La nuit au musée, le secret des pharaons : La magie n’a jamais de fin

Il manie sa torche comme une fine gâchette manie son revolver, il a dans sa liste d’amis le célèbre Theodore Roosevelt et bosse dans un musée où le passé revit la nuit tombée. Tiens toi bien ami veilleur de nuit car voila revenir Larry Daley. Un récit s’apprête à se conclure, vivez une dernière nuit historique dans La nuit au musée : Le secret des pharaons. Nous vous rappelons que rien ne doit ni entrer, ni sortir du musée.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Shawn Levy

Genre: Comédie, Aventure, Fantastique

Film Américain

Durée: 1h37 environ

 

La nuit au musée le secret des pharaons 2014 affiche

L’histoire

 

L’heure est grave, la tablette d’Ahkmenrah permettant de réveiller à la nuit tombée tous les résidents du Musée d’Histoire Naturelle de New York, a une sorte d’effet de corrosion s’attaquant à elle, affectant par ailleurs la personnalité de nos héros en cire et pierre. Tous les amis de Larry Daley, le veilleur de nuit du musée, sont en danger. Tout ce qu’il y a d’exceptionnel dans le musée pourrait ne jamais revenir. Ni une ni deux, ce dernier accompagné par son fils Nick, Theodore Roosevelt, Attila le Hun, Dexter le capucin, Sacajawea, Jedediah, Octavius, Ahkmenrah et un Néandertalien ressemblant étrangement à Larry, partent pour le British Museum de Londres là où se trouve Merenkahre, le papounet d’Ahkmenrah.  Lui seul sait comment réparer la tablette.

 

 

Sauver la magie avant qu’elle ne disparaisse

 

La trilogie de « La nuit au musée » se clôt. En deux épisodes, elle aura réussie à nous donner soif de connaissance et envie de fréquenter plus souvent les musées. Un pur plaisir de retrouver une toute dernière fois l’univers de cette série de films immersive où statues de pierres/de cire et animaux empaillés venant tout droit du passé reprennent vie sous nos yeux ébahis. Deux épisodes exceptionnels combinant rire, émotion et découverte, une idée étonnante réussissant à rendre délirant un pitch au départ angoissant. Surtout, une trilogie comptant une galerie de personnages attachants hauts en couleurs dont, à l’idée de devoir leur dire au revoir, nous rend quelque peu mélancolique.

La nuit au musée le secret des pharaons en 1938 des archeologues découvrent la tablette d'akhmenrah

Mélancolique, c’est bien l’état dans lequel vous allez vous retrouver en regardant ce film. Non pas que la joie communicative et l’humour soient aux abonnés absent, plutôt que « La nuit au musée 3 » se clôture et surtout, marque par la disparition de deux grands du cinéma américain. Mickey Rooney, et Robin Williams. La nuit au musée : le secret du pharaon, sera l’une des dernières occasions où vous pourrez voir Robin faire le pitre tout en vous donnant une dernière leçon de vie.  La plus importante.

La nuit au musée le secret des pharaons theodore roosevelt

C’est donc avec le cœur lourd, et une profonde tristesse que l’on anticipe la fin de notre histoire. On sait qu’elle finira bien mais ne pouvons repenser à la vie réelle où deux acteurs s’en sont allés. L’un disparu de façon naturelle, l’autre de façon tragique. Alors que les dernières minutes d’adieu livrent une dose d’émotion si puissante qu’il sera difficile de retenir ses larmes, tout le reste passe à coté de la réussite de ces deux prédécesseurs. Les trente premières minutes inédites auguraient du bon. Hélas en cours de route, incompréhension totale, la panne d’inspiration.

la nuit au musée le secret des pharaons larry et ses amis débarquent au british museum

Robin Williams omniprésent fait office de second couteau, Ben Stiller, sauf quand il s’agit de jouer son double préhistorique, cabotine sur le plan humour mais touche sur le plan dramatique et Rebel Wilson, surcotée, nous interroge sur les raisons pour lesquelles on la qualifie d’humoriste. Pas grand-chose de brillant tant son rôle est anecdotique.  Son humour rend mal à l’aise, parce qu’elle n’en a pas. Seul Dan Stevens et Skyler Gisondo (de la série Santa Clarita Diet), nouvel interprète du fils de Larry rehaussent le niveau humoristique.

 

-Il y a une étrange magie dans l’air et de dangereuses bêtes sont tapies. Il est du devoir d’un vrai chevalier de protéger et de sauver plus faible que lui. Messieurs, en route !

