Terminator 3, Le soulèvement des machines: La VRAIE suite de Terminator 2

Ils pensaient l’avoir empêché, ils se trompaient. Skynet était autre part, le jugement dernier a juste été retardé. Jonathan Mostow, réalisateur de « Breakdown » va devoir se débrouiller pour offrir une belle suite à Terminator 2 sans l’entacher et le parodier. Un Terminator tout beau tout neuf et encore plus baraqué débarque pour une nouvelle mission dans Terminator 3: Le soulèvement des machines!

 

Fiche Technique

Réalisé par Jonathan Mostow

Avec Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl, Kristanna Loken, Claire Danes

Genre: Action, Fantastique, Science fiction

Nationalité: Américain

Durée du film : 1h45 environ

 

L’avenir n’est pas écrit. Il n’y a de destin que ce que nous faisons. J’aimerais pouvoir le croire…

 

On prend les mêmes et on recommence ?

 

Étant un très grand fan depuis l’âge de 6ans de l’acteur Arnold Schwarzenegger ainsi que des deux premiers opus Terminator, il était logique que je me précipite en salle dès la sortie du numéro 3. J’ai gardé un excellent souvenir de la phase qui a précédée la sortie du film. L’engouement en voyant les premiers teaser, les affiches promo. Je l’ai vécu cette sortie. Puis vint la date fatidique. Regardez le tout premier teaser qui été diffusé dans les cinémas Français.

11ans d’attente pour un film sans cesse repoussé voir même annulé. O grand miracle il a pu voir le jour. Qu’on se le dise, il y a du recyclage mais ce qui a été recyclé a été modeler différemment. Le nouveau matériau est subtil, avec une volonté de nous offrir un autre spectacle que le précédent, une volonté d’emmener le spectateur autre part pour une dernière tentative de contrer la menace Skynet. Et si cette fois la mission du Terminator n’était pas celle qu’on le pensait? Ce troisième épisode la joue imprévisible. Visiblement, des résidus de Skynet ont survécu. Lesquels, on ne sait pas. Tout ce que l’on sait c’est que le développement de Skynet a été repris par une société militaire. Oui, il y a de quoi craindre le pire.

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Il en avait bavé avec le T 1000, le Terminator « Schwarzenegger » va voir que le T 1000 était un enfant de chœur comparé au T-X interprétée par la sulfureuse et sculpturale « Kristanna Loken ».

Un style différent, une ambiance différente sans que la franchise perde son identité, un enjeu différent, un cheminement différent, des scènes d’actions différentes et en concordances avec les avancées technologiques et graphiques de l’époque, de nouveaux personnages accompagnés d’anciens qui ont évolué, toutes ces choses placent ce Terminator 3 dans la continuité des autres.

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Tout commence par l’introduction de John Connor. Désormais âgé de 22 ans, nous apprenons que John a perdu sa mère. Une mort qui a du sens, une mort néanmoins hyper triste. Pourquoi ce choix? Vous allez le comprendre très vite. L’adolescent au caractère de rebelle digne de fils de sa mère bad ass s’en est allée, laissant place à un homme n’était plus que l’ombre de lui même.

 

Ce n’est pas arrivé, les bombes ne sont pas tombées, nous avons empêché le jugement dernier. Je devrais pouvoir me sentir hors de danger, mais ce n’est pas le cas… Alors je vis au large, pas de téléphone, pas d’adresse, rien ni personne ne peut me trouver. J’ai effacé tout ce qui me rattachait au passé, mais malgré mes efforts, je ne peux effacer mes rêves, mes cauchemars…

 

Il boit, il est négligé, complètement paumé, en fuite par peur que de nouvelles menaces soient envoyées pour le tuer. John est seul, en pleine dépression.  Sa débrouillardise a été rangée au vestiaire et il a des pulsions suicidaires (et on peu le comprendre vu son passé et son présent). Il va falloir vous y faire, ce John a vécu un enfer durant son enfance et ça a continué jusqu’à l’age adulte. Vous savez quoi? C’est dans l’adversité que l’on devient plus fort. Tout a visiblement été calculé pour l’endurcir de nouveau pour qu’il devienne plus tard, le chef de la résistance que nous avons entre aperçu dans Terminator 2. Nick Stahl, remplaçant d’Edward Furlong, livre une interprétation de John juste. Différente, mais juste.

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La vision de Jonathan Mostow à cette suite de Terminator 2 n’a rien de réjouissante. Lentement mais surement, le réalisateur nous conduis vers quelque chose de tragique, sans espoir. Par ailleurs, Mostow a fait de nombreux choix scénaristiques intelligents. Par exemple, nous ne commençons pas par une arrivée du Terminator, la vision de la future guerre est furtive, nous introduisons d’abord John Connor, Kate Brewster, la nouvelle arrivante, le nouvel enjeu, bien plus violent que ne l’était celui de T2 et la TX. Ne vous y trompez pas, Terminator 3: Le soulèvement des machines est bien plus dark qu’il n’y parait.

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Le T-X nouveau modèle, capable de contrôler d’autres machines et équipée d’armes embarquées.

Pas de T1000. Skynet, malin, envoi un robot plus perfectionné dont la puissance d’armes à feu ne le ralentiront pas. Le T1000 de Robert Patrick avait placé la barre très haute. Pourtant le TX de Kristanna Loken s’en sort plutôt pas mal pour un robot à l’apparence féminine ne laissant apparaitre aucune émotion, ni même un clignement d’œil ! Pour une version féminine combinant le T1000/et le bad Terminator de Terminator 1, elle fait flipper, elle est angoissante et plus puissante que le T1000. Notre pauvre T101 lui a toutes les caractéristiques de ses homologues. Il va galérer, pourra la ralentir mais avec de nouvelles idées puis, bien plus tard, avec un arsenal fraichement offert du passé. Tout semble toutefois fois perdu d’avance.

