Chucky/Andy : une amitié éternelle

Les fans de croque-mitaines l’attendaient, la poupée tueuse culte inventée par Don Mancini en 1988 dans Jeu d’enfant (Child’s Play) fait son grand retour dans un septième volet. Retitré en France par « Le retour de Chucky » (Cult of Chucky), notre célèbre poupée tueuse n’a pas prit une ride et entend bien se venger de la jeune Nica internée dans un asile psychiatrique. Nouvelle esthétisme pour la saga, ce septième épisode fun, mélangeant comique et horreur, va vous sidérer…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Don Mancini

Genre : Epouvante, Horreur, Thriller

Film Américain

Durée : 1h40 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

le retour de chucky affiche

L’histoire

 

Nica Pierce, internée dans un hôpital psychiatrique pour criminels depuis quatre ans, est convaincue d’avoir tué à la place de Chucky toute sa famille. Mais lorsque la terreur s’empare des lieux après une série d’évènements terrifiants et mystérieux depuis l’arrivée d’une nouvelle poupée brave gars dans les locaux, la jeune femme persuadée d’être schizophrène, remet tout en question. Chucky est-il de retour pour finir enfin de se venger d’elle ?

 

 

Casting

 

Brad Dourif (VF : William Coryn) : Chucky/Charles Lee Ray

Fiona Dourif : Nica Pierce

Alex Vincent : Andy Barclay

Jennifer Tilly : Tiffany Valentine

Summer H. Howell : Alice Pierce, la nièce de Nica

Zak Santiago : Carlos, l’infirmier

Michael Therriault : Dr. Foley, psychiatre « un peu tordu » chargé de la thérapie de Nica

 

Don Moncini, ce réalisateur de génie qui côtoyait les grands du cinéma d’horreur

 

Septième opus pour la franchise Chucky, on peut dire que depuis « Jeu d’enfant » en 1988, Don Mancini, scénariste de la franchise puis réalisateur dès l’épisode 4, a fait son petit bout de chemin. A chaque film, une évolution, de nouvelles idées, des assassinats originaux, une histoire stressante, des répliques et scènes cultes. Passé l’épisode 4, le réalisateur a voulut s’éloigner des trois premiers opus, optant pour un film d’horreur basculant droit vers du slasher à l’humour noir, allant même jusqu’à quelque peu dénaturer  son antagoniste.

cult of chucky promo

Depuis La malédiction de Chucky, tournant pour la franchise, tournant dans la carrière de Don Mancini. Exit le slasher, le trop plein d’humour noir, et ce véritable théâtre de marionnettes un peu trop ridicule (Chucky marié, Chucky père de famille), place à un retour aux sources. La malédiction de Chucky n’aura pas été qu’un retour aux sources se renouvelant au passage (nouveaux personnages). Ce sixième épisode, d’un point de vue technique nous montrait que Mancini voulait changer de direction artistique, optant pour de nouveaux effets spéciaux, des jeux d’éclairage, de silhouettes, ainsi que des plans iconiques.

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Toujours vivant, rassurez-vous, toujours la banane, toujours debout, il est pas né, ou mal barré, le crétin qui voudra m’enterrer…

Pour ce septième opus baptisé « Cult of Chucky », Don Mancini va plus loin et scénaristiquement, et esthétiquement, allant jusqu’à titiller de près les nouvelles pointes du film d’horreur telles que James Wan (Conjuring) ou Andy Muschietti (Mamma). Plus de grandes maisons, plus de fabrique de jouets, plus de camp militaire, notre poupée tueuse pose ses petites bagages dans un asile psychiatrique. De quoi rendre plus cinglés les cinglés. Chucky n’a pas choisit ce lieu au hasard puisque depuis ses aventures précédentes, notre tueur c’est un fait un nouvel ami, plutôt UNE nouvelle amie : Nica Pierce, une jeune femme en fauteuil roulant.

