Evil dead: Ne louez jamais un chalet dans les bois

Incantations, réveil d’esprits maléfiques en sommeil, livre des morts « ou Necronomicon » relié en peau humaine et écrit avec du sang humain, possessions, prise de panique, fusil de chasse, hache, dague, le cauchemar commence pour Ash et ses amis, le cauchemar ne fait que commencer pour VOUS… . Bienvenue dans l’univers d’Evil Dead, premier long métrage de Sam Raimi réalisé en 1981.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Sam Raimi

Genre : Epouvante, Horreur

Film Américain

Durée : 1h25 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

evil dead 1981 affiche

L’histoire

 

Ashley, accompagné de sa sœur Cheryl, de sa fiancée Linda, et d’un couple d’amis Scott et Shelly, partent en vacances dans une cabane perdue dans la forêt. Dès le repas, le week-end tranquille se transforme en un cauchemar terrifiant dès que la trappe du sous sol s’ouvre toute seule…

 

 

 

 

Les personnages

 

Bruce Campbell : Ashley « Kamel » J. Williams. Posé, sage, timide, beau (mais pas trop), charmeur, gentleman, maladroit, sa vie basculera dans le cauchemar lors de son week end au chalet. L’homme de la situation, c’est Ash. Attendez de voir ce que lui réserve la suite !

 

Ellen Sandweiss : Cheryl Williams, la sœur d’Ash. Pseudo-intello, sensible, passionnée de dessin, toujours en retrait du groupe.

 

Richard DeManincor : Scott « Scotty », sacré boute-en-train, fêtard.

 

Betsy Baker : Linda, l’archétype de la demoiselle en détresse, la petite amie d’Ashley.

 

Theresa Tilly : Shelly, la petite amie de Scotty. L’archétype de la trainée.

 

L’opéra horrifique du grand Sam Raimi

 

Considéré comme culte pour beaucoup de cinéphiles amateurs de films d’horreur, complètement has been voir nanardesque pour d’autres, Evil dead, pas facile de dire si cette œuvre relève du génie ou si elle est véritablement mauvaise en étant vue à notre époque.

evil dead groupe jeunes arrivee chalet

L’image vieillotte digne d’un vieux super 8, le maquillage des femmes possédées, l’utilisation abusive de pâte à modeler étant ici votre pire cauchemar, des bruitages délirants dignes d’un délire cartoon, un scénario tenant sur un petit post-it, un déferlement de folie psychopathe, une ambiance mi-sérieuse/mi-hilarante, des personnages stupides et caricaturaux, absence de psychologie de ces derniers hormis celle du héros, des membres arrachés/coupés comme une tranche épaisse de jambon, une caméra semblant être possédée elle aussi par le diable, bref, un petit film indé horrifique parodiant presque les slashers.

evil dead pages necronomicon livre des morts

Pour apprécier le film à sa juste valeur, il va vous falloir rappeler votre naïveté d’antan, puis faire un bond de quelques années en arrière, s’imaginer découvrir pour la première fois au cinéma tard le soir le film sans jamais avoir vu des films cultes comme Les griffes de la nuit, La mouche, Aliens ou bien Le blob. Partant de là, Evil dead, on peut largement le considéré comme légendaire car oui, il est légendaire à n’en point douter. Un film d’horreur fait avec beaucoup d’amour pour l‘horreur. De nos jours, ce n’est plus le cas.

 

Regardez ces yeux ? Pourquoi c’est plus ces yeux à elle ? Pour l’amour du ciel qu’est ce qui est arrivé à ces yeux ?!!

 

Après avoir vu ce film, ne vous plaignez plus de votre peau et de ses quelques impuretés

 

Dans Evil dead et tout comme d’autres films avant lui, Sam Raimi évoque de façon concrète tout ce dont l’être humain a peur. La solitude, l’inconnu, le noir, se perdre dans la forêt, disparition des proches (amis, famille), mise à mort. Evil dead sera cruel, mettra tout vos sens en alerte tout comme ces héros.

evil dead linda ash tronconneuse

En utilisant de manière ingénieuse sa caméra lors de plans à la troisième personne en plongée et contre-plongée, Raimi nous plonge littéralement dans de l’horreur pure, nous mettant à la place d’une source maléfique puissante, enfouie depuis quelques temps sous terre, semant la mort, poursuivant ses proies en se débarrassant de tout obstacles telles les fenêtres et les portes.  D’abord posé, calme et réfléchi, Evil dead, lentement, mais surement, fera très vite évolué Ash, la star de notre film vivant un enfer en voyant ses êtres chers trépassés uns à uns, n’hésitant pas à recourir aux armes pour se défendre de manière instinctive et désespérée.

evil dead ash hache

Une surprise d’avoir un héros masculin dans un film d’horreur. La recette voulant que le personnage principal soit toujours une femme forte ou devenant forte. Ici, on explorera bien ce cruel dilemme à savoir : Que feriez-vous si votre petite amie se transformait en démon? Le début d’Evil dead sera banal, déjà vu et revu, mais par la suite, dites bonjour au chaos horrifique original ne lésinant pas sur le sang.

evil dead demon sous sol chaine

Vous aimez les shaky cam, les jeunes femmes prudes dénudées et agressées sexuellement par des branches d’arbres, le gore bien gore, la pate à modeler « horrifique », les ambiances macabres et cauchemardesques, les objets bougeant tous seuls, les volets qui claquent, les comptines chantées de façon douce par un être terrifiant, les maisons isolées dans une sinistre forêt, les possessions démoniaques et un groupe de jeunes pas vraiment futé ? Si en plus vous avez quelques problèmes psychologiques refoulés et que vous affectionnez tout particulièrement voir la folie diabolique, vous auriez tord de passer à coté d’Evil dead premier du nom. Le film qui lança la carrière d’un tout jeune Sam Raimi.

 

Un par un, on vous emportera. Tous !

 

Au final, voir Evil dead c’est plonger en pleine crise de démence hystérique dans un chalet coupé de toute civilisation aux cotés d’un groupe de jeunes dépassés par la situation. Début posé puis rythme déchainé, possession démoniaque des protagonistes et carrément du caméraman, plans subjectifs brillamment utilisés, ambiance faisant froid dans le dos tout en étant parfois drôle malgré elle, un mauvais esprit hantant les lieux, forêt glauque, chair en putréfaction, fumée, morts, résurrections, jump scare, déferlement d’hémoglobine à en remplir une citerne de la croix rouge, têtes/mains/bras/pieds arrachés/découpés, hurlements humains, ricanements démoniaques, un tout jeune Bruce Campbell vêtu d’un mono sourcil à faire pâlir Frida Kahlo, tous ces ingrédients et visuels ont beau paraitre kitsch, ils nous donne un petit film unique en son genre méritant qu’on lui donne une petite heure vingt de notre temps juste par curiosité et respect pour son réalisateur.  Un gros délire d’un fanboy devenu un grand du cinéma.

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