Dommage collatéral: Le prix d’un conflit

Andrew Davis, réalisateur du Fugitif, revient en 2002 avec Dommage Collatéral, thriller mettant Arnold Schwarzenegger en tête d’affiche pour un film combinant à la fois action, explosions, rebondissements et drame.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Andrew Davis

Genre : Action

Film Américain

Durée : 1h50 environ

Film Interdit aux moins de 12 ans

 

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L’histoire

Un attentat contre l’ambassade de Colombie a lieu à Los Angeles, faisant de nombreuses victimes. Parmi elles, Anne et Matt, la femme et le fils de Gordon « Gordy » Brewer, sapeur pompier qui assiste impuissant à leur mort. Cet acte terroriste est très vite revendiqué par un dangereux criminel, Claudio Perrini, surnommé « El Lobo », le justifiant  comme représailles à l’oppression de la Colombie par les États Unis. Le gouvernement et les responsables des services censés s’occuper de ce problème ne le font pas, étant en pleine négociation. L’enquête piétine, la traque d’El Lobo est bloquée. Brewer, toujours sous le choc, décide de partir en Colombie sur les traces de cet homme, pour venger les siens…

 

Casting

 

Arnold Schwarzenegger : Gordy Brewer

Francesca Neri : Selena Perrini

Tyler Posey : Mauro, le fils adoptif de Selena

Cliff Curtis : Claudio Perrini

Elias Koteas : Peter Brandt

John Leguizamo : Felix Ramirez

John Turturro : Sean Amstrong

 

Le saviez-vous ?

 

  • Au départ, le film devait sortir le 5 Octobre 2001. Les évènements tragiques survenus en 11 Septembre ont tout changé. Il fallait du temps pour que les gens s’en remettent. La sortie de Dommage Collatéral fut donc repoussée de quatre mois, le site officiel du film fut fermé, les affiches des cinémas retirées. N’oublions pas que ce film met en scène des évènements similaires à ce qu’il c’était passé au World Trade Center. Avant le 11 Septembre, ce film aurait été un simple divertissement, mais son impact, après, le fit devenir beaucoup plus fort.

 

  • Dommage Collatéral, tout comme un certain Predator, a été tourné en décors naturels. Faute de pouvoir tourner en Colombie, il fut tourné au Mexique avec entre autre, des séquences tournées dans la jungle de l’état de Veracruz autour de Jalapa, là où on produit du café. Tournage qui ne fut pas très aisé pour l’équipe. Schwarzy raconte : « Il suffit de s’enfoncer de quelques mètres dans la jungle pour être confronté aux serpents, aux insectes, aux rivières sauvages et à la peur de s’égarer ». De plus, d’après le producteur exécutif, Howard W. Koch Jr., le principal problème était l’état des routes. Il fallu à l’équipe de construire leur propre réseau pour transporter le matériel dans la jungle.

 

  • Les fans de Schwarzy remarqueront la petite référence à Predator lors de la séquence où notre héros tombe dans une haute chute d’eau.

 

  • Pour se préparer pour son rôle, Arnold a collaboré avec de vrais pompiers. Il a apprit à enfiler la tenue, la bouteille d’oxygène, poser un masque, sauver des gens. A quel moment donner le masque au péril de sa vie pour tenter de sauver autrui.

 

Cet action hero qui n’avait pas le droit d’avoir de vie de famille

 

Dommage Collatéral, c’est ce genre de film d’action/thriller classique qui ne vaut que pour son acteur principal et ses scènes d’action. Schwarzy écope une fois de plus le rôle d’un homme…qui perd sa famille…encore. Mais cette fois, sous ses yeux.  La tragédie s’abat une énième fois sur notre héros maudit. Touchant, plus authentique, plus travaillé que ce qu’on peut voir dans un film où ce drame touche son héros.

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Pas plus tard qu’en 1999, dans La fin des temps, c’était un flic devenu alcoolique et suicidaire suite à la mort de sa femme et de sa fille. Là il n’est pas alcoolique, il n’est pas suicidaire (quoique, ça se discute), il veut juste venger la mort de sa famille. Autre différence, dans Dommage collatéral, la femme et le fils de Gordy Brewer (ça change de Jack et John) se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment contrairement à la Fin des temps où il était question d’un règlement de comptes.

