Aladdin: Laissez le génie de la lampe éclairer votre lanterne

Le 10 Novembre 1993 est une date qui resta à jamais gravée dans la mémoire et dans le cœur des cinéphiles. Une date qui bouleversa les fans des studios Disney. Ce jour là, sortait sur grand écran Aladdin, 31ème classique d’animation de Disney, inspiré du conte Aladdin ou la lampe magique et du film Le voleur de Bagdad. Le plus spectaculaire, le plus grandiose, le plus drôle des chefs d’œuvre de Disney, c’est lui. Vous êtes prêt à vivre une folle aventure au pays des milles et une nuit ? Alors gardez les bras et les mains à l’intérieur du tapis et c’est partiiiiiiiiiiii !

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L’histoire

 

Il était une fois, au pays des milles et une nuit, dans la ville d’Agrabah, un jeune homme nommé Aladdin vivant dans les rues et volant de la nourriture aux marchands des souks. Même si c’est un voleur, Aladdin rêve de prouver qu’il n’est pas un vaurien mais bien un homme bon qui a des valeurs mais qui doit voler pour survivre. Un jour, il fait par hasard la rencontre d’une jeune et jolie jeune fille dont il tombe amoureux. Il ne sait pas que cette dernière n’est autre que Jasmine, la fille du sultan, qui se promenait incognito dans la ville. Hélas l’amour naissant entre les deux jeunes gens sera bousculé par Jafar, vizir convoitant le trône du sultan et recherchant une lampe magique lui permettant de voir son vœu se réaliser…

Fiche Technique

 

Réalisé par  John Musker et Ron Clements

Genre : Comédie musicale, Aventure, Romance

Film Américain

Durée : 1h26 environ

Les personnages

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  • Aladdin : Jeune mendiant vivant dans les quartiers populaires de la ville d’Agrabah, toujours accompagné par son singe Abu. Malgré le fait qu’il soit obligé de chaparder de la nourriture pour survivre, Aladdin est rempli de bonté, allant jusqu’à offrir un morceau de pain qu’il a eu du mal à obtenir à deux orphelins. L’amour et l’espoir brulent dans le cœur de ce diamant d’innocence. Il pourrait être le seul et unique espoir de Jafar pour entrer dans la caverne aux merveilles et mettre la main sur la lampe magique. Aladdin est un jeune homme brave, athlétique et rusé.

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  • Abu : Agile, malin et un brin kleptomane, ce petit singe, compagnon fidèle d’Aladdin a son petit caractère.

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  • Jasmine : La seule et unique fille du sultan. Elle est belle, elle a un grand cœur, elle est intelligente, indépendante, a tout pour être heureuse. Seulement voila, sa vie au palais, sans aucun ami à qui parlé excepté Rajah, son tigre apprivoisé, ne l’enchante pas. Elle se sent aussi prisonnière que les oiseaux qu’elle possède dans une somptueuse cage. Selon la loi, elle doit se marier avec un prince, mais la jeune princesse ne veut pas d’un mariage arrangé. Elle veut trouver l’homme de sa vie et se marier par amour.

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  • Le génie (doublé en vo par Robin Williams et en vf par Richard Darbois) : Esprit magique de couleur bleue. Grand et plutôt costaud, le génie est un excentrique, blagueur, joyeux, expert en transformation, un sens aigu de la répartie (allant jusqu’à opter pour un dialecte de petits jeunots) et doté de POUVOIRS COSMIQUES PHENOMENAUX. Il est prisonnier de la lampe magique depuis des siècles. Dès qu’un être humain trouve cette dernière et la frotte, celui-ci devient le propriétaire du génie qui a le pouvoir de lui faire exaucer trois vœux. Le génie a lui aussi un souhait : il rêve qu’un jour, un de ses maitres réalisera le souhait de le libérer.

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  • Le sultan : Petit homme rondouillard ayant gardé son âme d’enfant, le sultan est un père aimant qui ne souhaite que du bonheur pour sa fille. Bien qu’il porte à cette dernière beaucoup d’amour, il est exaspéré qu’elle repousse tous ses prétendants. Il ne sait pas que Jafar, son fidèle conseiller, le manipule en l’hypnotisant avec son sceptre.

