Nicky Larson Private Eyes : Il finit toujours pas revenir

En cette année 2019, City Hunter, Nicky Larson pour les intimes Français, aura été à l’honneur. Après son adaptation française réussie, vingt ans plus tard, le plus iconique des détectives privé, celui qui ne craint personne, aime un peu trop la gente féminine et mène toujours à bien ses missions jusqu’à la fin, revient cette fois au cinéma et son retour va vous en mettre plein la vue. Encore plus que le Parfum de Cupidon de Philippe Lacheau. C’est reparti comme dans les années 90, enfin presque…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Kenji Kodama

Genre: Animation, Action, Policier, Comédie

Film Japonais

Durée: 1h36 environ

 

L’agence XYZ est toujours à votre service

 

Footsteps in the night

Echo in my mind

Footsteps in the night

Baby said goodbye

To me

 

Une course poursuite de nuit en plein quartier de Shinjuku avec une petite référence à Godzilla, une mise en scène digne de la renommée de la franchise voir au-delà, Private Eyes commence sur les chapeaux de roues, Nicky Larson revient de la même manière qu’il est entré dans notre vie en 1990. Pur plaisir que de le retrouver lui et Laura dont le look et les traits de dessins ont un poil changés comparé à il y a 20 ans. Ceci rappelant la version manga. Private Eyes, voyez le comme un grand épisode d’1h36 de Nicky Larson. Les ingrédients ayant fait la renommée de l’animée ne changent pas, la combinaison comédie, glamour, enquête policière et action spectaculaire perdurent avec une animation de très grande qualité.

Nicky Larson Private eyes Nicky rangeant son pistolet après l'explosion d'un véhicule en pleine rue

A une époque où les héros de notre enfance reviennent pour être humiliés et maltraités par des réalisateurs égocentriques n’ayant pas compris la raison pour laquelle ses héros de franchises de films/séries/dessins animés ont mérité leur succès, Kenji Kodama  réchauffe notre cœur. Lui a su garder l’essence de City Hunter tout en y apportant sa touche esthétique personnelle en installant déjà ses personnages à notre époque.

L’heure est à la petite évolution, Nicky et Laura vivent désormais dans une société utilisant drones, réalité augmentée et smartphone. Dès les premiers instants et jusqu’à la fin de son histoire, les nostalgiques verront et entendront tout un tas de références à l’animé qui a bercé leur enfance (j’aurai aimé assister aux retrouvailles émouvantes de Vincent Ropion et Danièle Douet). Quelle soit visuelle ou auditive, le fan du club Dorothée a retrouvé tout ce que j’ai aimé. La société et les mentalités ont certes évolué, mes héros n’ont pas changé d’un pouce :

 

  • Laura (dont on explorera l’enfance), armée de sa célèbre masse continue de suivre de très prêt son patron qu’elle aime forcément en secret,
  • Nicky, en 20 ans, n’a toujours pas pourquoi les femmes le fuient. Dans ce film, il continue de jouer les petits vicieux jusqu’à se servir de la nouvelle technologie pour parvenir à ses fins en achetant un drone pour reluquer les filles des vestiaires. Le nettoyeur dont personne n’arrive à sa cheville n’a rien perdu de sa superbe et sait se montrer professionnel et cool quand il le faut,
  • Mammouth, qui tient toujours avec sa fiancée Miki le café Cat’s eyes (clin d’œil à la série homonyme) montre que sous cette couche de colosse de 2mètres ce cache un être TRES sensible,
  • Le lieutenant de police Hélène Lamberti, rusée et déterminée pour chacune de ses missions continue elle d’user de son charme pour demander de l’aide à Nicky.

 

Tous les codes propres à la franchise sont repris intelligemment pour aborder un nouvel enjeu collant à la société actuelle. Les clichés et expressions faciales exagérées, l’aspect mélancolique et tragique de l’histoire, le coté justicier héroïque de Nicky, ce petit corbeau apparaissant lors des moments gênants, les morceaux cultes tels Footsteps/Get Wild, le scénario classique rappelant la narration de chaque épisodes de la série, même si ça sent le gros HS avec son fan service lancé à plein régime, le visuel lettre d’amour à Tokyo, les musiques, l’animation, le jeu de caméra et les dialogues, Private Eyes est une énorme réussite.

Il est vrai qu’après la scène d’intro, tout confirme le HS créé uniquement dans le but de montrer que la franchise City Hinter n’est pas morte. Une première demi heure un peu vu et revue où l’on pose les bases de l’intrigue et son enjeu, introduit ses nouveaux antagonistes et protagoniste, sème quelques scènes d’action jouissives histoire de pas nous endormir, tout en ajoutant sa touche humoristique et glamour en prouvant que ce gentleman de Nicky n’a pas changé et galère toujours autant à aborder les femmes, les incitant à utiliser le hashtag « balance ton porc ». Passé ces évènements, Private Eyes nous offre plus de trente dernières minutes de séquences de fusillades de folies.

Nicky Larson Private eyes Nicky et Iris admirent Tokyo de nuit
Même s’il ne sait pas y faire pour courtiser les femmes, Nicky sait se montrer sage, respectueux, bienveillant et inspirant.

Ca va cogner, ça va exploser, les balles vont pleuvoir avec grande classe. Course poursuite en camion où Nicky, traqué par des drones armés de mitraillette les dézingue à coup de fusil à pompe en rechargeant d’une manière dont le corps des fans de Terminator 2 ne pourra s’empêcher d’esquisser quelques frissons de nostalgie, Alex, Tam et Sylia Chamade alias les Cat’s Eyes faisant ENFIN leur entrée, le concept reste efficace, encore plus fun qu’il ne l’a été, nous baladant de jour comme de nuit dans les beaux quartiers de Tokyo. Que ce soit moments posés, moments dynamiques ou précision dans ses propos, Nicky Larson ne nous déçois jamais.

 

Quand on prend de la hauteur, on relativise et on se dit que tout n’est pas si noir. Même si cette ville change à la vitesse de l’éclair, elle n’en reste pas moins magnifique.

 

Au final, Nicky et Laura ont traversé sans vieillir les époques pour s’installer à l’ère du tout connecté. Même si on ne peut s’empêcher de ne voir en lui qu’un HS grand format, Nicky Larson: Private Eyes a été réalisé avec respect, soignant ses personnages et l’univers dans lequel ils évoluent. Le film n’est pas parfait, quelques éléments dérangent: le crossover tant attendu avec les Cat’s eyes est un brin foireux, Philippe Lacheau doublant le bad guy de l’histoire sonne aussi faux qu’un enfant fan de Nicky Larson choisit pour doubler un méchant alors qu’il ne connait rien du métier de comédien de doublage (l’acteur nous a habitué à mieux), et l’absence remarquée de Maurice Sarfati fait perdre le caractère comique des méchants. Toutefois, le plaisir de voir un nouveau film de qualité sur City Hunter est là et bien là. A compléter avec Nicky Larson Le parfum de Cupidon. Restez jusqu’au générique de fin admirer la rétrospective de la franchise.

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