Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Mad Max 2: Ma vie de guerrier de la route

Deuxième volet de la série Mad Max, George Miller de retour derrière la caméra, Mel Gibson devant, summum du film d’action culte des années 80, road movie immersif, Mad Max 2 The road Warrior nous propulse dans une nouvelle société où l’humanité est redevenue primitive, le cauchemar règne en maitre, dans le rugissement du moteur de son Interceptor, un homme hanté par son passé erre sans but par les terres désolées…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par George Miller

Genre : Action, Science fiction

Film Australien

Durée : 1h35 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

mad max 2 poster

L’histoire

 

Après la perte de sa famille et de son meilleur ami, Max, accompagné de son chien, vit désormais en marge, sillonnant les routes sans autre but que de récupérer de l’essence. Dans ce nouveau monde livré à la violence où la loi du plus fort l’emporte toujours, notre guerrier de la route fera la rencontre d’une bande de survivant posséda une réserve de pétrole constamment assaillie par une bande de motards menée par Le seigneur Humungus. En échange de quelques litres d’essence, Max propose son aide à la communauté voulant échapper à Humungus et ses hommes…

 

 

 

Casting

 

Mel Gibson : Max Rockatansky

Bruce Spence : Capitaine Gyro, le pilote de l’autogire

Vernon Wells : Wez, le motard à l’iroquoise rouge

Emil Minty : l’enfant sauvage

Mike Preston : Pappagallo, le leader des fuyards

Kjell Nilsson : le seigneur Humungus

Virginia Hey : la femme guerrière

 

George Miller, ce visionnaire

 

LE meilleur épisode de la quadrilogie, pièce maitresse du film post-apo aux allures de série B, Mad Max 2, ou Road Warrior, n’a pas besoin d’être vu en 4D pour sentir le cuir, l’essence et la sueur. Sous ce soleil assommant où le seul panorama que nous ayons est ce désert Australien, sali par la poussière recouvrant pratiquement toutes les routes goudronnées à cause de fous du volant faisant vibrer violemment le moteur de leurs voitures customisées, nous retrouvons Max Rockatansky.

vlcsnap-2017-08-20-18h31m39s500

Toujours au volant de son Interceptor V8, notre guerrier vêtu de cuir a prit un léger coup de vieux, gagnant en crédibilité et surtout, en classe. Mèche blanche sur le coté de la tête, petite barbe, sans attaches autre que son chien, solitaire, vivant sans véritable but, ne se préoccupant pas du sort du monde qui l’entoure, le justicier n’est plus. Max, c’est un guerrier de la route, comme le titre du film l’indique clairement.

vlcsnap-2017-08-20-18h33m14s430

Notre film démarre sur les chapeaux de roues, répondant direct aux questions que l’on se posait lors du premier opus (que vous n’êtes pas obligé de voir si son rythme lent vous rebute).  Ça y est, le monde a définitivement basculé dans le chaos. Le peu de survivants qu’il reste sur cette Terre désertique ne se bat plus que pour deux choses : l’essence et sa survie. Le pétrole, celui qui le détient, c’est celui qui détient le pouvoir absolu. Plus d’électricité, plus de police, plus d’avocats, plus de maisons, plus d’immeubles, plus de commerces, pour achever ce monde en beauté (et par ailleurs tirer la sonnette d’alarme sur ce qui nous pend au nez),  la nourriture et l’eau sont devenues une denrée rare.

vlcsnap-2017-08-20-18h43m53s508

Résultat, en plus de récupérer tout et n’importe quoi (en espérant trouver des objets utiles), on mange ce qu’on trouve quitte à devenir un cannibale. C’est là que vous découvrirez que Max, il a un pêché « mignon » : la Dinki-Di, soit une pâtée…pour chien.  Si la famine et/ou la déshydratation n’ont pas raison de vous, les maraudeurs s’en chargeront ! Mad Max 1 avait beau évoluer dans un univers post apocalyptique, dans Mad Max 2, là, on se sent vivre dans un monde n’étant que désolation.

