Les films offrent bien plus que du simple divertissement.

Solo, A Star Wars Story : Quand le Faucon Millenium était mieux entretenu

Il n’aura pas fallut attendre 2 ans aux fans de Star Wars pour découvrir un nouvel opus. Après Rogue one, un nouveau spin off déboule et celui là, il va envoyer du pâté dans la galaxie puisqu’il retrace la jeunesse d’un célèbre contrebandier qualifié de gentil vaurien par une célèbre princesse: Han Solo. Alors qu’on découvrira comment Han et Chewbacca ce sont rencontrés et devenus inséparables, nous allons voir si Alden Ehrenreich a réussi à reprendre l’essence d’Harrison Ford.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Ron Howard

Genre : Science Fiction, Fantastique, Aventure, Western

Film Américain

Durée : 2h15 environ

 

solo a star wars story affiche

L’histoire

 

Sur la planète Corellia, vivant dans la rue et travaillant pour une certaine Lady Proxima, chef d’un gang de criminel faisant travailler enfants et adolescents, Han et Qi’ra, amoureux, ne se sont jamais séparé. Quand Han décide de tout plaquer et partir avec celle qu’il aime, les voila tout deux séparés accidentellement. Han n’a d’autre choix que de s’engager dans l’armée de l’Empire. Durant une mission le voila changer d’orientation professionnelle, faisant équipe avec des contrebandiers. Son but, gagner suffisamment d’argent pour s’acheter un vaisseau, retourner sur Corellia et sauver Qi’Ra. Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’équipe de voleurs avec qui il travaille ne bosse pas à leur propre compte mais pour une organisation criminelle : l’aube écarlate, dirigée par Dryden Vos.

 

 

Il parait qu’on dort paisiblement à coté d’un wookie…

 

La bande annonce, le synopsis et ce que l’on connait déja de l’histoire contée par Han Solo dans les épisodes de la trilogie originale montraient que ce spin off était dispensable. Mais nous, fans de Star Wars, nous sommes des gloutons, des gourmands, en voulant toujours plus, comme Sarlacc, le ver géant vivant dans un cratère attendant impatiemment qu’on lui jette de la bouffe. Tant qu’on nous émerveille, qu’on nous balance des répliques, des scènes cultes, qu’on y ajoute des personnages attachants et un bestiaire alien riche, on n’en demande pas mieux. Rogue One avait réussi à nous prouver que la franchise Star Wars avait de beaux jours, pouvait faire dans l’originalité.

SoloAStarWarsStory han solo jeune aux cotés de qi'ra

Le fan inconditionnel de l’univers créé par George Lucas allait-il naviguer en terrain connu ? Un petit tour à la Cantina peut être? Un caméo de Jabba le Hutt ? Ou un de Greedo ? Solo, bien que moins percutant que Rogue One, surprend. Tout en gardant l’aspect space opéra propre à la franchise, il arrive, par le biais de son héros et de ses rencontres, à transformer ce spin off en film de gangster mêlée légèrement à du western spaghettis, puis en buddy movie intergalactique. De quoi clouer le bec aux sceptiques en ayant par-dessus la cacahuète des Marvel et des Star Wars.

SoloAStarWarsStory han et chewie decouvrent le faucon millenium

Le Star Wars de trop? Non, d’une part, parce que l’univers construit depuis la fin des années 70 est tellement immense (voir le nombre incalculable de comics et romans), qu’il y aura toujours quelque chose à raconter, d’une autre, étant donné qu’il y a un caméo majeur et surprenant, faisant lien direct avec Star Wars Rebels et Star Wars Clone Wars, Solo est important.

Solo-A-Star-Wars-Story lando calrissian à la table de saracc

Star Wars ne c’est jamais résumé à l’affrontement entre la résistance et l’oppresseur ainsi que les jedi et les siths. Seulement, pour avoir des films de qualités, il faudra avoir des réalisateurs créatifs et des acteurs charismatiques. C’est le cas pour Solo et c’est ce qui fait que, grâce au jeu des acteurs, le film rattrape ces lacunes.  Parce que oui, Solo, il en a des défauts nuisant sa qualité. On pourrait par exemple parler de cette absurdité : la qualité de l’image.

 

T’as pas menti p’tit, t’es un grand pilote.

