Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Rampage, Hors de contrôle : Gare au gorille de Dwayne Johnson

Est ce que vous sentez ce que Dwayne Johnson vous prépare? Adapté en film un jeu dont le principe est de défoncer des immeubles et des militaires dans la peau d’un gros lézard, un loup, ou un gorille, ça sera pas compliqué. Le réalisateur Brad Peyton reprend le concept propre au jeu en y ajoutant sa storyline. Godzilla, la trilogie Gamera, Pacific Rim, le concept des grosses bêbêtes saccageant une ville, on connait. Qu’est ce que Rampage va bien pouvoir faire pour s’en démarquer ?

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Brad Peyton

Genre : Action, Aventure, Science fiction

Film Américain

Durée : 1h40 environ

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

 

Vous voulez tester la version jeu vidéo qui a inspirée le film? Ca se passe là: http://www.arcadespot.com/game/rampage/

 

Rampage affiche

L’histoire

 

Suite à un incident survenu dans une station-laboratoire dans l’espace, des échantillonnages génétiques s’écrasent avec les débris d’une navette spatiale sur notre planète. L’armée américaine, des mercenaires et le FBI tentent de récupérer et anéantir cette menace transformant des animaux sauvages en monstres gigantesques à la fois plus forts, plus agiles et plus agressifs qu’à l’accoutumée. Malheureusement, un des échantillons s’échoue en plein près de l’enclos de George, gorille albinos protégé par un primatologue qui fera son possible pour trouver un remède tout en sauvant le monde.

 

La Terre est menacée par des gros monstres, les gros monstres sont menacés par Dwayne Johnson et son gorille

 

Super Mario Bros, Doom (tiens avec Dwayne Johnson), Assassin’s Creed, Tomb Raider, les adaptations de jeux vidéo en films, c’est pas ça qui manque. A chaque fois, la même rengaine inévitable : navet en puissance. Peu d’élus arrivent à êtres aussi bon que leur version vidéoludique. Dernièrement, le reboot de Tomb Raider redonnait espoir. Qu’allait-il en advenir de Rampage ? Figurez vous qu’on a évité la catastrophe. Avec un pitch si simple, difficile de se rater.  Dès ses premières minutes, Rampage voit les cinéphiles naviguer en terrain connu. Gravity, La planète des singes Les origines, Pacific Rim, ils retrouvent des éléments intégrés dans des films récents.

rampage davis aux cotés de george

Bien qu’il subsistera quelques clichés coté personnages, facilités scénaristiques propres aux films du genre et répliques peu inspirées, Rampage, ba il est pas mal du tout. Une bonne fausse petite série B de monstres à gros budget nous envoyant  du lourd visuellement grâce des séquences d’action survitaminées combinant destruction, catastrophes et gun fight.  Dwayne Johnson, il nous fait son Dwayne Johnson avec quelques blagues autour de ces biscotos et des vannes bien viriles. Pourtant, surprise, il affiche un coté sensible qu’on n’a pas l’habitude de voir dans ces films. Son coté asocial, son amour pour les animaux, on a bien travaillé là-dessus, comme sur le pourquoi du comment.

rampage loup geant bondissant sur un helicoptere

L’ajout de quelques musiques africaines accentuera bien ces petits moments de dramaturgie. D’ailleurs, que ce soit lors de moments sérieux, d’action ou de tragédie, les musiques de notre film sont, surprise, excellentes et mémorables. Je n’ai pas pu m’empêcher de retrouver quelques sonorités se rapprochant de Batman V Superman, composées par Junkie XL.

 

Bien sûr, un loup ça vole…

 

Dwayne Johnson, ce grand sensible qui savait tout faire

 

Rampage c’est du 50% macho, 50% biscotos. Depuis qu’il a quitté les rings de la WWE pour le grand écran, rien ni personne n’arrête Dwayne Johnson.  Séisme, forces obscures de la mythologie Grec, grosses vagues, jeux vidéo réaliste, grosses cylindrées boostées à la nitro, homme d’affaires véreux, meurtriers de son frérot, savant fou, Dwayne il a tout vu, il a tout vécu, il a tout vaincu.  Seulement, des grosses bestioles semblant sorties tout droit d’un certain Skull Island, ça, il l’avait pas encore affronté.

rampage davis et george

La bande annonce nous donnait déjà la couleur : des gros monstres, un Dwayne Johnson balèze, invincible avec cette fois un diplôme en Primatologie, de la destruction, et de la punchline bien grasse. On sait que le scénario sera bidon, prétexte à voir déambuler des bêbêtes, que les répliques ne seront pas shakespearienne et que question intelligence, hormis Dwayne fort, beau, intelligent et parfait de chez parfait, les personnages prendront tous des décisions aussi stupides que les héros d’un certain You’re Next.  Et encore, on a vu pire. (Alien Covenant ????). Partant de là, Rampage se voit comme un bon gros film popcorn avec The Rock qui nous fait du The Rock et ce, même dans le rôle d’un scientifique.

