Underwater : Alien rencontre Abyss et Cloverfield

Pendant que son ancien amour tente de garder sa santé mentale aux cotés de l’énigmatique Willem Dafoe pour garder un phare, Kristen Stewart se retrouve piégée dans une station sous-marine suite à un tremblement de Terre. Pour couronner le tout, voila qu’elle et son équipe s’aperçoivent qu’ils ne sont pas seuls… . Sous l’océan, personne ne vous entendra hurler. A la rigueur des montées de bulles indiqueront votre position. Encore faudrait-il que quelqu’un soit là au bon moment…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par William Eubank

Genre: Science fiction, Horreur, Drame, Thriller

Film Américain

Durée: 1h35 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

J’étais obligé de la faire, « Sous l’océan » de Disney revisitée. Pardon aux fans, tout ça… :

 

Sur Terre c’est d’venu un enfer,  les ressources sont limitées,

Les humains n’ont rien pu faire,  dans l’océan ils vont forer.

Dans les eaux ils ont donc construit, un immense pétrolier,

Hélas un accident va très vite, tout faire partir en fumée.

 

Sous l’océan, sous l’océan,

On r’trouve Kristen, c’est une aubaine,  sous l’océan.

Vous dites qu’elle a des ptits nichons, n’empêche ça reste un vrai canon,

Même blonde peroxydée, elle m’fait de l’effet,

Sous l’océan.

 

 

 

Rien de nouveau sous l’océan ?

 

Disparitions inexpliquées, présence mystérieuse, affaire étouffée, ca sent le roussi au fond de l’océan dans une gigantesque station expérimentale de forage. Kristen Stewart, ingénieur, n’a même pas le temps d’enfiler ses chaussures que des gros cognements de part en part du complexe et une infiltration d’eau vont provoquer une explosion. Une fois échappée avec trois collègues, Kristen part retrouver son chef (Vincent Cassel) et deux autres collègues, puis tous décident de rejoindre une autre station afin de pouvoir regagner la surface grâce à des capsules. Sauf qu’en cours de route, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls, suivis par quelque chose… . L’océan n’aime pas trop qu’on l’asticote, il va utiliser un intermédiaire pour se venger. Cet intermédiaire, il est fantastique, digne de figurer parmi les légendes urbaines.

 

Quand on est immergé pendant des mois, on perd la notion du jour et de la nuit. Soit on est réveillé, soit on rêve. Et c’est pas évident de faire la différence.

 

Underwater démarre très vite. 30 premières minutes de grande qualité avec une réalisation soignée, des effets de ralentis saisissant, un rythme effréné restant constant jusqu’à la fin avec 2/3 passages calmes pour reprendre ses esprits, une ambiance film catastrophe claustrophobique bien stressante et immersive, et une Kristen Stewart attachante aux allures d’Ellen Ripley blondinette aux cheveux courts. Puis vint la suite dégringolade transformant tous nos espoirs en désespoir. Notre croisé d’Alien, Cloverfield et Abyss gâche toutes ses idées en optant pour la facilité. Allez, deux petites séquences fun et ce petit hommage « culotte » à Alien plutôt sympathique. Qu’importe s’il ne nous apporte rien de nouveau scénaristiquement, du moment que l’action marche. Plouf, elle ne marchera pas. En surface tout va bien, dans l’eau, on a un problème : la lisibilité.

Underwater 2020 kristen stewart dans la salle de commandes

Je peux comprendre qu’on soit à des kilomètres de profondeurs, que la visibilité sous l’eau soit minime à cause de la pression, de la vase et végétation océanique même avec le matos adéquate, mais pensez aux spectateurs! Abyss l’a fait, 20 000 lieues sous les mers l’a fait, Titanic, pourquoi pas vous ? Eclairez un minimum et pas uniquement dans le scaphandre de chaque survivant ou via leur petite lampe éclairant difficilement. Sans compter que la majeure partie de l’action se déroule dans les abysses, qu’il s’y passe beaucoup de choses.

underwater-kristen-stewart-vincent-cassel-jessica-henwick-tj miller

Pour plus d’immersion, Underwater utilisera de la caméra embarquée, parfois des plans serrés. Rien ne marche à cause de l’éclairage. Les effets de surprises sont foirés, les scènes d’action et d’horreur sont foirées. Pour enfoncer le clou, nous sommes face à une œuvre catastrophe/horrifique sans consistance aux séquences horrifiques presque édulcorées. Ceux qui attendaient d’avoir leur petite dose d’effroi et suffocation peuvent passer leur chemin. Il ne se passe pas grand-chose, on ne voit rien (je vous laisse imaginer l’état d’image des copies pirates circulant sur le net), la musique est géniale, la révélation finale est géniale mais hélas ratée par la réalisation pourtant magnifique hors de l’eau.  Tout sonne déjà vu : Aller d’un point A à un point B, 3/4 jump scare téléphonés, bruits étranges et violents, première attaque, première victime, ect.. .

Underwater 2020 Norah et ses équipiers en combinaison s'appretant à prendre un ascenseur

Underwater méritait mieux comme il méritait de donner un peu plus d’intérêt à ses personnages faisant presque uniquement parti du décor. Kristen Stewart et un Vincent Cassel un poil bad ass à la prestation solide font tout le boulot, les autres protagonistes voient leur développement et utilité presque survolés et même si c’est un réel plaisir de retrouver sur grand écran l’adorable et fragile Jessica Henwick (Iron Fist), ça ne suffit pas à nous combler. Une grosse frustration quand on voit que tout n’est pas mauvais, que les personnages ont absolument tout pour qu’on est peur qu’ils y passent. Mettons de coté le comique de la bande en l’apparence d’un T.J Miller jouant les gros lourdingues «déconneurs » qu’on veut voir disparaitre au plus vite (dans d’atroces souffrances si possible parce que son humour ne passe VRAIMENT pas). Ce qui nous intéresse, c’est la vedette de l’affiche. Kristen Stewart, magnifique, touchante, vulnérable et musclée est bel et bien le seul et unique atout du film qu’elle porte sur les épaules.

 

Au final, Underwater rate toutes les bonnes surprises qu’il aurait pu fournir. Alors que l’ambiance claustrophobique, l’atmosphère et les musiques restent solides, le travail sur les personnages,  le scénario et les séquences sous l’eau à peine éclairées sabotent tout. Heureusement, la prestation de Kristen Stewart rehausse un poil le niveau de cette série B en dessous de Life – Origine inconnue. Un film qui se laisse suivre avec plaisir juste une fois et rien qu’une fois.

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