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Alien Covenant: Dans l’espace, personne n’entendra les fans crier

Malgré l’accueil hostile réservé à son faux préquel d’Alien intitulé Prometheus, Ridley Scott revient cinq ans plus tard avec Alien Covenant, suite de Prometheus censée apportée les réponses aux questions laissées en suspend et peut être, réparer toutes ces erreurs inexcusables. Nous sommes en 2104, bienvenus à bord du Covenant…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Ridley Scott

Genre : Science fiction, Épouvante, Horreur, Action

Film Américain, Britannique

Durée : 2h02 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

alien covenant affiche

L’histoire

 

En 2104, l’androïde Walter réveille de sa biostase tout l’équipage du Covenant, vaisseau chargé d’envoyer 2000 colons vers une planète habitable : Origae. En chemin, leur vaisseau intercepte un signal venant d’une autre planète habitable non détectée jusqu’alors. Le commandant Oram prend la décision de s’y rendre et découvre là bas ce qui pourrait faire une nouvelle planète pour les humains. Mais la joie sera de courte durée lorsque l’équipage, sur les lieux, découvrira qu’il n’est pas seul…

 

Casting

 

Michael Fassbender : Walter/David

Katherine Waterson : Daniels, second du capitaine

James Franco : Jacob Branson, mari de Daniels

Billy Crudup : Oram, capitaine du Covenant

Danny McBride : Tennessee, le pilote du Covenant

Amy Seimetz : Faris, la femme de Tennessee

Carmen Ejogo : Karine, biologiste et femme d’Oram

Demian Bichir : Lope, chef de la sécurité sur le Covenant

Jussie Smollett : Ricks

Callie Hernandez : Upworth

Guy Pearce : Peter Weyland

 

Alien Covenant ou comment faire pire que Prometheus

 

Un fan n’abandonne jamais. C’est en tout cas ce qu’il fait à chaque fois qu’une suite de sa franchise préférée sort au cinéma. Même si la préquelle, le reboot ou la suite du film précédent l’a déplu, il y va quand-même, quitte à souffrir une fois de plus, gardant toujours cette parcelle d’espoir. Et si enfin il allait sortit de la projection sans avoir envie de zigouiller le réalisateur ? Comme pour Prometheus, je ne sais pas si je dois aimer ou détester Alien Covenant.  La bande annonce laissait entrevoir une sorte de réinterprétation de Prometheus, comme si Scott voulait réparer toutes ses loufoqueries introduites dedans.

debut alien covenant

Les premières minutes donnaient bon espoir. Tout ce qui faisait le charme des Alien, on le retrouvait : ambiance sombre et glauque, bande son mystérieuse. Naïveté de penser ça. Bien que n’abandonnant pas son ambiance au fil de l’intrigue, Alien Covenant allait continuer sur sa lancée amorcée par Prometheus, tout en ne pouvant s’empêcher de se rapprocher lentement de la franchise Alien (alors que le réalisateur persistait à dire que ce n’était plus le même univers).

fin alien covenant

Résultat, passé une belle première heure accompagnée de plans grandioses et d’idées scénaristique intéressantes, réécriture du mythe d’alien, le tout, suivit par du repêchage flagrant. Scott ne veut plus qu’on fasse de lien avec Alien, mais il ne peut s’empêcher  de piocher dans ces films, reproduisant les mêmes erreurs que Prometheus sauf que là, nous n’étions pas dupe en allant voir le film. Tout du moins, on était sceptiques.

Beaucoup de fans avaient mal digéré cet étron qu’a été Independance day 2, gros doigt d’honneur aux fans ayant découvert le film dans les années 90. C’est au tour d’Alien Covenant de suivre le mouvement. C’est simple, Scott ne sait plus comment poursuivre sa préquelle, récupère les idées des autres réalisateurs de la franchise (bouh le copieur), inventant de nouvelles explications toujours invraisemblables, jusqu’à trouver une origine immonde aux xénomorphes, tout en les ridiculisant comme jamais. Là encore, difficile de ne pas ressortir de nouveau le dossier Alien Vs Predator dont certains fans étaient outré de l’intelligence plutôt limitée des Aliens. Voyez ce qu’on leur fait subir dans Alien Covenant et pleurez. Ça n’a aucun sens. Le réalisateur a vraiment décidé de ne plus respecter sa propre franchise et encore moins de ses fans. Logiquement, un fan vous dira qu’on ne peut pas considérer Covenant comme bon.

vaisseau alien covenant

Alors voila, Ridley Scott, pour essayé d’apporter un peu de nouveautés/originalités et combler les vides de ce film on ne peut plus classique, il va introduire un nouvel androïde : Walter. Tout le contraire  de David trop humain et égocentrique. Fassbender surprend une fois de plus. On est prit de sympathie pour ce personnage, et ce sera bien le seul. David quant à lui est officiellement de retour. On développera le personnage,  tout en nous racontant ce qu’il c’est passé entre la fin de Prometheus et le début de Covenant. Ce personnage tient visiblement une importance capitale pour la suite des évènements. Bien que je trouve bizarre le fait de mettre au premier plan un androïde alors que dans les Alien, un androïde était toujours l’équivalent d’une roue de secours. Malgré tout, rien que le twist final réussit à donner un semblant d’envie de voir la suite. Si par contre vous avez vu Life, ça sonne du presque copier-coller…ENCORE… . Et le désastre n’est pas terminé.

