Good Time : Robert Pattinson n’est plus un ange

Noir, imprévisible, violent, dramatique tout en étant par moments drôle malgré lui, Good Time nous emmène dans les quartiers chauds de New York, suivant les péripéties d’un Robert Pattinson désespéré mais déterminé à faire sortir coute que coute de prison son jeune frère interprété impeccablement par Ben Safdie. Avec son petit coté Rain Man et Trainspotting, ce film signé Joshua et Ben Safdie a-t-il mérité sa place au Festival de Cannes 2017 ?

 

Fiche Technique

                                           

Réalisé par Joshua et Ben Safdie

Genre : Thriller, Drame

Film Américain et Luxembourgeois

Durée : 1h40 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

good-time-affiche-officielle

L’histoire

 

Connie, jeune délinquant, aime plus que tout au monde Nick, son jeune frère retardé mental. Parce qu’il rêve d’une autre vie pour ce dernier, Connie l’embarque dans un braquage afin de quitter la ville. Poursuivis par la police, les deux frères se retrouvent séparés. Alors que Connie parvient à échapper aux forces de l’ordre, Nick, blessé en cours de route, se fait attraper et termine en prison. Déterminé à le faire sortir, Connie échafaude un plan et il ira jusqu’au bout. Malheureusement, pendant toute la nuit, le jeune homme enchainera les mésaventures.

 

 

 

Quand Robert Pattinson jouait les racailles bad ass

 

Robert Pattinson, Rob pour les intimes, est très loin du temps où il jouait les vampires fou amoureux dans la saga Twilight. La page est définitivement tournée. L’acteur continue d’enchainer les rôles variés, démontrant à ses détracteurs que le talent, il l’a. Good Time en est une nouvelle fois la preuve vivante. Avec son ambiance nerveuse faisant par moment penser à Trainspotting et son petit coté dramatique à la Rain man, Good Time en surprendra plus d’un. Si tenté qu’ils soient ouverts d’esprit. Ce petit film indé, c’est de l’art abstrait, illustrant le désespoir. L’apparition du titre du film, ses musiques électro assourdissantes, pesantes et son jeu de lumières colorées, musicalement et esthétiquement parlant, la sensation de regarder un vieux polar des années 80 se fait ressentir. Un petit coté rétro ce Good Time.

good time connie embrassant le front de son frère

De l’entrée en scène de nos deux protagonistes au braquage où tout va basculer brutalement à une nuit riche en rebondissements où tout peut arriver, nos deux abandonnés de la vie, soudés, vont êtres séparés. Robert Pattinson, mal rasé, fringué comme une racaille, paumé, obstiné, dur à cuire, réussit à occuper l’écran. Un de ses meilleurs rôles comme le disent si bien les critiques. Ne supportant plus que son jeune frère continue de voir un psychologue imposé par leur grand mère, Connie l’emmène faire un braquage pour pouvoir par la suite quitter la ville et vivre une vie meilleure. Le casse était trop parfait, une bombe de peinture cachée parmi les billets de banque explose en cours de route.

good time connie et son frère en fuite

Alors que Connie échappe à la police, Nick se fait prendre et se retrouve envoyé en prison. En prison, il n’a de cesse de se bagarrer. Parce qu’il sait que son frère n’a aucune chance de s’adapter à sa nouvelle vie, Connie, se servant de la naïveté de sa petite amie interprétée par Jennifer Jason Leigh, lui demande de payer la caution de son frère afin de le faire sortir de prison. Manque de bol, Nick a été transféré dans un hôpital après une violente bagarre. Ca n’arrêtera pas Connie se précipitant à l’hôpital, trouvant l’étage où sont transférés les détenus blessés, attendre que la police de garde s’absente pour embarqué son frère inconscient et fuir. Connie croyait que le pire était derrière lui. C’était sans compter sur le karma…

good time connie ray et crystal dans une voiture
Au cours de ses péripéties, Connie embarquera Crystal, une ado paumée.

En quasi temps réel, notre anti-héros en cavale nous fait entrer dans une sorte de spirale infernale à ses cotés, où à chaque fois qu’on pense que le pire est derrière lui, une nouvelle épreuve arrive.  Il doit à chaque fois prendre une décision très vite. Sous le choc, la peur de ne pas réussir, ses choix seront par moments incohérents, donnant lieu à des situations insolites. On finit néanmoins par le prendre en pitié, éprouver une réelle compassion pour lui, jusqu’à avoir de l’admiration. Quel frère irait aussi loin pour sauver un membre de sa famille ? Arrivera-t-il à avoir la vie qu’il espérait avec son frère ?

 

On l’emmerde grand-mère. Y a que toi et moi. Je suis ton ami ok ?

 

Au final, Hypnotique, sombre, prenant, Good time, avec son choix musical, ses acteurs brillants, son rythme nerveux mais lent, ainsi que sa fin ne pouvant nous empêcher de verser une larme, c’est ce genre de petit film indépendant qui fait plaisir à voir, nous prouvant que parfois, une œuvre sans explosions et déluge d’effets spéciaux, ça peut fasciner.

 

 

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