Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

They call me Baby Driver

En 2013, la Blood and Ice Cream Trilogy se concluait avec Le dernier pub avant la fin du monde. Cette année, le réalisateur Edgar Wright, sorte de cousin British de Quentin Tarantino carburant aux références de la culture pop revient au cinéma avec un film de braquage : Baby Driver, nous contant l’histoire de Baby, getaway driver ne pouvant conduire qu’en écoutant sa playlist composée à la minute près, en fonction des exploits de conducteur qu’il aura à accomplir. Attention les yeux et…les oreilles !

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Edgar Wright

Genre : Action, Thriller, Policier

Film Britanno-américain

Durée : 1h53 environ

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

baby driver affiche

L’histoire

 

Baby, jeune garçon vivant avec son tuteur sourd et muet, officie en tant que chauffeur pour des braquages de banques afin de payer sa dette. Lorsqu’il fait la connaissance de Debora, une serveuse, Baby décide de quitter la criminalité, quitter sa ville de résidence, et changer de vie. Seulement, ce n’est pas aux gouts de Doc, son employeur…

 

 

Casting

 

Ansel Elgort : Baby

Kevin Spacey : Doc

Lily James : Debora

Jon Hamm : Buddy

Eliza Gonzales : Darling, la petite amie de Buddy

Jamie Fox : Bats

Jon Bernthal : Griff

 

Plus sympa et plus réaliste que Fast and Furious

 

On y vient direct. Mettez de coté vos préjugés sur le film dont nous allons parler. Oui, sa bande annonce, son affiche, son coté rétro, sa bande son rétro, son héros cool pas bavard, conducteur hors pair portant des lunettes de soleil, et son introduction ressemblent quasiment traits pour traits à Driver, non, ce n’est ni une copie, ni un remake, ni une version plus djeuns du film de Nicolas Winding Refn , et encore non, la petite critique marketing de (film le plus cool jamais tourné) placée en haut de l’affiche ne mentait pas (pour une fois).

romance lily james ansel elgort baby driver

Baby Driver, il a son style, son rythme, son ambiance. En plus de ça, entre ses scènes de braquages survoltées, il parvient à y placer une histoire d’amour à la fois mignonne, tendre et sincère, ainsi qu’un soupçon de drame et de thriller, des scènes d’action à pied parfois violentes (au programme : castagne et fusillades), et de la comédie barrée (cf la scène de repérage à la poste figurera sans aucun doute parmi les classiques) made in Edgar Wright (version plus soft qu’un Shaun of the dead ou Scott Pilgrim).

 

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LE plaisir supplémentaire : le casting bien entendu. Entre Ansel Elgort et son coté cool à la James Dean, écouteurs aux oreilles, Ipod dans la poche, bougeant comme un danseur et à l’aise dans tout type de scène et l’adorable, la souriante et attachante Lily James, il y a l’énigmatique Jon Hamm raide dingue amoureux de sa dulcinée, la pétillante Eliza Gonzales (touche glamour et sexy), le charismatique Kevin Spacey  en chef de meute et Jamie Fox, jouant un gangster cinglé effrayant. Comme si ça ne suffisait pas, Jon Bernathal, notre nouveau Punisher et « peut être » futur successeur de Robert De Niro, passera nous faire un petit coucou lors d’une apparition marquante.

casting baby driver

Edgar Wright, avant de commencer le tournage de son film il a étudié plusieurs films de braquages. De Bullit en passant par Braquage à l’Italienne et Driver de Walter Hill, le réalisateur à minutieusement décortiqué son histoire, histoire de comprendre mieux comment il devra filmer ses scènes de course poursuite. On l’avait déjà vu à l’œuvre dans Shaun of the dead et Hott Fuzz : Wright sait rythmer ses films. Dans Baby Driver, très peu de moments silencieux, le réalisateur et son équipe se laissent guider par leur montée d’adrénaline. Seulement, à la différence de ces films précédents, notre réalisateur britannique c’est tout particulièrement attardé sur la bande originale de son film. Pourquoi ? Vous allez le comprendre tout de suite.

 

Quand la musique dicte le rythme

 

Ce qui marque d’emblée dans Baby Driver, c’est sa bande originale comportant pas moins d’une trentaine de titres tous au style différent. Ainsi, on peut aussi passer par du Simon and Garfunkel (et leur morceau Baby Driver, qui a inspiré son titre à Edgar Wright) que par du Queen (groupe visiblement fétiche du réal), en passant par Les Beach Boys. Dans tout film, la bande originale est importante, c’est elle qui intensifie l’émotion lors de diverses scènes. Parfois, elle sert même de tempo, de rythme aux d’action.

musique baby driver playlist

Comme par exemple dans Baby Driver où Edgar Wright utilise les titres musicaux de sorte à ce qu’ils guident l’action, le mouvement. Si on décortiquait chaque scène musicale, on pourrait dire que c’est tout une chorégraphie auditive à laquelle nous assistons. Jamais on n’avait vu un film de ce genre réaliser de cette manière. Alors oui, ça tambourine pas mal dès le départ, peu de moments seront sans musiques, il y a aussi ce bruit d’acouphène (ou de larsens à répétitions) qui n’est pas là pour vous percer les tympans ou vous vous faire lever de votre fauteuil pour aller voir un employé et lui signaler un problème de son. Ce bruit, il sera expliqué en cours de film. Autre chose d’important : chaque chanson raconte le propos accompagnant sa scène, annonçant ce qu’il va se passer. Les chansons sélectionnées minutieusement par Wright ne sont pas un hasard, tout a été calculé, comme ce qui touche le visuel de la mise en scène.

baby driver voiture

Pour les « pseudos » points négatifs, si on ne sait pas où veut nous conduire Wright, on risque de ressortir de la séance assommé physiquement et auditivement. Oui, c’est une qualité et ça peut être un défaut : le trop plein de musiques (ou je me fais vieux).  Elle est pratiquement omniprésente mais c’est elle qui dicte les interactions entre les personnages. Partant de là, vous apprécierez grandement ce film. Quant au scénario, oui il parait simpliste, et pourtant, comme pour le plan d’un braquage, le film répond à un schéma bien coordonné. Notre histoire est bien plus riche qu’elle n’y parait. On a quand même droit à un développement de Baby (notamment son passé et ses flashbacks, et la raison pour laquelle il ne lâche pas sa musique), sa rencontre et son début de relation avec Debora, son histoire avec son tuteur, l’histoire de chaque braqueurs (les groupes seront modifiés) et les futurs enjeux (il y en a plusieurs). Les 1h54 passent vite, pas le temps de vraiment respirer, nous sommes comme « happés » par l’histoire, la musique et le jeu sympathique des acteurs.

 

Stop ! Je relance la chanson. Allez-y !

 

Au final, plus authentique, plus modeste et plus fun qu’un Fast and Furious, Baby Driver mérite tout le buzz tourné autour de lui. C’est cool, drôle, touchant, mignon, stressant, romantique, rythmé,  fou, prenant, swinguant, Edgar Wright a réinventé le genre en un seul film. De quoi donner cette sensation jouissive de découvrir avec des yeux tout neufs, le nouveau monde du cinéma.

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