Bumblebee : Quand la franchise Transformers partait dans la tendresse

Michael « Boom » Bay vous a dégouté à vie de ces films en plus de vous avoir rendu sourd et épileptique ? L’esprit des films des années 80 vous manque et  après les deux premières saisons de Stranger Things, vous avez encore besoin de votre dose de synthétiseur et de vraie émotion ? Alors foncez sans plus attendre au cinéma retrouver Bumblebee dans son film solo, prequel de Transformers premier du nom.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Travis Knight

Genre: Action, Aventure, Science fiction, Famille

Film Américain

Durée 1h54 environ

 

bumblebee affiche

L’histoire

 

Sur la planète Cybertron, la guerre entre les gentils Autobots et méchants Decepticons fait rage, prenant une tournure critique. Optimus Prime, chef de la résistance des Autobots n’a pas d’autre choix que de quitter la planète en compagnie de ses soldats. Mais avant, le terrain doit être préparé. L’Autobot B-127 est envoyé sur Terre. Sa mission, y trouver un refuge pour les siens, protéger la Terre et ses habitants d’une éventuelle attaque de leurs ennemis. Fortement endommagé suite à un affrontement, B-127 s’échappe d’une troupe de militaires hostiles et s’échoue sur une plage, se transformant en Coccinelle jaune avant de se désactiver. A la veille de ces 18 ans, la jeune Charlie Watson trouve la Coccinelle dans la casse de son oncle. Alors qu’elle tente de la réparer et enfin, gagner son indépendance, Charlie réactive B-127 et découvre la véritable identité de sa nouvelle voiture. Pendant ce temps, Dropkick et Shatter, deux Decepticons débarquent sur Terre. Réussissant à manipuler l’armée américaine, ils se préparent à détruire la planète.

 

 

Le film solo qui nous réconciliait avec les Transformers

 

Depuis Transformers 4 : L’âge de l’extinction, Michael Bay, compte un spectateur de plus à quitter le navire : moi. Répétitifs, insipides, même si on a changé d’acteur en cours de route, ça n’a pas pour autant changé les suites. Tout sonnait vu et revu. Puis toutes ses explosions présentent uniquement pour combler le vide scénaristique, ça va une fois, deux fois, trois fois, après, on arrête. Surprise fin 2018, l’arrivée de Bumblebee, premier film solo lié au tout premier Transformers.

bumblebee b 127 quittant cybertron

En vue de la bande annonce, du choix du casting, de l’esthétisme, de l’ambiance et de l’époque à laquelle l’intrigue se situait, l’effet nostalgie me poussa dans les salles de cinéma, curieux de savoir si ce film solo allait rehaussé les dernières aventures nos amis Autobots et Decepticons. La franchise Transformers est loin de s’éteindre, elle s’étend. Après 5 films partant de bon à du mauvais WTF, un des autobots, Bumblebee, le préféré des fans, se voit obtenir le statut de tête d’affiche.

bumblebee au mauvaise posture face à un decepticon

Retour dans le passé, ce film solo nous envoi direction l’année 1987, et sans usage de Delorean ! Comment Bumblebee a-t-il perdu sa voix ? Enfin vous aurez la réponse à cette question. Et elle est bouleversante. Livré à lui-même sur une planète qu’il ne connait pas et sans aucune aide possible des autres Autobots, on se demande comment il s’en sortira vainqueur face à deux Decepticons déchainés, désintégrant les humains en flotte sous le feu de leurs armes High Tech. Si vous aimez les robots se sacrifier pour sauver la vie d’une humaine fragile alors ce film est plus qu’à vous conseiller.

bumblebee charlie rencontrant pour la premiere fois bumblebee

A cette époque, Bumblebee, en exil suite à la prise de pouvoir des Decepticons sur la planète Cybertron, débarquait sur Terre pour la toute première fois, attendant sagement que les siens le rejoignent. Pas le temps de chaumer, s’il a été envoyé par Optimus Prime, plus cool que jamais, c’est bien pour protéger la Terre. Un couple de Decepticons a remonté sa piste. En fuite, notre autobot trouve refuge chez Charlie, une adolescente de 18 ans ne trouvant pas sa place dans le monde. Charlie, inconsolable depuis la mort de son père, a beaucoup de mal à s’entendre avec le nouveau partenaire de sa mère, n’a aucun ami et passe son temps à essuyer les humiliations des élèves de son lycée.

bumblebee charlie sur sa mobylette

Solitaire, réservée, passionnée de rock et de mécanique, son refuge, c’est le garage de sa maison, là où elle tente de réparer la voiture de son père. Loin de l’image ultra sophistiquée des Megan Fox, Rosie Huntington-Whiteley et autres Shia Laboeuf, l’interprète de Charlie, Hailee Stenfield va sans aucun problème gagner notre sympathie. Simple, cultivée, sensible, Charlie nous rappelle ces adolescents des films de Joe Dante ou Steven Spielberg.