 

Solo, ses défauts et ses qualités

 

Le pire défaut de ce spin off : il souffre du « syndrome Star Trek Sans limites »Sombre de chez sombre, seuls les tirs de blasters amènent un peu de lumière et de coloration. Très peu de moments éclairés, à croire que la facture EDF n’avait pas été réglée. Peu de rebondissements, quant aux informations complémentaires sur le passé de Solo, elles seront anecdotiques.  On s’attendait à mieux, le strict minimum a été fait de ce coté. Doit en conclure qu’on c’est foutu de nous ou simplement que ce spin off est une mise en bouche pour la suite, un peu comme l’avait fait un certain Retour de la force ?

Solo-A-Star-Wars-Story han solo et chewie dans le faucon millenium

Passons aux qualités du film. Déjà, son casting, composé :

 

  • D’Alden Erenreich reprenant le rôle mythique tenu par Harrison Ford se débrouillant comme un chef en évitant de le parodier. Ses mimiques, sa gestuelle, son petit sourire charmeur, son arrogance, sa maladresse, tout ça colle parfaitement. On croirait vraiment que le personnage campé plus vieux par Harrison Ford, était comme ça quand il était jeune. Je m’attendais à mieux pour la rencontre entre notre héros et Chewie. Pourtant, l’alchimie entre les deux marches du tonnerre. Chewbacca égal à lui-même, ne manquera pas de vous faire rire et verser une petite larmichette par compassion.

 

  • Donald Glover jouant Lando Calrissian version jeunot. Séducteur, charmeur, menteur, voleur, tricheur, adorant porter des capes, notre Lando version jeune est aussi mythique et charismatique que l’interprétation du vieux Lando alias Billy Dee Williams. Tout comme l’interprétation d’Alden Erenreich, on imaginait bien que sa version jeune serait comme dans ce film.

 

 

  • Emilia Clarke dans le rôle de l’énigmatique, la magnifique, la complexe Qi’ra surprendra, loin d’être la demoiselle en détresse. Tout comme son interprétation en tant que Daenerys dans Games Of Thrones, Emilia tient tête à tout ce casting de male dominant. Il faut la voir Teräs Käsi, célèbre art martial pratiqué par les jedi et Sith.

 

  • Woody Harrelson en leader d’un groupe de contrebandiers, véritable pistolero jouant du flingue comme un vrai cowboy (est-ce lui que Han c’est inspiré ?). Prestation un peu légère compte tenu de la renommée de l’acteur.

 

Solo-A-Star-Wars-Story vitesse lumiere faucon millenium

Autre qualité : la bande originale. Certes, ça ne sera pas du niveau d’un Duel of fates, et pourtant, John Williams, qui n’en a pas finit avec Star Wars, nous délecte de nombreux titres tous différents les uns des autres, collant à l’atmosphère mêlant space opéra, gangster et western. Pour l’ambiance Western, on sent que le compositeur c’est inspiré des Sergio Leone. On ne s’inspire que des meilleurs et c’est tant mieux.

 

T’imagines ce que ça fait que d’avoir ta tête mise à prix ?

 

Solo/ Rogue One : Même envie d’originalité ?

 

Bien que question histoire, tout comme la bande annonce le suggérait, on ne pourra pas faire plus classique, Solo  s’essayera tout comme Rogue One à la nouveauté, nous faisant découvrir l’enfer de vivre dans la rue pendant l’ère impériale ainsi que la menace terrifiante que sont les mafias et autres gangs. Le sort de la galaxie n’est cette fois-ci pas en jeu. On parle d’un film de gangster version space opéra. Le monde des criminels dans toute sa splendeur avec le big boss pas commode et effrayant, les sous fifres faisant le sale boulot, les trahisons, les parties de poker clandestin (ici, ça sera des parties de Sabacc), la petite histoire d’amour interdite.

Solo-A-Star-Wars-Story solo face à Enfys Nest et les cloud riders

Autre point faisant que ce Star Wars ce veut différent: pas de plans larges, pas de plans symboliques, pas d’envie de vous émerveiller avec des beaux décors. Solo vous fera plonger dans l’horreur, la violence (version édulcorée), et même la guerre, reléguant cette fois l’Empire au second plan au profil de ce casse.

