Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

La Belle et la Bête, Live: Trouve-t-on jamais le bonheur sans liberté ?

Il y a de cela vingt-sept années, sortait sur grand écran l’un des plus grands films d’animation des studios Disney : La belle et la Bête. Ce film, qui avait chamboulé le cœur de bons nombres de spectateurs est dépoussiéré par ces mêmes studios qui ont dépoussiérés depuis quelques temps d’autres classiques comme Cendrillon, Le livre de la jungle, Peter et Eliott le dragon ou bien encore La belle au bois dormant.  Disney a-t-il encore frappé fort une fois de plus ?

Fiche Technique

 

Réalisé par Bill Condon

Genre : Fantastique, Romance,  Comédie Musicale

Film Américain

Durée : 2h10 environ

la belle et la bete live affiche

L’histoire

 

Dans un château, prêt d’un petit village Français, vivait un jeune prince capricieux et insensible qui, un soir, refusa l’abri à une vieille femme se trouvant être une fée qui, pour le punir, le condamna à vivre sous l’apparence d’une bête jusqu’à ce qu’il puisse aimer une femme, et s’en faire aimer en retour. Ceci, le délivrerait de ce sortilège ayant frappé son château et ses habitants. Les années passèrent, son désespoir ne faisait que s’agrandir. Qui pourrait un jour aimer une bête ?

Au village, non loin du château, vit une jeune fille : Belle, une jeune fille solitaire toujours plongée dans ces livres et vivant avec son père Maurice. Courtisée par Gaston, bellâtre dont toutes les filles du village sont folles, la jeune fille, par amour pour son père, choisira de prendre la place de ce dernier retenu prisonnier dans le château de la Bête après y avoir trouvé refuge.

 

Casting

 

Emma Watson : Belle

Dan Stevens : La Bête/Le Prince

Luke Evans : Gaston

Josh Gad : LeFou

Kevin Kline : Maurice, le père de Belle

Ewan McGregor : Lumière

Emma Thompson : Mme Samovar

Ian McKellen : Big Ben

 

Le grand classique de Disney en chair et en os

 

Après Maléfique, Cendrillon, Le livre de la jungle et Peter et Eliott le dragon, c’est au tour de La Belle et la Bête d’avoir droit lui aussi à sa version live. Plus besoin de s’interroger sur le pourquoi du comment. Pour Disney a-t-il choisit de continuer à nous ressortir des histoires que l’on connaissait déjà étant enfant ? De mon coté, je pense que les versions live de ces classiques ont purement et simplement pour but de permettre à ceux qui ont horreur des dessins animés, de découvrir ces œuvres maintenant en chair et en os, avec de vrais acteurs, accompagnés d’effets spéciaux de qualités.

debut belle bete

Pour ceux qui, par contre, ont vu leur enfance bercée par ces films, ceux pour qui ces œuvres ont bouleversées pour certaines leur vie, Disney leur propose un léger remaniement avec quelques suppléments bons à prendre. Pour la Belle et la Bête, on retrouve exactement ce qui fait le charme de ces versions live. Néanmoins, avec un léger mieux. C’est un fait, le live de la Belle et la Bête est lourdement chargé en émotion. Avis aux nostalgiques et fans inconditionnels de l’œuvre de 1991, prévoyez au moins trois gros paquets de mouchoirs.

belle rose

Dans les années 90, jamais on n’aurait pu imaginer une seule seconde que bien plus tard, les dessins animés de notre enfance prendraient vie sous nos yeux. La Belle et la Bête, est l’un des Disney qui m’a plus émerveillé, qui m’a le plus émeut et que j’avais vu à l’âge de huit ans au cinéma. Le souvenir allant jusqu’à cette simple affiche du film mettant en premier plan la Belle, Lumière, Big Ben, Mme Samovar, Zip et Plumette, et à l’arrière plan, le château de la Bête avec, autour d’elle, un nuage formant le monstre repoussant. Il était donc logique que je me précipiterais en salle le jour de la sortie de ce film. Dès les premières secondes, juste en entendant le  retour du thème musical principal du dessin animé, toutes les émotions ressenties étant enfants, ont ressurgis.  Bien entendu, pour faire ressurgir tout ça, il fallait retrouver ce pour quoi ce film avait gagné mon cœur des années auparavant.

village belle bete

En toute objectivité, cette version est à l’image des autres versions live ne copiant pas bêtement le dessin animé. Le dessin animé avait une durée d’une petite heure et demie. Cette version  gagne trois bons quarts d’heure. 40/45 minutes permettant de développer l’introduction du film narré cette fois par une femme (ce qui casse un peu le coté mystérieux je trouve), mais aussi la psychologie de la Belle et la Bête. On veut parler de leur passé, de leurs peines, parler de la mère de la Belle que l’on n’avait même pas mentionné dans l’animé, ou bien parler brièvement de l’enfance de la Bête et de pourquoi, adulte, il est devenu un prince aussi détestable.  De plus, d’autres scènes jamais vues, permettent de donner encore plus de profondeur à notre film.  Une manière de monter en puissance, progressivement, l’attirance mutuelle entre nos deux héros.

 

D’une beauté à couper le souffle

 

Parlons de l’esthétisme du film. L’élément que les fans attendaient au tournant. Travail PHENOMENAL. Les maisons du village où vit la Belle, la célèbre fontaine où elle se rendait pour lire son roman en compagnie de moutons, le château de la Bête, la taverne de Gaston, TOUS les décors que vous avez pu voir dans le dessin animé sont là, placés, décorés, détaillés au millimètre prêt de la même manière. Sauf pour la maison de Maurice et Belle qui cette fois, se retrouve logée dans le village. On ne compte pas en rester là. Rappelez-vous des costumes, des coiffures.