bumblebee charlie touchant le visage de bumblebee attendrit

Elle, Bumblebee, et leur relation forte qui se créera seront le cœur du film. Il y a quelques années, Le géant de fer, Short Circuit 1 et 2, Le vol du navigateur, réussissaient à rendre humains des robots, au point de gagner le cœur des spectateurs. Bumblebee, tellement expressif par le simple mouvement de ces yeux et de sa bouche prend exemple sur ces ainés. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi l’histoire entre l’adolescente et le robot est si poignante, c’est Travis Knight, réalisateur de Kubo et l’armure magique qui c’est occupé du film.

 

La seule personne qui a le droit de te voir c’est moi.

 

Une baston de robots, la Terre à sauver, la routine. Sauf que…

 

Franchise Transformers oblige, combats de robots, militaires, et explosions seront au rendez vous. Le seul truc c’est que ce film solo n’ira jamais dans la surenchère. De jour comme de nuit, action ou non, Bumblebee est magnifique. Les scènes d’action ne sont pas brouillonnes, sont lisibles, bien plus fun et surtout moins encombrantes que les Transformers. Travis Knight, ce qui l’intéresse, c’est le développement de la relation entre Charlie et Bumblebee.

bumblebee dropkick et shatter

Pourquoi Bumblebee marche si bien ? Pourquoi vaut-il mieux que tous les Transformers sortis jusqu’à maintenant ? Avec ses personnages, il avait toutes les cartes en main pour retrouver ses frères. La fille bizarre solitaire, la garce et ses deux « toutous » copines l’humiliant, la coqueluche du lycée détestable à souhait, le loser amoureux transi de l’héroïne, le beau père ringard tentant de se faire accepter par sa belle fille, la mère n’arrivant plus à communiquer avec cette dernière, le chien, le fils cafteur à fond dans les arts martiaux, Bumblebee voit certes ses personnages principaux et secondaires, peu originaux, ils sont suffisamment travaillés pour qu’on s’y attache.

bumblebee john cena

John Cena au casting, on s’attendait à voir de lui une caricature exaspérante de l’action hero sans charisme. Surprise, l’acteur/Catcheur, plus expressif bien que nous la jouant GI Joe bourrin voit son interprétation pas si déplaisante que ça. Surtout, contrairement aux héros des trois premiers Transformers, son jeu sincère plus celui de ses partenaires évite qu’on lève les yeux au ciel chaque fois que l’un ou l’autre ouvre la bouche.

bumblebee coucher au sol tenant de tenir la main de charlie

On en a au un moins qui aura replongé le nez dans l’animé pour en retirer son esprit et le placer gentiment dans ce film solo. Destiné aux enfants et aux parents, Bumblebee, il marche aussi pour les nostalgiques des années 80. Humour bon enfant bien écrit, combats peu nombreux mais spectaculaires (rien que la scène d’introduction envoie du lourd), Bumblebee se veut plus intimiste, plus émouvant.  Ca reste prévisible, mais qu’est ce qu’on s’en moque puisqu’on passe un agréable moment ! En moins de 2heures, nous nous retrouvons littéralement scotché au fauteuil. Non pas pour le peu de scènes d’action que la film a à offrir mais pour son histoire débordante d’émotion sincère.

bumblebee charlie prenant en larmes bumblebee dans ses bras

La cerise sur le gâteau : la musique. Dans notre décor 80’s, le film enchaine les meilleurs tubes de l’époque. The Smiths, Bon Jovi, Duran Duran, comme si ça ne suffisait pas à vos oreilles, les musiques dramatiques, héroïques et fantastiques rappellent les films des studios Amblin. Quand je vous dis que Bumblebee sent bon les films familiaux des années 80, il faut me croire. Années 80 oblige, les références à la culture pop de l’époque (Alf, les cassettes audio, le jeu Pong, les céréales Mister T,…), elles seront semées un peu partout et on prendra plaisir à les rechercher. Et là on dit merci qui ? Merci Stranger Things !

 

Il est plus humain que vous ne pourrez jamais l’être !

 

Au final, vous voulez un pince-cœur tout mignon? En voici un et celui là, on ne l’a pas vu venir. Bumblebee a sans doute été touché par la grâce. Quoiqu’il en soit, débordant de tendresse, de douceur, de sincérité et ponctué de sa touche d’héroïsme, ce petit teen movie sans aucune prétention tire la franchise Transformers vers le haut. L’univers Transformers présent, le réalisateur arrivera même à le rendre plus prenant, le tout sous une ambiance 100% années 80 mêlées à de vrais sentiments sortant de personnages attachants. Le meilleur de tous les Transformers, c’est lui.

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