xénomorphe alien covenant

Scott nous livre un sous alien remplit de fautes de mauvais gout et de bêtises donnant la sensation qu’il prend le spectateur pour un imbécile ou qu’il n’a jamais vu un film de sa vie:

  • Plus d’Aliens en animatronique (même pas pour des plans lointains), tout en CGI (on dirait qu’on a fait un bond de 20 ans en arrière), et à chaque fois surexposé (d’où le fait qu’il ne surprend plus),
  • Le personnage de Daniels passant la majeur partie du film à chialer, bouder, faire sa duck face, tentant d’imiter sans jamais y parvenir, le jeu de Sigourney Weaver alias Ellen Ripley. Ca ne suffit pas de copier le look de ce personnage, il faut aussi avoir un charisme similaire et là, on aurait plutôt envie qu’elle trépasse au plus vite.
  • Les Aliens sortant maintenant par tous les orifices possibles (nez, dos, bidon, au choix de bestiole),
  • Le sort réservé au personnage interprété par James Franco. L’acteur n’a-t-il plus aucune estime de lui-même ?

 

Quand papy Scott se mettait à gatouiller

 

Toujours aucune réponse sur le pourquoi du comment concernant les ingénieurs qui ont voulu détruire l’espèce humaine.  On n’évoquera même pas leur nom. C’est dire à quel point Prometheus, on essaye de vous le faire oublier, tout en y tirant quelques éléments histoire de ne pas se foutre encore plus de nous. Le pompom revient aux décisions des personnages.  Scott a là aussi réussit à faire pire que Prometheus. Attention, ça vire au sketch. Voyez plutôt :

  • Le personnage de Faris est mythique. La jeune femme multiplie les maladresses lorsqu’elle se retrouve face à un xénomorphe. Et ça glisse sur une tache de sang, et ça se coince la jambe en refermant précipitamment une porte pour s’enfuir, et ça tire au fusil à coté de la grosse bêbête pour au final se faire tuer d’une manière tout aussi ridicule (Révélation de l’année : le ridicule tue). Ne manquait plus que l’ajout d’une musique d’un sketch de Benny Hill pour accompagner cette séquence hilarante malgré elle (ou c’était fait exprès et là, je m’incline devant le génie),
  • Notre savant fou de David levant les bras face à la création d’un néomorphe (bébé xénomorphe qui prend sa taille finale en 1minute montre en main) qui imite son créateur, prenant l’androïde pour sa moman.
  • Un mec qui met sa tête au dessus d’un œuf ouvert juste parce qu’on lui a demandé de le faire (sachant que celui qui lui a demandé ça l’avait trahie 2 secondes plus tôt)
  • Et je vais m’isoler pour faire pipi, et je vais prendre une douche alors que je sais qu’une grosse bêbête rode dans les parages. Insouciance, Alzheimer ou tout simplement bêtise?
  • Quand au fait de débarquer sans combinaison sur une planète supposée habitable, ça fait peur.

scott covenant

Demeure de la bonne volonté comme rectifier quelques erreurs matérielles dans Prometheus. La technologie colle plus à l’époque, l’ambiance sombre et glauque à l’image de la musique colle bien plus à l’univers Alien. Pour ce qui est de l’intrigue de sa suite, pas si inintéressante si on la sort de l’univers Alien, le mal est déjà fait, impossible de réparer quoi que ce soit sans s’enfoncer encore plus dans l’incohérence. Ce qui attend le fan d’Alien risque de le faire grincer des dents de nouveau, se demandant quand ce cauchemar prendra fin.

alien neil blomkamp

Horreur lorsque l’on apprend que la vraie suite d’Alien (Neil Blompkamp en réal et Sigourney Weaver/Michael Biehn de retour) a été récemment abandonnée définitivement, tout ça parce que Scott a fait son petit caprice, renommant son Prometheus 2 en Alien Covenant, juste pour enterrer son concurrent et donner la priorité à sa nouvelle série de films faisant le lien avec Alien Le huitième passager. Le réalisateur âgé de bientôt 80 ans écrira des scénarios jusqu’à son dernier souffle pour le pire, et pour le pire. Heureusement que son histoire de préquelle de Blade Runner ne c’est jamais faite. C’est au moins ça de sauvé. Dire que dans son jeune âge, Scott était un vrai visionnaire à la filmographie exemplaire…

 

Au final Alien Covenant arrive à faire PIRE que Prometheus. Pourtant, c’est très beau, les scènes d’actions sont bien menées, l’ambiance est plus sombre et angoissante que la préquelle, les musiques dans le ton du film, les questionnements philosophiques très intéressants (la création, la relation entre Walter et David, le deuil,…), MAIS tout est prévisible à des kilomètres malgré une fin inédite et originale, aucune frayeur, aucune surprise (sauf le twist final, seul point positif), les Aliens tout en CGI sont immondes, les personnages sont peu développés et franchement débiles (prétexte à vous offrir de la scène gore), et, le clou du spectacle, il revient à l’histoire encore une fois pleine d’incohérences scénaristiques où le fan de la franchise Alien passera  son temps à se dire :  » mais pourquoi?! ». A choisir entre Life et Alien Covenant, préférez Life. Lui au moins n’a pas de problème d’égo.

 

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Classé dans :Action, épouvante, Horreur, Science Fiction

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