 

Précédemment dans La malédiction de Chucky…

 

Dès années de cela, amoureux de la mère de la jeune femme lorsqu’il était encore un homme, Chucky alias Charles Lee Ray, avait tué le père de Nica pour entrer dans sa famille, espérant ainsi atteindre la mère de Nica et lui déclarer sa flamme. En se faisant repousser par cette dernière, il l’avait enlevée. La mère de Nica réussie à alerter la police mais avant de s’enfuir (c’est là que commençait donc Chucky 1), Charles se vengea sur l’enfant que la femme attendait en enfonçant son couteau dans son ventre, rendant ainsi Nica handicapée dès la naissance. Charles n’a jamais oublié Nica et a juré d’achever sa vengeance en la tuant.

malediction de chucky charles lee ray

Dans la malédiction de Chucky, il retrouva la trace de Sarah, la mère de Nica, et Nica. Véritable carnage, la poupée tua toute la famille de Nica mais ne réussie pas à tuer cette dernière emmenée par la police pour le meurtre de sa mère, sa sœur, et son beau frère. Considérée comme folle, Nica fut envoyée dans un hôpital psychiatrique pour criminels.

malediction de chucky andy

Six mois plus tard, grande surprise pour les fans : le retour d’Andy Barclay, trentenaire, récupérant un mystérieux colis à son domicile. Après l’enfance et l’adolescence difficile qu’il a vécut, on ne l’a lui fait pas. Il avait anticipé la venue de Chucky sortant du colis pour le poignarder et ainsi réussir enfin à finir ce qu’il avait commencé il y a plus de 20 ans. Se retournant avant même qu’elle n’atteigne son but, Andy, armé d’un fusil à pompe, fit feu sur la poupée stupéfaite.

 

Et on dit que je suis zinzin…

 

Quand Chucky joue les infirmiers

 

Le retour de Chucky, fait directement suite à La malédiction de Chucky.  C’est qu’on s’y est attaché à notre poupée depuis toutes ses années. Quel plaisir de le retrouver surtout après la fin si salivante de l’épisode précédent. Chucky, soit vous le détestez, soit il vous fait rire, soit il vous file les chocottes, qu’importe, il ne laisse pas indifférent. Une sacrée personnalité enfermée dans un petit corps. De quoi comprendre pourquoi il est si frustré, colérique, barbare et féroce. 30 ans que cette icône de la pop culture existe, 30 ans qu’on le voit mourir et revivre de toutes les manières possibles. Un véritable survivant.  Les fans de films d’horreur et surtout de croque-mitaines l’ont définitivement adopté et même s’il y a eu quelques ratés, leur amour est éternel.  En pensant poupée vivante, nous avons tout d’emblée cette réaction primitive : rire. Qui croirait à une histoire pareil?!

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Le retour de Chucky est à l’image de l’atmosphère régnante tout au long de cette suite. Folie et paranoïa ont beau toucher nos protagonistes, elles nous touchent aussi nous spectateurs qui découvrons qu’il n’y a pas UNE poupée Chucky mais QUATRE. Une en piteux état retenue par Andy (qui se fait un plaisir à torturer le coupable de ses malheurs), et trois autres infiltrées dans l’asile où vit Nica. Qui est la vraie ? Qui sont les autres ? L’un des trois pourrait-il être Glenn, le fils de la poupée ? Impossible puisqu’il était redevenu enfant dans Le fils de Chucky. Pourtant, dans les films d’horreur et au cinéma, rien n’est impossible. Ainsi, on s’interroge, on stipule sur ce que l’on voit à l’écran, s’agitant, voulant rapidement avoir le fin mot de l’histoire.

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Comme si ça ne suffisait pas, les hallucinations s’entremêlent avec folie et paranoïa. Tout comme Nica, nous n’arrivons plus à dissocier le vrai du faux. Une des réussites majeures du film enchainant rebondissements et surprises. Une première, du jamais vu dans la franchise. L’asile, le lieu principal de notre intrigue, a ce petit coté « pur », neuf. Tout est droit, tout est lisse, tout est blanc, tout est propre. C’était sans compter l’arrivée de Chucky qui va nous refaire la déco. Du blanc sur du rouge sang, ça va bien ressortir à l’écran. Vous vous en doutez, la poupée va semer la zizanie parmi les pensionnaires qui tentent de retrouver leurs facultés mentales.  Profitant de leur fragilité émotionnelle, Chucky manipule tout le monde comme des poupées. De quoi amener nombres de situations comiques malgré le contexte sérieux.

 

Okay, je vais t’expliquer un p’tit truc pour que tu comprennes bien.  J’suis une poupée destinée aux enfants et fabriquée à grande échelle dans les années 80 et je me tiens LA, je suis devant toi. Et à la main j’ai un scalpel, vachement bien aiguisé.