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Dans ses autres vies au cinéma, Schwarzy il a été flic, robot envoyé du futur, cow-boy, bodybuilder, ancien soldat des commandos d’élite, shérif, agent fédéral, major, agent secret, modeste ouvrier, médecin chercheur, marshal, pilote d’hélicoptère futuriste et homme d’affaire. Ca en fait du curriculum vitae messieurs les recruteurs !

« Mr Brewer, je sais que votre douleur est terrible mais il est hors de question que vous fassiez le travail de la justice ».

Le pompier et l’enflure qui n’hésite pas à massacrer femmes et enfants

 

Ici, Schwarzy pour la première fois dans sa carrière, joue un pompier. Un pompier faisant plus office d’une sorte de MacGyver avec des biscotos que d’un gros balèze qui brise des nuques. Des nuques, des bras, il en cassera quand même. C’est du Schwarzy que diable ! Du Schwarzy tenace, courageux qui se bat seul contre tout un système, contre les militaires, les terroristes et narcotrafiquants impliqués, qui découvre en Colombie des choses inattendues, qui court, qui saute, qui plonge, qui évites les tires de mitraillettes, qui se fait tabasser, qui copinera avec John Turturro puis jouera les comiques en se faisant passer pour un mécanicien Allemand tout en faisant son Macgyver à fabricant une bombe pour créer une diversion. Expérimenté le chaine Autrichien. Pour une fois qu’il utilise plus sa tête que ces muscles, c’est bon à prendre, surtout pour ceux qui ont pris la sale habitude de le juger sur son physique.

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Schwarzy, c’est un expert pour interpréter les hommes qui se vengent. On s’attend donc à du massacre dans ce film. Mais, après tous ses rôles d’homme invincible,  celui là, tout comme précédemment dans La fin des temps, le fait apparaitre comme un humain. Un héros  pompier qui sauve des vies, un héros fort mais vulnérable. Plus de Terminator, plus de flic, plus de militaire, plus d’aura de super héros, un homme ordinaire, normal qui n’utilisera pas d’armes à feu mais d’autres compétences pour s’en sortir.

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Face à lui, Claudio, interprété par Cliff Curtis, que vous avez pu voir récemment dans la série Fear the walking dead. Un vilain guérillero Colombien se considérant comme un combattant de la liberté, un homme rongé par la haine, déchainé, sans pitiés, n’écoutant que sa colère et qui met des serpents dans la boubouche des traitres. Vous le découvrirez en regardant le film, il y a un parallèle entre notre protagoniste et notre antagoniste. Un héros qui va découvrir que la violence engendre la violence.  Il a peur de tomber dans ce piège et devenir un monstre, mais se sert  de son expérience pour stopper la violence.

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Comme par le plus grand des hasards, on rajoute une femme, interprétée par Francesca Neri, et son fils d’une dizaine d’années, interprété par le tout jeunot et tout mignon Tyler Posey (de la série Teen Wolf) qui croiseront la route de Schwarzy et se retrouveront impliqués malgré eux dans cette histoire. Je vous laisse deviner la suite même si tout ne se passera pas comme vous le pensiez.  N’oublions pas pour autant John Leguizamo, interprétant un personnage excentrique. Aussi drôle que talentueux.

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Dommage collatéral se veut aussi divertissant qu’intéressant  en choisissant de montrer, examiner en profondeur les mécanismes et raisons du terrorisme sur le sol américain. Pourquoi ces gens s’en prennent à ce pays ? Doté d’une mise en scène efficace très nineties, notre film exploite parfaitement son contexte politique ce qui est plutôt rare pour ce genre de films. La bande originale, signée Graeme Revell, compositeur entre autre de The Crow, apporte ce petit plus de puissance aux séquences de drame, notamment la tragédie en début de film, aux séquences d’action, mais aussi aux séquences plus posées sonnant pur thriller.

« En définitif, toi et moi, on est pareil. La différence c’est que moi je ne tuerai que toi ».

Au final Dommage collatéral ne sera pas le meilleur des films de Schwarzy, surement pas le plus mauvais pour autant. On regrettera le manque d’action, les facilités scénarisitiques, quelques clichés, le coté trop classique et banal de l’histoire, la mise en scène, certains effets spéciaux ratés. Néanmoins son lot de rebondissements et de suspense, son scénario un peu plus poussé qu’à l’accoutumée, son casting, ses scènes d’action, son coté dramatique, sa petite pointe d’humour de ci de là, sa réflexion sur la violence et le terrorisme, suffisent à en faire un excellent divertissement.

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