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  • Jafar : Le grand vizir d’Agrabah et conseiller du sultan, toujours accompagné par son perroquet Iago. Il cherche désespérément à mettre la main sur une lampe magique renfermant est génie, entreposée dans une caverne. Cette lampe pourrait l’aider à détrôner le sultan et prendre la place qu’il convoite depuis des années. Il lui faut d’abord trouver un « diamant d’innocence », seule personne capable d’entrer dans la caverne.  Jafar est, comme le génie le décrit si bien : « grand ténébreux sinistre et moche ».  Le méchant le plus infâme, le plus manipulateur et le plus machiavélique de chez Disney.

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  • Iago : Perroquet bavard, criard, intelligent, sarcastique, agressif, impulsif et ronchon qui accompagne Jafar. Iago ne supporte pas le sultan qui le gave de petits gâteaux rassis. Ce perroquet a un don. En plus de maitriser le langage des humains, il est capable d’imiter n’importe quelles voix.

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  • Le tapis volant : Sous ses airs de tapis ordinaire ce cache un tapis extraordinaire. Le tapis volant est en fait un tapis animé et capable de voler. Aladdin et Abu le rencontreront pour la première fois dans la caverne aux merveilles. Bien que sa rencontre avec Abu soit agitée, il finira par rejoindre le duo dans leur aventure.

Quand Disney revisite avec succès les contes des milles et une nuit

Aladdin, tout comme Le roi lion, c’est pour beaucoup l’une des meilleures œuvres des studios Disney. Vous connaissez tous les paroles des chansons (Ce rêve bleu, Je suis ton meilleur ami, Prince Ali) et aussi les chorégraphies, vous connaissez tous les répliques (Dix millénaires, ça vous flanque un de ces torticolis !), vous connaissez tous les scènes cultes (l’entrée puissante d’Aladdin, poursuivi par la garde royale à cause d’un simple morceau de pain), jamais vous n’avez oublié votre première rencontre avec le génie de la lampe, et c’est avec CE film que vous savez maintenant que le coup de foudre existe bel et bien. Aladdin, un chef d’œuvre qui date de plus de vingt ans mais qui pourtant n’a pas pris une ride. Quant à la magie qui entoure tout ce film, elle opère toujours autant et ce, dès son introduction captivante.

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Introduction qui démarre plutôt vite dès l’arrivée d’un marchand de tapis, stéréotype du vendeur qui jette son dévolu sur VOUS en tentant de vous vendre des objets exceptionnellement rares, et qui, vous vous en doutez, brisera le quatrième mur. Ce marchand, colporteur à ses heures perdues, nous conte l’histoire que nous suivrons. Celle d’un jeune homme qui verra sa vie changée lorsqu’il mettra la main sur une lampe à l’apparence banale mais qui, comme tant d’autres choses, vaut bien plus à l’intérieur, qu’à l’extérieur.  On est surprit par la gestuelle (toujours fan de la technique du roulé de pomme le long du bras) et les déplacements fluides de nos personnages si expressifs. Après une brève visite dans le désert où nous faisons la connaissance de notre antagoniste, il est temps pour nous de repartir en ville, lieu central où se déroulera l’histoire. Une fois de plus, Disney nous fait voyager, faisant découvrir d’autres cultures à celles et ceux qui n’ont pas la chance de quitter leur pays.

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Bienvenue à Agrabah. Sa culture et ses lois orientales, ses colporteurs, son marché et ses marchands (marchand de colliers, de figues, de melons, de dattes et de pistaches, vendeur d’amphores, poissonnier), sa richesse, sa pauvreté, ses hommes et femmes vêtus de vêtements bouffants, ses sables d’or, ses nuits aussi chaudes que son soleil, ses saltimbanques divertissant la population (lanceur de couteaux, avaleur de sabre, cracheur de feu, fakir méditant sur un tapis de clous), ses gardes royaux pas très commodes, mais surtout son immense palais dominant la ville. On est très vite sidéré par tant de détails (les pièces d’or plus vraies que nature), tant de beauté du coté des décors, de la lumière et des ombres, des musiques, de l’ambiance et des personnages. Ça sonne oriental, tout en ayant un petit coté moderne.

