La malédiction de la dame blanche : Sans la dame blanche

Après la poupée Annabelle, puis la nonne Valak, place à un nouvel être diabolique ayant droit à son spin off de l’univers Conjuring: La Llorona alias « la dame blanche » (la pleureuse étant visiblement moins vendeur), ancienne mère de famille ayant noyée ses deux enfants dans un fleuve en 1673 pour se venger de son mari prit en flagrant délit d’adultère. En 1973, devenue un mauvais esprit abandonné par dieu, La Llorona s’apprête à faire de nouvelles victimes. « La malédiction de la dame blanche » frappe de nouveau…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Michael Chaves

Genre : Epouvante, Horreur, Drame

Film Américain

Durée : 1h36 environ

Interdit aux moins de 12 ans

 

Si tu entends une jeune mariée pleurer de douleurs, pitié, ne va pas la consoler

 

Les points d’eau, on oubli. Elle appâte vos enfants compatissants et les marques au poignet, les hantes, masse leurs cheveux durant son bain, s’empare de leur âme pendant un temps avant de les noyer quelques jours plus tard.  Comme par hasard, il a fallut que cette vilaine madame pleurant du sang tout noir s’en prenne aux deux enfants d’une jeune assistante sociale bienveillante et veuve.  Les fantômes ne respectent vraiment plus rien.  Vous la sentez venir l’ironie de l’assistante sociale suspectée de violence sur ses propres enfants ?

La malédiction de la dame blanche la llorona devant une maison la nuit

Vous me direz, tout bon film parlant de fantôme est crédible au moins sur une chose, la difficulté logique tout humain confondu de croire en l’impossible, de croire en un être surnaturel invisible à notre vue humaine. Par contre le spectre fissurant les miroirs à chaque apparition, ça ne met pas la puce à l’oreille ? Et ba non, on préfère accuser donc la pauvre moman souffrant déjà bien assez de la perte de son mari et de certains cas liés à son travail de travailleuse sociale.

La malédiction de la dame blanche Rafael Olvera protégeant la famille d'anna dans son salon

Par chance ou par la plus grande coïncidence, elle fera la rencontre du père Perez « Annabelle 1 » la conduisant vers un ancien confrère devenu exorciste (Tuco Salamanca est devenu un mec bien) afin de contrer le spectre terrifiant.  Faut le voir faire gigoter des œufs sur votre table de salle à manger avant qu’ils n’éclatent sur le doux visage de maman. Le grand Houdini en baverait. Trêve de sarcasme (ou pas), place à mon opinion sur « La malédiction de la dame blanche » qui n’a strictement RIEN à voir avec la dame blanche puisque c’est une autre légende, celle de La Llorona. On repassera pour la traduction du titre. Tout comme « La Nonne », « La malédiction de la dame blanche », n’a d’intérêt que pour son visuel et jeu d’acteurs. Si vous pensiez renouveler l’expérience Conjuring 1 et 2, vous allez être déçu.

La malédiction de la dame blanche Anna terrifiée avec sa fille se cachant derrière elle

Les clichés habituels devenu une plaie pour les films d’horreur de cette génération reviennent alors qu’on leur avant pourtant dit à maintes et maintes reprises de foutre le camp:

 

  • Le parapluie que le fantôme fait exprès de pousser en 3 temps jusqu’à la piscine et la propriétaire qui se laisse donc berner TROIS fois sans se dire qu’elle risque de tomber à la flotte,
  • Les éternels jumpscares et feintes fantomatiques que, maintenant que t’as gouté à une centaine de films du genre, vois venir à des kilomètres,
  • Le démon apparaissant dans les miroirs/rétroviseur/vitre des voitures, derrière le rideau de ta chambre en hurlant et en te sautant dessus (ou peut être qu’il manque de délicatesse pour te demander un câlin),
  • La maman hurlant au fantôme de fuir sa maison et laisser sa famille tranquille, espérant qu’il y a moyen que ce dernier accepte et aille embêter quelqu’un d’autre,
  • La gamine cucul la praline à qui tu dis de ne pas faire un truc mais qui le fait quand même parce que quand il s’agit de sa poupée, c’est sacré, l’exorciste (cucul aussi et pas si pro que ça) condamnant TOUTES les portes excepté la porte de derrière,
  • Les cachettes « improbables » genre sous la table (oui mais y a une nappe donc y a peut être moyen ?), dans le placard ou dans le grenier où t’étais pourtant persuadé que le démon n’y viendrait pas parce qu’il ne sait pas grimper les échelles.

 

Au final, je pourrais faire des paragraphes et paragraphes sur toutes les bêtises illogiques du film. On s’arrêtera là. La malédiction de la dame blanche n’offre rien de bien nouveau donc MAIS au moins, on a un visuel propre, une musique propre, une dramaturgie qui marche, des acteurs et actrices qui jouent bien et qui sont attachants, deux/trois passages et plans un chouia flippants, un Raymond Cruz que j’ai été surpris a aimer (après les vacheries qu’il avait faites à Jesse Pinkman et Walter White, je ne reste pas rancunier), des gosses mi-idiots, mi-malins que j’ai trouvé simples et attachants, et une Linda Cardellini dont il serait grand temps de reconnaitre le talent d’actrice. Déjà ça de gagné vous me direz. Sauf que nous ce que je voulais, c’était flipper un bon coup. Ca reste agréable à regarder comme l’avait été La Nonne. Merci le visuel !

 

 

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.