 

Bienvenue au « Chucky Show »

 

Un asile psychiatrique, parfait décor pour un film de Chucky.  Personne ne vous croit quand vous êtes interné, encore moins si vous dites qu’une poupée parle et commet des atrocités.  On pensait trouver pire qu’un gosse innocent, et bien non, on a des fous. Ce nouveau lieu permet à Don Mancini de rénover le film, offrir aux spectateurs quelque chose de nouveau dans la franchise.  Il voulait donc adopter une esthétique moderne sans pour autant dénaturer son film respirant bon les eighties.

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Ca a beau rester minimaliste, le réalisateur, en choisissant de désaturer la couleur pour qu’elle soit très propre et fasse ressortir le sang et les couleurs colorées de Chucky. Tout est fait pour remarquer le sang, le démarquer de tout le reste.  Les morts seront une fois encore originales (cf. : La scène du plafond de verre presque « poétique »), sanglantes, trash et choquantes.  On a vu déjà pire, ça n’en reste pas moins marquant.

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Pour l’équipe en charge de la conception du Retour de Chucky, le plus dur aura été de concevoir plusieurs Chucky.  Face à nous, un théâtre de marionnettes plus vraies que nature prend vie.  Les déplacements, expressions et gestuelle de la poupée ont bien changé, Mancini et son équipe s’en donnent à cœur joie et nous, on jubile.  Depuis la fin de La malédiction de Chucky, les fans inconditionnels s’attendent dorénavant à voir plein de têtes connues dans ce film : Andy et Tiffany par exemple. Tiffany a beau avoir un rôle mineur dans cette suite, Andy lui gagne en profondeur. Dans Le fils de Chucky, Tiffany, la poupée, a transférée son âme dans le corps de l’actrice Jennifer Tilly, son sosie parfait. Ici, son style a évolué, faisant ressembler la femme en femme fatale et sadique. L’actrice s’en donne à cœur joie, dommage qu’on sente son jeu quelque peu exagéré.

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Quant à Andy, toujours interprété par Alex Vincent, il est de retour, obtenant un rôle majeur bien qu’hélas moins présent que Nica, la star. Tout comme l’interprétation de Vincent, Andy a évolué considérablement. Adieu le petit souffre douleur,  bonjour le type costaud, bad ass, se défendant tout seul avec un véritable arsenal de Terminator. Andy est l’ami de Chucky jusqu’au bout, il l’a dit quand le garçon avait six ans, et il garde parole. Quel rôle Andy va-t-il jouer dans cette nouvelle aventure ? D’autres personnages iconiques de la franchise feront-ils une apparition ? Attendez-vous à de nombreuses surprises et retournements de situations de taille. Chucky bascule du coté de ces films au suspense haletant où tout est possible. Fans de Saw 1, Le retour de Chucky devrait vous satisfaire.

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Comment oublier la pauvre Nica, le nouveau souffre-douleur de notre poupée adorée ? Pour sa deuxième aventure, le destin de la jeune femme est lié à l’idée de faire quelque chose d’inédit.  Attendez-vous aussi de ce coté à voir un retournement de situation choc, amenant à tout repenser totalement la suite de l’histoire. Si huitième opus il y a, Chucky sera totalement différent de tout ce qu’il a été depuis sa création.  De quoi prouver que Don Mancini est le seul réalisateur de franchises horrifiques a avoir des idées brillantes et qui marchent. La fin de cette septième aventure ouvrant un univers entier de nouvelles possibilités pour la suite.

 

Tu sais, parfois, c’est cool de passer, tranquille, son vendredi soir avec son meilleur pote !

 

Au final, Le retour de Chucky, nouveau petit bijou de Don Mancini. Des retours surprenants, des effets spéciaux et un visuel de haute qualité, des meurtres originaux, du trash, de folie, de l’excentricité, de la violence, de l’héroïsme, de la revanche, de l’humour bien noir jamais lourd et pas si présent que ça, un coté psychologique bien mené,  du brouillage de pistes, des rebondissements et des surprises, des musiques enfantines et angoissantes, un huis-clos esthétiquement bien travaillé et mit en scène le tout assaisonné d’un coté schizophrénique amenant à jouer sur la perception de la réalité de nos héros. Macabre, tordu, cinglé, bardé de répliques et scènes déjà cultes, Le retour de Chucky, plus d’1h30 de véritable plaisir coupable. Aussi bon si ce n’est mieux que La malédiction de Chucky. Vivement la suite !

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