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Inferno: Tom Hanks aux portes de l’enfer de Dante

Troisième adaptation des romans à succès de Dan Brown, Inferno plonge une nouvelle fois son héros, Robert Langdon, toujours interprété par Tom Hanks, dans une nouvelle enquête où il devra, en plus de sauver le monde, retrouver la mémoire…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Ron Howard

Genre : Thriller, Policier

Film Américain

Durée : 2heures environ

 

inferno-affiche

L’histoire

 

Robert Langdon se réveille dans un hôpital à Florence. Il est amnésique.  Obligé de fuir une femme qui tente de l’assassiner, il est aidé par une jeune médecin, le Dr Sienna Brooks. A l’abri, Robert trouve dans sa poche un mystérieux tube en métal où un logo indique que le contenu est un agent bactériologique dangereux. Ce prologue lance Robert et sa nouvelle partenaire dans une course contre la montre à travers la ville de Florence. En plus de retrouver la mémoire, notre héros devra élucider le mystère fondé sur l’enfer de Dante et empêcher que l’enfer ne s’abatte sur le monde…

 

Casting

 

Tom Hanks : Robert Langdon

Félicity Jones : Dr Sienna Brooks

Omar Sy : Christophe Bouchard

Irfan Khan : Harry Sims

Sidse Babett Knudsen : Dr Elizabeth Sinskey

 

Dans la mémoire de Robert Langdon

 

Robert Landon amnésique, l’enfer s’abattant sur Terre, encore des énigmes, des mystères à résoudre, on sent qu’on va passer un agréable moment au cinéma. Sauf que…non. Et encore une déception et celle là, elle est de taille. A-t-on réussi à faire pire que Da Vinci Code ? De mon point de vue, oui alors qu’on retrouve néanmoins quelques ingrédients des films précédents (le décryptage d’énigmes, les sites historiques et religieux, du jeu de piste). C’est bien triste. Voici pourquoi Inferno m’a laissé un gout amer en travers de la gorge.

Tom Hanks;Felicity Jones

Dans Da Vinci Code, il y avait de la tentative de prise de risques ce qui avait conduit à une révélation finale qui en avait outré plus d’un. Anges et démons, la prise de risque était encore faite mais tourné de la plus belle des manières. Inferno lui, ne tentera rien. Nos héros irons d’un point A vers un point B et ainsi de suite. Le parcours sera le même, seul les décors changeront. C’est bien le problème avec Inferno : c’est rythmé et pourtant c’est ennuyeux et long alors que l’ambiance sonne « course contre la montre ».

infero-om-felicity

Pour ma part, Anges et démons avait placé la barre tellement haute, qu’il était difficile pour sa suite de faire aussi bien. Tout y était parfait en tous points, à commencer par les enjeux, le casting et le dénouement. Hors dans Inferno , de ce coté, ces éléments ne pointent que rarement leur nez. Les rebondissements sont bien trop prévisibles même si on essaye de nous embrouiller, et les acteurs (hormis Tom Hanks ) cabotinent à commencer par Omar Sy qui reprend la place laissée par Jean Reno.

Omar Sy

Ami ou ennemi?

Je ne le redirai jamais assez, on sait qu’Omar Sy dans une production américaine verra son rôle se rapprocher de la figuration. Son talent d’acteur est sous exploité et dans Inferno, on reprend les mêmes, on recommence et ce, même si la participation de l’acteur sera bien plus importante que dans un X men ou Jurassic World. Qu’on arrête le massacre. Surtout quand on voit que l’acteur est excellent dans un registre dramatique (cf Demain tout commence).

inferno-felicity

Pour Félicity Jones, aucun expressivité, aussi insipide que l’intrigue du film. Beau gâchis pour une actrice qui quelques mois plus tard, offrira une performance exceptionnelle dans Quelques minutes après minuit. Irfan Khan (vu dans Jurassic Word) créé la surprise dans le rôle d’un homme mystérieux travaillant pour une organisation secrète agissant dans l’ombre. Là on a de la surprise de ce coté. Rien à dire pour Tom Hanks qui, comme d’habitude atteint la perfection sans aucun effort à faire. Toujours aussi humaniste, toujours aussi simple, toujours aussi bienveillant, toujours aussi pacifiste,  toujours aussi attachant, un homme qui incarne une certaine idée de ce que pourrais vraiment être un héros.

 

L’humanité est le mal, Inferno, le remède.

 

L’enfer de Dante n’est pas une fiction

 

Tout manque cruellement de consistance, de profondeur et pour couronner le tout, c’est bien trop tiré par les cheveux (ça ne sera pas pire que la révélation de Da Vinci Code…ouf). Des Musiques (quelle tristesse de dire que je n’ai pas été ému par une bande originale signée pourtant par Hans Zimmer), en passant sur le plan historique et sur la mise en scène, c’est fade. Quand vous allez voir un film qui doit jouer avec vos nerfs, vos émotions, il faut une bande son de qualité. Or là, c’est le point faible d’Inferno, c’est ce qui a tué le film.

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Où la version cinéma de ce film est une version coupée ou on a assisté à une version test qui sera amenée à être retouchée par la suite. Je ne vois pas d’autres explications ou justifications à trouver pour excuser toutes les erreurs navrantes de Ron Howard. Oui on a du jeu de piste dans des lieux touristiques rêvés (Florence, Venise,…), MAIS, on n’y attarde pas vraiment, y passant trop furtivement. Les personnages trouvent rapidement la solution aux énigmes sans aucune réelle réflexion. C’est vite expédié, on passe à l’énigme suivante et ce schéma, il sera suivi jusqu’à la fin. De quoi ne pas avoir le temps d’admirer le paysage. D’autant plus triste qu’il y a du travail sur la photographie toujours aussi soignée.

inferno-enfer

Inferno parle aussi d’amnésie, et de vision apocalyptique. On s’attendait donc à ce qu’au moins sur ces points, ce soit réussi. Là encore, grossière erreur. Les scènes entrecoupées avec les flashbacks sont mal gérées, les visions manquent de ce quelque chose pour captiver, voir terrifier, cauchemarder (on parle de l’enfer sur Terre, ce n’est pas rien). Même l’exploration de nos pires craintes sur les épidémies ne parvient pas à nous faire entrer dans cette œuvre. Il y avait matière à faire un film grandiose, il n’en est rien. Vite regardé, pénible à suivre, vite oublié.

 

Au final, déception de taille pour Inferno qui réussi à faire pire que Da Vinci Code. Musique trop discrète qui tue le film, thriller affligeant et fade, jeu d’acteurs en demi teinte, pas assez effrayant, mise en scène à la ramasse, rythmé mais lent, aspect religieux absent, historiquement on apprend rien (un comble vu le thème du film), beaucoup trop de libertés comparé au livre (même si on sait pertinemment qu’un film ne sera jamais aussi détaillé qu’un livre), Omar Sy qui ne sert encore à rien, énigmes bâclées, une fin classique et quelconque, seul Tom Hanks relève tant bien que mal la barre. Banal, divertissant mais banal.

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Classé dans :Policier, Thriller

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