-Je crois qu’il vient avec nous…

 

La fin ne tardera pas

 

Après « le Musée d’Histoire Naturelle » de New York et « le Smithsonian » de Wahsington, nous nous attendions à visiter avec grand plaisir « le British Museum ». Pour le coup, on s’y ennuie ferme là bas!  Quel vide. Quelques nouveaux personnages variés tout aussi délirants (j’avoue, j’ai eu un gros faible pour le petit Garuda du Tibet), le retour du trio des anciens gardiens du musée (toujours incarnés par Dick Van Dyke, Mickey Rooney et Bill Cobbs), des effets spéciaux et musiques de qualité, ne suffiront pas à masquer la dure réalité : l’humour fébrile et l’ambiance peinent cette fois à donner de l’intérêt. Nous suivons l’histoire par respect pour ses personnages et pour voir comment elle va se conclure. Contrairement à la Nuit au musée 1 et 2, ici, rare seront les moments où le fun pointera son nez.

la nuit au musée le secret des pharaons larry et theodore roosevelt dans la célèbre lithographie de l'artiste néerlandais M. C. Escher

Un seul restera dans les mémoires, cette scène inouïe où l’action prend une toute autre dimension lorsque Larry s’engouffre aux cotés de Theodore Roosevelt et Lancelot dans la célèbre lithographie de l’artiste néerlandais M. C. Escher, illustrant la théorie de la relativité où les lois normales de la gravité ont été bouleversées. La nuit au musée 3 nous fait un petit clin d’œil à Inception ? Reconnaissons-le, ça fait son petit effet.

la nuit au musée le secret des pharaons larry et laa son ancetre préhistorique

Ce troisième opus, à l’exception de l’explication fascinante sur les origines de la tablette d’Ahkmenrah, manque de trop de choses. Trop de recyclage sur tous les plans, trop de gags potaches foireux, nous tombons réellement dans du film pour enfants où la subtilité gaguesque ne se montrera jamais.

La nuit au musée le secret des pharaons sir lancelot à votre service

Heureusement, « La nuit au musée : Le secret des pharaons », peut compter sur la participation de Dan Stevens dans la peau d’un Lancelot cool, combattif et délirant pour déclencher quelques fous rires et donner de l’intérêt au long métrage. On n’oublie pas non plus le caméo hilarant d’un certain « Juge Hackman » ou « Huge Jackman dans sa version originale » tentant d’intimider Lancelot lors d’une confrontation cultissime.

la nuit au musée le secret des pharaons jedediah et octavius coincé dans une maquette de Pompei
Pour les fans de scènes catastrophe à la Chérie j’ai rétréci les gosses, il faut reconnaitre que les mésaventures de Jedediah et son pote Octavius sont excellentes.

Un nombre trop grand de défauts, non, « La nuit au musée : le secret des pharaons » ne pouvait pas partir sur tant de fausses notes. En y creusant plus profondément, cet opus n’avait peut être pas l’intention de faire comme ses ainés. Et si l’exploration des relations entre certains personnages était la clé de sa réussite ? Voir ses enfants grandir, les laisser faire leurs choix, suivre leur propre voie, là est la très grande subtilité de ce film dont le but était dès le début, d’aborder le thème de la parentalité. Que ce soit par le biais des parents d’Ahkmenrah, Laa l’homme préhistorique et Larry, le parallèle entre toutes ses relations et celles entre Larry et son fils Nick, a bien été trouvé. « La nuit au musée : le secret des pharaons », n’est donc pas si drôle et fun que les autres mais bien touchant. Très touchant.

 

-Il est tant de vivre une nouvelle aventure.

-Aucune idée de ce que je vais faire demain.

-C’est ça qui est excitant.

 

Au final, décevant d’un point de vue humoristique et richesse d’univers, La nuit au musée : le secret des pharaons, n’offre pas les mêmes sensations ressenties dans les chapitres précédents. Moins magique et ludique, c’est bien sur le plan de l’émotion que ce troisième et dernier opus tire son épingle du jeu. Des lames seront versées. Dire adieu à des personnages qu’on a apprit à aimer, dont on a prit plaisir à suivre les aventures sera une épreuve, comme dans la vie réelle. Mais d’autres aventures et d’autres héros dans d’autres films nous attendent. Robin Williams disait « La magie n’a jamais de fin ». N’oublions jamais ça.

 

 

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