Solo-A-Star-Wars-Story faucon millenium

Ce que j’ai toujours aimé dans les Star Wars : découvrir des planètes et des tonnes d’espèces extraterrestres différentes. Rogue One ne m’avait pas déçu et j’attendais que Solo en fasse de même. Bien qu’un poil déçu coté exploration de planètes, la faute au manque de plans élargis permettant de voir plus de décors (douche froide pour la planète marécageuse Mimbam et Kessel, célèbre planète dont le raid accompli par Han Solo était, je le rappel, de douze parsecs), le bestiaire de Solo est d’une richesse épatante. Dans Solo, vous retrouverez des espèces connues et d’autres inédites. Fous rire garantis pour celles et ceux qui voulaient leur petite séquence du style « Cantina » en faisant la connaissance d’une chanteuse et de son partenaire original, dans un duo amené à devenir culte.

Solo-A-Star-Wars-Story faucon millenium interieur tout propre

Dans Solo, Star Wars oblige, il y aura du robot comme s’il en pleuvait, et CARREMENT, un retour de deux espèces qu’on n’avait pas vu depuis un bail: les Twil’ek (humanoïdes possédant une paire de tentacules sur la tête)  et les Rodiens (oui, la même espèce qu’un certain…Greedo). Solo ne contera non pas un mais DEUX antagonistes: Dryden Vos (interprété par Paul Bettany), seigneur du crime et Enfys Nest, chef des Cloud Riders, groupe de pirates redoutés par tous et qui se confrontera à Han Solo. En plus du célèbre duo d’aliens chanteurs, un autre alien et un droide auront retenus mon attention :

solo a star wars story rio durant

  • Rio Durant, sorte de singe à quatre bras bossant comme pilote pour l’équipe de Beckett et Val n’avait pas manqué d’attirer mon regard dans la première bande annonce du film et sa version figurine Funko Pop. Bien qu’ayant un rôle minime, ce petit être présente quelques similitudes avec un certain Rocket Racoon des gardiens de la galaxie. Doublé par le même doubleur, Rio a aussi un charisme faisant qu’on s’y attache.

Solo-A-Star-Wars-Story lando et l3-37

  • A vous qui étiez tombé sous le charme de K2SO dans Rogue One, le robot L3-37 ne vous laissera pas indifférent. Voix féminine (ça change), ce droide de protocole et astromécano bossant pour Lando Calrissian ne manque pas de présence. L3-37, c’est une rebelle cherchant par dessus tout à sauver un maximum de robots en leur rendant la liberté. Ce droide a un sale caractère et se montre violent par dessus le marché!

 

Dernier point ne manquant pas d’importance. Et si les films Star Wars ne se suffisaient finalement pas à eux mêmes? Idée de génie ? Pur fan service ou nouvelle tentative de Disney de faire vendre encore plus ces produits? Avec ce film, vous avez une raison pour plonger dans les séries Clone Wars et Star Wars Rebels. Sans doute est-ce que le fait que Disney est racheté les droits de la franchise en voyant ce nombre incalculable de références à l’univers des films, que ce soit trilogie ou prélogie, quoiqu’il en soit, ce spin off est le TOUT PREMIER Star Wars demandant une connaissance de l’univers étendu afin de ne pas se lever de son siège et quitter la salle. Ca vous sera fortement utile en vue des quelques surprises qui vous attendent.

 

Pars du principe qu’on te trahira un jour et tu seras pas déçu.

 

Au final, bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, Solo A Star Wars Story est une réussite alors que sa production en aura sérieusement bavée. Loin de la noirceur de Rogue One, sans véritables enjeux, ce second spin off se voudra plus léger. Ron Howard surprend en réinventant quelque peu le film de gangsters. Musiques variées, héros principaux et secondaires charismatiques, humour bien écrit, développement des relations Solo/Calrissian, Solo/Qi’ra et Solo/Chewie alléchant, effets spéciaux d’excellentes qualités, bestiaire riche, et du spectacle encore et toujours. Restera la qualité de l’image, trop sombre, nuisant grandement au plaisir de voir le film. En vue de la surprise des dernières minutes du film, et le fait qu’Alden Ehrenreich a signé pour trois films en tant qu’Han Solo, on est droit de ce demander si finalement, la nouvelle trilogie Star Wars actuellement à l’étude n’était pas une trilogie sur le célèbre contrebandier. Solo A Star Wars Story, ni mauvais, ni excellent, entre les deux.

 

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Classé dans :Aventure, Disney, Fantastique, Films cultes et sagas à voir, Science Fiction, star wars, western

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