Brightburn : Superman a mal tourné

Si le coté sombre de Superman avait envahi sa part de lumière dès son plus jeune âge, ça aurait donné ce film: Brightburn, réalisé par David Yarovesky en collaboration avec James Gun s’il vous plait! Un potentiel ovni dans le monde des super héros actuel vient de sortir. A l’inverse des Dc et Marvel, ce film horrifique propose de suivre la montée en puissance d’un enfant venu d’ailleurs. Une menace plane sur notre planète.

 

Fiche Technique

 

Réalisé par David Yarovesky

Genre : Science fiction, Epouvante, Horreur

Film Américain

Durée : 1h30 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

Le saviez-vous ?

 

En vue de son final et ses scènes post générique, on constate que Brightburn a été conçu dans l’idée de créer un nouvel univers cinématographique uniquement constitué de super vilains biens menaçants. Suite à l’échec du film au box office américain, on imagine que le projet sera jeté aux oubliettes.

 

Revisite d’un mythe super héroïque sous fond de noirceur inédite

 

Nom de Rao, c’est à ça que ressemblerait la vie du petit Clark Kent s’il était habité par le mal?! Le comics « Superman Red Son », le jeu « Injustice » et le film animé « La Ligue des justiciers : Dieux et Monstres » nous avaient donné un bref aperçu. Brightburn lui va plus loin dans le délire en imaginant que des voix provenant du vaisseau de l’enfant venu d’ailleurs le font devenir psychopathe dès la puberté. Qu’adviendrait-il de notre monde si ce super héros porteur d’espoir se retournait contre nous et ce, malgré toute la bonne volonté de ses parents adoptifs à lui inculquer de belles valeurs humaines?  On n’échappe pas à sa véritable nature, ni à sa destinée toute tracée. Celle de Brandon va lui être révélée et il n’aura d’autres choix que de se laissé guider.

Brightburn vue du ciel de la ferme des Breyer
Un air de générique de la série Smallville. Somebody saaaaaveee meeeee.

Le petit gars devient une sorte de Damien, l’enfant du diable, possédant la palette d’aptitudes surnaturelles de Superman. Doit-on voir Brightburn comme une sorte de parodie sérieuse de l’univers emblématique de Superman ? C’est le but. Autant vous dire que moi, fan de Superman et du genre horreur, j’en salive d’avance.

Brightburn 2019 Tori Breyer tenant son fils adoptif dans les bras

Absolument TOUT dans Brightburn a été pensé pour ressembler à l’univers de Superman. Clark devient Brandon, le couple Kent devient les Breyer, Lana Lang devient Caitlyn, et Smallville devient Brighburn. Nous sommes toujours au Kansas, dans une jolie petite ferme. Enfin, « jolie », au départ. Alors que les Breyer souffrent à l’idée de ne jamais avoir d’enfant, le ciel leur en envoi un. On aurait aimé que ça n’arrive jamais. Venu tout droit de l’espace, un vaisseau s’écrase sur Terre, non loin de Breyer accueillant à bras ouvert leur petit bébé miracle pas comme les autres entreposé dans un enjeu alien.

Brightburn 2019 Tori Breyer tenant le visage de Brandon

Elevé dans l’amour, dix ans plus tard, revirement de situation lorsque Brandon atteint la puberté. Assistant à la manifestation de ses supers pouvoirs, il change radicalement au moment où  des voix l’attirent dans la grange de son père qui avait caché son vaisseau. Un mensonge, une véritable trahison en plus des conséquences de ces actes causés par ces pulsions violentes, tout ceci va le rendre de plus en plus hors de contrôle.

Brightburn 2019 Brandon griffonant d'trange signes sur son cahier

Fans de Smallville et de Superman, vous savez que la vie de Clark Kent a certes été jonchée d’épreuves, il s’en est toujours sorti, n’a jamais quitté le droit chemin grâce à l’amour de ses parents d’adoptions, celui de ses quelques amis et les bons conseils de Jonathan Kent. Ici, le pauvre Brandon a malheureusement eu la malchance d’avoir des parents aliens malintentionné se servant du vaisseau dans lequel ils ont mis leur fils pour faire entrer en lui le mal. Ne vous plaignez plus des maladresses de Jor-El !

Brightburn 2019 Brandon vol en pleine nuit devant une voiture arrivant vers lui

Sur le papier, le fan de Superman que je suis, jubilait à l’idée de voir ce Bad Superman tout droit plongé dans un univers à la Conjuring. La photographie, la mise en avant de la ferme des Breyer, les relations entre Brandon et sa mère, et Brandon et son père, tout fait écho à l’univers de Superman dans son cheminement qui par la suite, prend un virage à 180°, virant dans le film de boogeyman. Je ne rêve pas là ? On est en train de diaboliser l’homme d’acier ?!Ca en est déstabilisant mais le concept est génial.

Brightburn 2019 le pere adoptif de Brandon retire une fourchette machée par son fils
Ne montrez pas ça à Fourchette de Toy Story 4

Sauf qu’en 1h30, vous vous doutez bien que Brightburn n’aura que peu de temps pour développer correctement l’origin story de Brandon, s’ils veulent nous offrir des scènes horrifiques croisées à l’univers super héroïque de Superman. Résultat, une narration linéaire où si vous avez vu la bande annonce du film, clairement, vous avez pratiquement vu tout le film. On en vient trop rapidement aux faits, on survole des choses importantes pour s’attarder sur des choses indifférentes, maman Breyer nous irrite un peu en refusant d’accepter la vérité sur son fils adoptif, et on ne creuse pas assez la psychologie des personnages afin de permettre aux spectateurs d’éprouver un semblant de pitié pour eux. On se rabat alors sur ce pour quoi nous nous sommes précipités en salle : les scènes d’action.

Brightburn Brandon apparaissant à la fenetre de la maison de sa mere après que les lumières soient éteintes

Le climax est à l’image de la bande annonce, la combinaison super héros/horreur à hauteur de nos attentes, idem pour les effets spéciaux de grande qualité rendant vibrant homme à Superman et livrant des scènes d’action géniales à base de suspense, tension, angoisse et gavage de jump scare agaçants. Pas de blagues, Brightburn opte pour un ton très sérieux (sauf pour ce passage improbable où une future victime prend presque à la rigolade sa mort imminente). Le gosse est convaincant, passant de fils modèle à gosse possédé par un démon. Une belle tête à claques qui pour le coup, ne risque pas de s’en prendre une seule!

Brightburn 2019 brandon les cheveux mouillés et fou de rage hurle et utilise sa vision thermique

Le sentiment de toute puissance de notre « tendre » Brandon vêtu d’un costume au rabais, il est là, la fureur habitant en lui, elle est là aussi et nous, on prend notre pied pour la mise en scène virant à l’apocalyptique où toute l’étendue des pouvoirs de notre personnage diversifiera le jeu de massacres hardcore. Comment stopper l’instoppable sachant que le gosse n’est pas venu accompagner de météorites radioactives? Allez un petit point faible ? Juste un ?

 

Prendre le…monde…

 

Au final, Brightburn, un excellent concept pour un rendu final malheureusement trop classique, bien que fun de voir un gosse faire un pur carnage dans son village avec la moitié des pouvoirs de Superman.

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