Rampage 2018 dwayne johnson aux cotés des monstres

Piloter un hélicoptère, survivre d’un crash d’hélicoptère, défoncer à coup de pompe une porte fermée par serrure magnétique,  apprendre des vannes à son gorille et aussi à faire un check parce que c’est coooooolll, se servir d’un lance grenades, affronter un gros lézard sous marin et un gros loup volant  alors qu’il sait qu’il a aucunes chances mais que son grand pote George est là pour lui prêter mains fortes, Dwayne il sait tout faire, il a la classe, il a du répondant, il prévient avant de cogner, comme Schwarzy, Stallone, Bruce Willis et Statham.

rampage davis face au loup volant

Dans Rampage, les hommes et les femmes, Dwayne Johnson, il en a plus confiance. Surtout depuis l’horreur qu’il a affrontée lorsqu’il était membre d’une association anti-braconnage. Egoïstes, violents, en un mot : indignes de confiance, notre primatologue fait parti de ces personnes aimant plus les animaux que les humains. C’est là qu’arrive George, gorille albinos recueilli par Dwayne (Davis). La relation entre l’homme et le primate n’est pas sans rappeler celle de Will et César de La planète des singes Les origines. D’ailleurs, de ce coté, le début lorgne vraiment vers ce film.

rampage george en colere

A la suite d’échantillons contenant un mélange de plusieurs morceaux d’ADN de bestioles, des animaux sauvages se retrouvent en inhalant un gaz vert, devenir incontrôlables, tout en voyant leur taille et leur force décuplées.  Parce que c’est son seul et unique pote digne de confiance, Davis, il va tout faire pour trouver un remède. A la vie, à la mort, aidé par une généticienne ayant travaillée pour l’entreprise responsable de ce futur massacre, Davis devra, tout en affrontant des militaires aussi bêtes que leurs pieds et qui n’ont pas vu beaucoup de films de grosses bêbêtes dans leur vie, deux méchants pour le moins…originaux.

Prenez Kathryn et son frère Sebastian de Sexe Intention, ôtez leur toute forme d’intelligence, et vous obtenez Claire et Brett Wyden, deux petits bourgeois capricieux plus vicieux que vraiment dangereux.  C’est ça le plus gros point noir du film, tout comme Jeffrey Dean Morgan, visiblement encore imprégné de son rôle de Negan version cow boy en costard. Mêmes mimiques (dandinnage, penchement sur le coté, regard de tueur), mêmes style de répliques, du Negan MAIS avec une petite surprise vers la fin du film.  Méchant gentil ? Gentil méchant ?

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Oui, Rampage se prend trop au sérieux et pourtant, son histoire marche,  sa transmise d’émotion au travers de Davis et George marche, tant et si bien que les clichés du film d’action musclé, on s’en moque parce qu’on savait où on mettait les pieds dès le début. C’est débile mais le réalisateur, son équipe devant et derrière la caméra, ils le savent, ils l’assument, et ils en jouent.

 

J’aurai peut être dû amener le calibre 50.

 

Au final, je m’attendais à un divertissement pur, assumant son pitch nanardesque, je n’ai donc pas été déçu. Hormis ces deux méchants ridicules plus vicieux que menaçants, Naomie Harris presque transparente, des punchlines peu inspirées et un humour facile, Rampage, grâce à sa dernière demie heure dantesque et fun à pleurer, son Dwayne Johnson aussi bad ass qu’émouvant, ses musiques bien choisies, sa photographie très soignée (moins magique que Skull Island), se savoure comme une bonne part de pizza, le tout en ayant rangé sa logique dans son armoire, le temps d’une petite heure et demie. Pas le film de l’année, néanmoins, un bon petit film à voir en amuse bouche avant Jurassic World 2.

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Classé dans :Action, Aventure, jeux vidéo, Science Fiction

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