, on peut être quasi sûr que le film sera une réussite. Le souci quand vous êtes fana d’un réalisateur ou d’un acteur, c’est que vous placez toujours intentionnellement  la barre très haute de films en films. Il faut que tous soient de la même qualité les uns des autres. Et c’est bien là le problème, en attendre beaucoup d’un film fait qu’il y a risque d’être ou déçu, ou comblé. Au final, Miss Peregrine et les enfants particuliers m’a laissé un arrière gout d’inachevé.

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Tant de bonnes idées pour être face à un film beaucoup trop brouillon et dénué d’émotion. Le comble pour un film mais avant tout en scène des orphelins dotés de pouvoirs extraordinaires. Une première heure bardée d’explications longues, interminables qui font que ce déconnecte en cours de route, des personnages pas assez travaillés (tant et si bien qu’on ne s’y attache pas du tout malgré le fait que certains sont adorables), une trame narrative pas vraiment surprenante. Le film, on pourrait le couper en deux parties. Deux parties qui, si vous décidez de tenter l’aventure, changent de genre. La première partie est plutôt longue et sombre, la deuxième part dans quelque chose de complètement glauque/Fantastique/Horrifique avec des squelettes et des monstres qui mangent…des yeux (comme les Kromaggs dans la série Sliders). Comme si les deux parties n’étaient pas réalisées par le même réalisateur. La deuxième partie fait du Tim Burton, la première, non.

 

Tim Burton aurait-il perdu de sa superbe ?

 

Bien sûr que c’est intéressant d’avoir cette idée de mélanger les genres horreur et drame, bien sûr que malgré ses gros défauts, le film, sur un plan esthétique possède un charme de conte qui fait qu’il suscite un peu notre attention ( je me suis arrêté sur le générique ambiance années 40 qui est juste de toute beauté), bien sûr que par ci par là, on retrouve le Tim Burton qu’on aimait temps. Est-ce suffisant ? Non. A aucun moment je n’ai rêvé, à aucun moment je n’ai été ébloui parce que je voyais, à aucun moment je n’ai eu de l’empathie pour les personnages.

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Pas de personnages déglinguos, pas de réels rebondissements, assez plat, l’absence de Danny Elfman (qui a toujours travaillé avec Burton sur ces œuvres) se fait ressentir puisque qu’aucunes musiques ne retient notre attention, l’ambiance gothique années 40 est là sans vraiment être là, seule la ravissante Eva Greene (dont la présence hypnotise, fascine autant que le rôle qu’elle interprète dans la série Penny Dreadful), Samuel L.Jackson (effrayant et machiavélique tout en étant totalement déjanté), quelques personnages dont le look et la personnalité séduisent (les jumeaux masqués, la fillette possédant une seconde bouche à l’arrière de sa tête), la référence nostalgique à Edward aux mains d’argent, l’excellent travail sur les costumes anciens, quelques scènes macabres et d’autres humoristiques (les enfants ont des pouvoirs, ce qui donne donc lieu à des petits passages amusant comme cette séquence où Jake se joint à table pour manger en compagnie des enfants et de Miss Peregrine), les vilains croquemitaines appelés sépulcreux (qui ne sont pas sans rappeler le cauchemardesque Slender Man), les effets visuels (la première apparition d’un sépulcreux est à la fois inquiétante et frissonnante) relèvent la barre.

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Ça peut paraitre énorme, mais c’est bien trop mince, surtout pour une première partie où l’on lutte contre le sommeil. Merci la seconde partie plus rythmée qui nous offre quelques séquences mémorables, cauchemardesques à souhait (mais soft), un peu dégoutantes (d’où l’avertissement pour les âmes sensibles). De l’excentrisme pur et dur Burtoniesque dont seul Tim Burton a le secret. Attention, dû à un visuel assez violent qui pourrait les marquer, ce film n’est pas à recommander aux plus jeunes.

 

Au final, Ce Tim Burton est bizarre. Ce pourrait-il qu’il est perdu de sa splendeur d’antan ? Avec Miss Peregrine, il y a de quoi se poser la question. On ne sait pas si on doit l’aimer, on ne sait pas si l’on doit le détester.  Le réalisateur reviendra prochainement avec l’adaptation live de Dumbo. Espérons que cette fois, la déception ne repointra pas le bout de son nez.

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Classé dans :Aventure, Fantastique

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