Aladdin : C’est sérieux ? J’ai droit à trois souhaits, et je peux te demander n’importe quoi ? Génie : Quasiment, il y a, et bien il y a un ou deux « alter ego », deux ou trois « sine qua non »… Aladdin : C’est-à-dire ? Génie : Euh, règle numéro un : je ne peux assassiner personne. Laisse tomber. Règle numéro deux : je ne peux malheureusement pas obliger les gens à tomber amoureux, petit canaillou va ! Règle numéro trois : désolé, mais je ne ressuscite pas les morts. C’est un manque de savoir vivre. Je trouve ça dégoutant ! Mais à part ça, c’est du tout cuit.

 

Sur une échelle de 1 à 10, ce film en vaut au moins 11

Avec Aladdin, on est ébloui comme un enfant qui verrait ses rêves devenir réalité. Un authentique spectacle dont seul Disney est capable de livrer. On chante, on danse, on rit, on s’amuse, on stress, on est presque terrifié, on verse une larme. Pendant 1h26, le mot « ennui » disparait de votre vocabulaire. Quand on pense que ça a été même un triomphe du coté de la déclinaison du film en jeu vidéo sorti sur Megadrive et Super Nintendo où l’on retrouvait tout ce qui faisait le charme de cette œuvre cinématographique. Là aussi c’était une véritable perle. Tout est fun dans Aladdin. Tout jusqu’à ce plaisir de trouver toutes les références visuelles aux autres films Disney.

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Ce n’est pas pour rien que ce film a marqué un tournant dans le second âge d’or des studios. L’évolution technique avec l’apparition d’images de synthèses,  cette petite touche de modernité avec son rythme, absence de mélodrame exagéré, sa morale, son héros (bien plus profond psychologiquement que tous les autres héros masculins de Disney hormis Moustique dans Merlin l’enchanteur) multipliant les morceaux de bravoure, ses chansons ingénieuses et efficaces, ce film mérite les oscars qu’il a raflé en 1993 (oscar de la meilleure musique et la meilleure chanson pour Ce rêve bleu).  Aladdin, en plus de nous servir un condensé d’émotions, est sans aucun doute le Disney le plus déjanté et drôle des studios.

Je crois qu’il est temps de dire au revoir au prince Abubu

Le travail sur la mise en scène, les jeux de caméra (plongée, contre plongée donnant à certaines séquences de la profondeur, du relief), les rebondissements, le suspense, les dialogues, la musique orientale, tout sonne comme un film live avec de vrais acteurs.  Comédie, aventure, drame, Aladdin s’essaye même à la romance et s’en sort mieux qu’on l’espérait. De quoi en faire plus qu’un simple conte de fées.  Autre point important à souligner, les thèmes abordés.

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Comme à son habitude, Disney est porteur de messages d’espoir. Aladdin est bardé de valeurs morales bonnes à prendre pour les petits, comme pour les plus grands. L’amitié, l’amour, la solidarité, l’honnêteté, la générosité, la liberté, toutes ses petites choses prennent une place importante dans notre film, à commencer par le personnage du génie, véritable star volant la vedette à notre héros dès son arrivée. Sans le « génie » créatif de son interprète, le succès mondial n’aurait pas été là. Imitations délirantes, improvisation totale, un véritable one man show comme pour Good Morning Vietnam, Robin Williams continue de transmettre son humour et sa bonne humeur communicative à tous les spectateurs. Quant à la vf signée Richard Darbois, elle tout aussi bonne que son homologue américain.

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Ses personnages hauts en couleurs et terriblement attachants, son méchant le plus ignoble arrivant à nous faire rire puis nous terrifier dans la dernière partie du film, sa combinaison 2D et 3D donnant presque l’illusion que certains éléments du décor ont été tournés en prise de vue réelle (la scène de l’évasion de la caverne aux merveilles avec cette lave si réaliste), pas de doute, le mot « magique » prend tout son sens avec Aladdin. Un véritable enchantement arrivant à faire un sans fautes même du coté de sa galerie de personnages secondaires. Avec tous ces points positifs, Disney ouvre en grand la porte de l’excellence en faisant de son nouveau film, un chef d’œuvre gravé à vie dans les mémoires.

Au final, que ce soit sur le plan créatif, imaginatif, photographique, musical et scénaristique, Aladdin  balaie tout sur son passage. Une des pièces maitresses du géant Disney. Un incontournable à voir et à revoir sans modération.

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