D.A.R.Y.L. : Génie du mal ou génie du bien ?

Son affiche laissait imaginer au spectateur qu’il plongerait en plein film d’horreur narrant l’histoire d’un gosse programmé par l’armée américaine pour éliminer des cibles bien précises. Ca ne sera pas le cas amis rêveurs imaginatifs. Ca ne signifie pas pour autant que vous allez être frustré. D.A.R.Y.L surprend sur bien des points. Retour dans les années 80 à la rencontre d’un jeune garçon pas comme les autres…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Simon Wincer

Genre: Drame

Film Américain et Britannique

Durée: 1h36 environ

 

 

D_A_R_Y_L barret olivier affiche

L’histoire

 

Barret Oliver, première interprétation de Bastien Balthazar Bux dans « L’histoire sans fin », a fait du chemin. Nous le retrouvons dans un drame où il sera question d’un jeune garçon amnésique recueilli par une famille d’accueil en attendant de retrouver sa vraie famille. Et quand on la lui retrouve, quelque chose cloche dans le comportement de ces supposés parents.

 

 

 

Ami ou ennemi ?

 

C’est en découvrant des films du genre de D.A.R.Y.L que ma passion pour le septième art ne cesse de croitre. Né dans les années 80, j’ai beau avoir visionné un nombre incalculable de films passant des heures dans les vidéo clubs à scruter les jaquettes des K7 vidéo, je suis passé à coté d’une œuvre surprenante. Pour la petite histoire, à l’époque, l’affiche et la phrase d’accroche de « D.A.R.Y.L »  me terrifiaient, persuadé que ce film penchait vers le cinéma d’horreur. Pour m’être laissé surprendre en tombant sur Chucky 2 enregistré sur VHS juste après une des mes émissions préférées « Vidéo Gag », je peux vous dire que je faisais TRES attention à ce que je regardais. « Beetlejuice », « Mac et Moi » (on en reparlera un jour de celui là), « Freddy » et « Gremlins » m’avaient suffisamment traumatisé pour voir un nouveau personnage s’inviter dans mes cauchemars de gosse. Des années plus tard, par le plus grand des hasards (ou n’étais ce que ma destinée de cinéphile revenant à moi), le passé refait surface me faisant retomber sur D.A.R.Y.L. Plus d’excuses, je vais pouvoir le visionner tranquillement, quelque soit son genre.  Et là je saisis à quel point mon imagination m’avait cette fois fait défaut. Pourquoi je n’ai pas regardé ce film étant enfant ?

D.A.R.Y.L. 1985 daryl fait la connaissance de sa famille d'accueil

Honnête, serviable, surdoué, poli, discipliné, Daryl a tout du fils dont rêve les mères. Manque de chance il a perdu ses parents. En attendant, il logera dans une famille d’accueil. Sitôt arrivé dans son nouveau domicile, sitôt remarqué par sa personnalité étonnante, Daryl a beau être amnésique, il n’a pas oublié ce que veut dire le verbe « aimer ». Développant un fort attachement envers sa famille d’accueil et le meilleur ami « Turtle, oui c’est son nom » qu’il a gagné, il en médusera plus d’un.

D.A.R.Y.L. 1985 daryl enlacant sa future mère adoptive

Il pulvérise le record d’un des jeux vidéo de la sœur de son pote, fou la honte à son professeur d’école dès son premier jour, fait la fierté de son papa d’accueil en jouant au baseball comme un pro, traficote un distributeur automatique et parvient à alimenter secrètement le compte en banque de sa nouvelle famille. Trop parfait pour son âge. Qui est-il vraiment ? D’où vient-il ? Qui était cet homme ayant sacrifié sa vie pour qu’il vive ? Provient-il d’une expérience scientifique ? Ne serait-il pas un alien ? Un mutant ? Un robot ? Un ange ? Quoiqu’il en soit, Daryl aime sa nouvelle vie ; ses parents, prêts à l’adopter et son meilleur ami l’aiment.

D.A.R.Y.L. 1985 daryl à l'arrière de la voiture de ses véritables parents quitte les Richardson et son meilleur ami Turtle

La joie sera de courte durée pour ce beau monde lorsque les vrais parents du jeune garçon viennent tout réduire à néant (« néant », soit la menace de L’histoire sans fin, pardon pour le jeu de mots involontaire) en revenant vers leur fils.  Ca ne peut pas se terminer de la sorte, on ne peut pas arracher un jeune garçon à un couple si aimant pour le rendre à des parents si détachés et peu émotifs envers leur enfant qu’ils avaient soit disant perdu. Nous sommes en plein milieu de film, nous partons dans une toute autre direction, apprenant le mystère entourant Daryl. La surprise sera de taille en plongeant dans un tout autre genre de long métrage

 

-Il est beaucoup trop serviable et honnête pour un enfant de cet âge là.

-Je n’en crois pas mes oreilles. Tu te plains d’avoir le genre de gosse que la plupart d’entre nous voudraient changer contre le leur en payant.

 

Au final, l’on comprend plus que jamais les raisons pour lesquelles les films des années 80 étaient si géniaux. Plaisir, évasion, magie, simplicité, pas besoin d’artifices et d’effets numériques pour plaire. Preuve en ait avec cette œuvre digne de figurer parmi les classiques du cinéma. Léger, efficace, fascinant, bouleversant, brillamment interprété par un Barret Olivier sympathique et touchant, comptant un joli casting à la hauteur, D.A.R.Y.L, un petit drame surprise à découvrir.

 

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