 

« Quand le monde tournait au carburant noir et que florissaient dans les déserts de grandes cités de tubes et d’acier… Disparues, maintenant, balayées… Pour des raisons aujourd’hui oubliées, deux puissantes tribus entrèrent en guerre allumant un brasier qui les dévora toutes les deux. Sans carburant, elles n’étaient rien. Leur empire était de paille. Le grondement des machines hoqueta et s’éteignit. Les chefs parlèrent, et parlèrent… Et parlèrent encore. Mais rien ne pouvait endiguer le désastre. Leur monde s’écroula… »

 

Un opus surpassant son prédécesseur déjà parfait

 

Des personnages secondaires marquants et attachants, ce n’est pas ce qui manque dans Mad Max 2 :

  • Le seigneur Humungus, chef de file d’une bande de pillards, prince de la paix et de la guerre, le grand ayatollah des plaines et des montagnes, gros balèze effrayant, bien baraqué, portant un petit slip clouté et un masque de Hockey en fer cachant son visage défiguré (le frère caché de Jason Vorhees ?), tenant en laisse depuis peu  Wez, motard timbré coiffé d’une crête rouge qui a une dent contre Max après leur première rencontre,
  • Le Capitaine Gyro, un aviateur pilote de l’Autogire (sorte de fusion Voiture/hélicoptère), personnage sympathique apportant une touche d’humour au film, évoluant (c’est le personnage qui évoluera le plus), passant du stade de brigand à larbin de Max puis ami de ce dernier,
  • L’enfant sauvage, un petit garçon vivant avec le groupe des Fuyards se liant d’amitié avec Max, faisant retrouver à ce dernier sa part d’humanité, comme s’il redevenait le superflic qu’il avait été autrefois. Ce gosse armé d’un boomerang en acier qu’il maitrise tellement qu’il dégommera un des hommes d’Humungus, ne parle pas (hormis quelques grognements de clébard), il a un look de garçon préhistorique, il est un brin collant, il est agile, il fait des pirouettes, il est un atout majeur.

 

N’oublions pas d’autres personnages que l’on voit trop peu à l’écran comme le mécanicien, la jolie guerrière, et Papaggallo le leader des fuyards. Dommage de ne pas avoir développé les hommes et femmes de cette communauté bien que le but n’est purement et simplement que de les faire fuir leur forteresse.

vlcsnap-2017-08-20-18h46m13s919

George Miller, de retour à la caméra, suite au succès de Mad Max 1, voit le budget de sa suite triplé. Clairement, ça se remarque dès le départ que ce soit en terme de possibilités de mise en scène ou bien de la diversité des costumes, véhicules et décors (faut bien se construire un habitat voir une forteresse pour se protéger des autres). Certains se plaignaient du rythme un poil lent du premier opus, ce deuxième épisode va les réconcilier.

vlcsnap-2017-08-20-18h37m05s341

Peu de moments calmes, la violence n’est plus montrée de manière subjective, c’est aussi violent psychologiquement que physiquement. Courses démentes, cascades, explosions, gros cylindrées, flingues, arcs, castagne, le réalisateur s’en donne à cœur joie, ne se détournant pas de ce qui a fait le succès de son film précédent aux allures de western futuriste fait de sauvageries. Pas d’effets spéciaux, on l’a fait old school. Prises de vues réelle, cascades réelles.  C’est un fait, les costumes font kitchs à cause de la surenchère de maquillage et tenues improbables, n’oublions que dans ce nouveau monde, beaucoup ont sombré dans la folie.

 

Au final, chef d’œuvre indiscutable du cinéma d’action/science fiction, Mad Max 2, c’est LA perfection incarnée en termes de narration,  de plans symboliques, de mise en scène inspirée, d’esthétisme immersif, de cascades de bagnoles spectaculairement réalistes sans retouches numérique, de costumes punk version sado-maso/heavy métal , ainsi que d’un jeu d’acteur excellent où l’interprétation de Mel Gibson brille encore plus que dans l’opus précédent. Courses poursuites furieusement hystériques, fun à souhait où des véhicules à la customisation surpassant l’inventivité vue dans le vieux cartoon « Les fous du volant », écrabouillent des corps, enchainent les accidents, le tout souligné par une bande son rythmée signée Brian May. Du grand cinéma, ni plus, ni moins.

Publicités

Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Classé dans :Action, Films cultes et sagas à voir, Mel Gibson, Science Fiction

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :