Passengers: Romance intergalactique

Après que Sandra Bullock est peinée pour regagner la Terre, que, pendant ce temps, Matt Damon cultivait ses patates sur Mars en attendant qu’on vienne le chercher, quant à Amy Adams, elle tente d’établir un contact avec des aliens toutes tentacules à l’air. Et qui Chris Pratt dans tout ça ? Chris Pratt, lui, il abandonne un temps son équipe des gardiens de la galaxie pour s’éclater dans un vaisseau spatial qui a tout de la croisière de rêve. Tout du moins…en apparence…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Morten Tyldum

Genre : Science fiction, Romance, Action

Film Américain

Durée : 2heures environ

 

Casting

Chris Pratt dans le rôle de Jim

Jennifer Lawrence dans le rôle d’Aurora

Michael Sheen dans le rôle d’Arthur, l’androïde

 

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L’histoire

 Cinq mille passagers mis en sommeil artificiel, voyagent à bord du Starship Avalon, un vaisseau spatial les conduisant vers Homestead II, une planète colonisée par les humains. A la suite d’un nuage de météorites, une avarie se créée, créant une panne dans l’une des capsules d’hibernation.   L’un des passagers, Jim, se réveille, 90 ans trop tôt. Impossible de retourner dans sa capsule, le voila obligé de vivre seul dans le vaisseau. Un an plus tard, ne supportant plus la solitude, il prend à contrecœur la décision de réveiller un des passagers, plutôt, une passagère…

 

Ne confiez jamais de secrets à un androïde

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Profitez de votre séjour tout confort dans le Starship Avalon où des robots seront à votre disposition. Pendant ces quelques jours passés avec nous, le Starship Avalon vous propose :

  • Sa piscine avec vue sur l’espace,
  • Son bar-restaurant où vous serez servis par Arthur, un androïde-barman courtois et à votre écoute,
  • Sa cafétéria où vous pourrez déguster un petit déjeuné copieux si tenté que vous soyez muni d’un pass gold,
  • Sa salle de sport avec terrain de basket et pompon girls holographique qui vous encourageront,
  • Sa salle de cinéma,
  • Sa salle de danse pour affronter des danseurs holographiques,
  • Son point informations,
  • Son salon panoramique,
  • Ses restaurants Japonais et Mexicains,
  • Sa pièce équipée d’une combinaison spatiale servant à faire des sorties sécurisées pour admirer le cosmos.

Nous espérons que les services proposés vous donnerons entière satisfaction.

En croisière longue durée dans l’espace

 

Voila typiquement le genre de film qui créé la surprise quand on ne s’attend à rien. Une fois de plus, j’avais décidé de ne pas regarder la bande annonce (si vous croisez un abruti qui se cache les yeux pendant les bandes annonces, c’est moi). En ressortant de la projection : sourire aux lèvres. Voila une jolie réflexion sur l’amour et la solitude que nous propose Morten Tyldum  avec son Passengers. Idée de base originale, casting et visuel attirants, ce huit clos dans un vaisseau voyageant à travers l’espace captive alors que de l’action, il y en a très peu, et le rythme, il est plutôt lent, titillant de près la poésie. Première demi-heure prometteuse avec une atmosphère mystérieuse qui amène à s’interroger sur le pourquoi du comment.

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Par la suite, le film change d’ambiance en optant pour une sorte de comédie romantique mignonne (jamais niaise). Classique oui mais l’environnement, le cadre, le lieu où se déroule notre intrigue, lui il est original. Puis on ira lentement mais surement vers de la science fiction pure et dure avec, vous vous en doutez, son lot de catastrophes. Le chat noir qui suivait Sandra Bullock dans Gravity est de retour et a trouvé non pas une mais DEUX nouvelles proies.

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Des petites incohérences, des facilités scénaristiques, Passengers se rattrape on se doute, avec son esthétisme. Et là, c’est la réussite. L’équipe du film a une imagination débordante, ça se voit et pour ma part, la magie a opérée, me donnant presque envie de réserver ma place à bord du Starship Avalon. Quand Titanic rencontre Seul sur Mars et Seul au monde (sans WIIIIIILSOOONN). Que ce soit dans le gigantesque intérieur de ce vaisseau luxuriant à l’architecture futuriste (rappelant la station orbitale du film Elysium) ou à l’extérieur, les visuels sidèrent. Du grand spectacle éblouissant avec des technologies futuristes fun, de la science fiction comme je l’aime. Les références, les clins d’œil à des classiques comme un certain 2001, l’odyssée de l’espace ou encore Shining, Passengers arrive habilement à les glisser dans quelques scènes. C’est un fait, le scénario casse pas trois pattes à un canard, mais les lots de rebondissements, de suspense, de surprises, la photographie, ses personnages attachants (rien de tel pour éprouver de l’empathie pour eux) et ses musiques vibrantes suffisent à captiver. Pour le casting, c’est aussi une franche réussite. Alchimie très convaincante pour les charismatiques Chris Pratt et Jennifer Lawrence. Chris Pratt qui, pour la première fois, ouvre son cœur, cassant son image de beau gosse sûr de lui. Quant à Michael Sheen, aucuns reproches à faire. Drôle, sage, mystérieux, il est parfait.

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Passengers, c’est avant tout un film qui mise sur sa psychologie profonde. Les thèmes abordés : la solitude, le suicide, la dépression, l’alcoolisme, l’égoïsme, le fait que l’être humain n’est pas fait pour vivre seul, amènent à la réflexion. Tous sont approchés de manière intéressante. Qu’aurions nous fait à la place de Jim condamné à passer le restant de ces jours à vivre dans un vaisseau spatial avec pour seule compagnie, un robot? Une décision s’imposait. Aussi horrible qu’elle soit, elle est compréhensible. On privilégie donc non pas l’action, mais on va plutôt exploiter la destinée et la responsabilité morale de l’être humain.

Au final, Passengers marque la toute première apparition d’un film romantique se déroulant dans l’espace (Wall-e ne comptant pas). Déjà sur ce simple fait, c’est du jamais vu et donc, à voir impérativement pour tous fans du genre (les autres sont les bienvenus). De la romance sous forme de science fiction et d’un peu d’action, de la comédie avec un Chris Pratt en Robinson Crusoé de l’espace tout en cool attitude, une Jennifer Lawrence toujours parfaite et touchante, beaucoup d’inventivités, de l’humour, un visuel époustouflant, un scénario bien plus complexe qu’il n’y parait et un final où c’est au spectateur d’interpréter sa fin. La fin 2016 c’est cinématographiquement, terminée sur une excellente note.

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