Tout ce qui était dans le dessin animé prend réellement vie.  Les serviteurs de la Bête ayant pris la forme d’objets, ils bénéficient d’un relooking (pas trop fan de Mme Samovar et Zip dont les yeux et bouches semblent peint à l’aquarelle), histoire d’apporter un peu plus de crédibilité au film qui ne doit pas se rapprocher sur cet élément, du dessin animé. Résultat : une pure merveille. Il faut le voir pour le croire. Et en prime, leur caractère n’a pas bougé d’un pouce. Pareil pour les musiques époussetées pour l’occasion. Alan Menken qui officiait déjà comme compositeur sur le film de 91 est de retour. Les costumes (la robe de bal de Belle avec une sorte de bijou ornant le tour de l’oreille), les accessoires, les décors, les effets spéciaux, apportent tout ce qu’on attendait d’un Disney et d’un film sur La Belle et la Bête. La bande annonce ne mentait pas, les nostalgiques retrouveront bel et bien les moments cultes/importants du dessin animé de leur enfance.

belle bete

Quant aux chansons, nombreuses, on les retrouve aussi, puis on y en ajoute de nouvelles (vous allez entendre la Bête pousser la chansonette et c’est puissant), on a réécrit les paroles pour certaines. Rien de bien méchant pour tous ceux qui connaissent par cœur les paroles des « Bonjour Belle, Je ne savais pas, Histoire éternelle », ou la festive « C’est la fête ». Pour cette dernière, attendez-vous à voir un vrai spectacle comme l’animé. Vous allez voir très vite la différence entre l’animé et le live. Les chorégraphies mises en scène pour toutes les séquences chantées respirent l’air pur et vivifiant d’une pièce du Théâtre de Broadway. La Belle et la Bête Live : le mariage entre comédie musicale et le cinéma. N’oublions pas de mentionner le nombre incroyable de figurants utilisés pour ce film. Rien que pour la scène d’ouverture, on n’en compte pas moins de 150.

 

Quand un dessin animé prend vie

 

Parlons brièvement des acteurs. Pratiquement aucuns reproches à faire, le choix des interprètes est parfait, sauf pour le doublage Français un brin raté (par contre excellent choix pour Léopoldine Serre qui s’occupe du doublage de Belle, Yoni Amara pour la Bête, et Marc Arnaud pour Gaston). D’ailleurs, mention à la terriblement attachante Emma Watson complètement imprégnée par le personnage qu’elle interprète merveilleusement, tout comme Dan Stevens. La perle revient à Ewan McGregor, Emma Thompson, le grand Ian McKellen, Stanley Tucci et Josh Gad qui s’en donnent à cœur joie. Que d’émotion en les retrouvant en personne à la fin du film.

gaston

A la rigueur, on pourrait trouver que Luke Evans en égocentrique Gaston (présence à l’écran remarquable et costume copie conforme de celui porté par le personnage du dessin animé) fait un peu moins balèze, rustre et primitif que son homologue animé. Maurice, interprété par Kevin Kline est quant à lui moins farfelu, plus sage, plus torturé avec toujours un petit coté humoristique. Il n’est par ailleurs plus vraiment concepteur, inventeur de machines novatrices (je vous laisse découvrir le film). Qu’importe, son alchimie avec Emma Watson marche, et c’est le principal à retenir, tout comme l’alchimie authentique entre Emma et Dan Stevens. Peut-on faire aussi tendre et romantique que leur histoire? Pour du romantisme vibrant, vous pouvez comptez sur Bill Condon, connu pour les deux derniers chapitres de Twilight.

bal belle bete

S’il fallait légèrement chipoter, on pourrait parler du choix des angles de la caméra lors du moment le plus « love », le plus culte de cette histoire : la scène de danse dans la salle de bal. Séquence manquant légèrement d’émotion. Autres petits points négatifs, certains moments manquent d’intensité comparé à l’animé :

  • Maurice rencontrant la Bête (passage terrifiant dans l’animé puisque, jouant sur les ombres et les sons),
  • Ou bien encore la scène de la bibliothèque de la Bête.

Alors voila, malgré tout, avec tout ce positif, quel intérêt de voir une œuvre qu’on peut déjà voir en dessin animé ? Encore un remake inutile ? Une nouvelle réinterprétation de l’histoire qu’on avait vue dernièrement sous la plume du réalisateur Christophe Gans ? Et bien non, ce n’est pas un remake, c’est une adaptation sous une autre forme que celle du dessin animé. Rien que ça suffit à nous obliger à tout repenser, découvrir d’une autre façon. Le développement de l’intrigue, des personnages, d’ajout de nouveaux personnages (la mystérieuse mendiante se nommant Agathe), tout est bien plus complexe, moins survolé que l’animé.Deux conseils : restez pendant le générique de fin pour admirer la jolie présentation des protagonistes de notre histoire accompagnée par une chanson de Céline Dion qui vous offrira une fois encore un joli cadeau pour vos oreilles, et, pour ceux qui préfèrent la vo à la vf, préférez sans hésiter la vo, rien que pour les chansons.

 

Au final, La Belle et la Bête « Live », c’est tout ça : la délicatesse, l’élégance, l’émotion, l’effrayant et le sombre que l’on avait pu voir dans son homologue animé.  Le jeu des couleurs, des lumières, des ombres, les effets spéciaux, le relooking pour l’occasion du logo Disney, le jeu des acteurs, la retranscription du dessin en film, les chansons, les musiques, les décors, les costumes, la modélisation des personnages ensorcelés, réussite totale pour un Disney Live que vous n’êtes pas prêt d’oublié.

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Classé dans :Comédie musicale, Disney, Fantastique, Romance, romantique

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