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L’arrivée du Terminator dans une sphère temporelle est toujours autant impressionnante.

10 petites minutes plus tard, il arrive. Notre dernier espoir a bien profité de ce faire attendre par ses fans débarque (léger bémol pour le choix musical accompagnant son arrivée. Hors sujet à cause de ses premières sonorités qu’on pourrait avoir dans un film d’Hitchcock). Certains pourront voir une tentative de parodier le personnage. Et on peut le comprendre en vue de certaines scènes et dialogues. Seulement, ce n’est qu’un leurre. Le but est de tenter d’apporter un vent de renouveau sans égratigner tout ce qui a été créé.

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Pour l’arrivée de notre nouveau Terminator, Jonathan Mostow a une idée: toujours nu dans sa sphère temporelle envoyée à notre époque, notre organisme cybernétique débarque en plein désert. Non loin de là, il ne trouvera pas un vrai bar de biker jouant au billard. Plutôt un bar-boite de nuit. Manque de bol pour notre robot, il arrive pile un soir où c’est une nuit striptease. Que des femmes pour clientes. Quel accoutrement va-t-il porter? Celui du stripteaseur bien entendu! Il faut voir l’interaction avec ce dernier pour comprendre que là encore, l’échange est tout à fait logique. Le Terminator n’a pas conscience qu’il se ridiculise malgré lui. Il est bad ass, expéditif,  pas commode, mal poli et manque de tact. La scène est donc drôle, pas vraiment parodique.

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Vint un autre « Terminator moment », celui où notre guerrier solitaire met ses lunettes de soleil pour être encore plus cool. Comme les vêtements qu’il porte sont ceux d’un stripteaseur, ce sont des lunettes étoilées qu’il trouve dans la poche intérieure de sa veste. Cette scène aurait pu être catastrophique et pourtant, placée dans son contexte, elle est là encore tout à fait logique. Sans aucun remords, notre Terminator, jette ces horreurs par terre et les écrase avant de trouver un modèle plus convenable dans le pickup d’un mec qui a du gout! Nous continuons l’histoire, profitons d’un entrée fracassant du robot sauvant de justesse Kate Brewster et nous rendons compte au fil de l’histoire de plusieurs choses.

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Le sauvetage et l’entrée la plus cool de la franchise Terminator. Regardez la mise en valeur du personnage.

C’est un fait, le Terminator est un modèle obsolète, incapable de tenir ne serait-ce qu’une minute au corps à corps contre son nouvel ennemi. Mais il usera de subterfuges pour le ralentir. Nous nous apercevons aussi qu’il a gardé les acquis du modèle de Terminator 2. Ces répliques, son franc parlé et ses mimiques, ce sont ceux que John enfant avait apprit à l’ancien modèle. La relation père de substitution/John n’existe plus MAIS le duo continu de fonctionner grâce à nos souvenirs et l’interprétation des deux acteurs.

 

– Tu te souviens de moi, au moins ? Sarah Connor, la destruction de Cyberdyne, « Hasta la Vista, Baby »… ça ne te rappelle rien ?

– C’était un autre T-101.

– Pourquoi ? Vous êtes fabriqués en série, peut-être ?

– Exact.

 

On prend le même et on change le reste

 

Claire Danes interprète la petite nouvelle, le deuxième rôle féminin du film. Claire Danes qui avait passé les auditions pour le rôle de Kate Brewster mais avait été dépassée par l’actrice Sophia Bush. Seulement, retournement de situations, au bout de quelques jours de tournage, les producteurs s’apercevaient que ça n’allait pas, qu’elle était trop jeune pour le rôle. Résultat, Claire Danes revenait en catastrophe.

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Pour une actrice arrivant en catastrophe on peut dire qu’elle s’en est bien tirée notre ancienne Juliette incarnant Katerine Brewster, une jeune vétérinaire sur le point de se marier, n’imaginant pas une seule seconde que dans le futur, elle aura un rôle important dans la future guerre contre la machine. Kate ne sachant pas non plus que son père, le Général Robert Brewster travaille sur le projet Skynet. L’actrice joue de manière authentique. Son perso en bave comme John en a bavé. Ses réactions sont logiques et même si l’absence de la présence de l’actrice Linda Hamilton « Sarah Connor » se fait ressentir, ce nouveau trio Schwarzy/Stahl/Danes apporte un vent de fraicheur dans la franchise. On déplorera un manque d’émotion entre ses trois personnages mais ça passe. Et ce n’est pas tout!

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La scène de course poursuite entre camion et motos dans T2 était culte et impressionnante pour l’époque, attendez de voir la scène de la grue dans T3.

Terminator ne serait pas Terminator sans ses scènes d’action spectaculaire. Quand un Terminator débarque à Los Angeles, il a beaucoup de casse. Pour les scènes d’action, Jonathan Mostow a mis les bouchées doubles, a tout compris de ce que l’on attendait en terme de spectacle. Il va exploiter jusqu’au bout toutes les possibilités qu’offrent les aptitudes au combat de nos deux robots. Pour plus de réalisme, cgi et animatronique ont été combinés, conçues méticuleusement, offrant des scènes ultra réaliste où l’on a compris qu’un Terminator, ça fait son poids, soit 1 tonnes. Impossible pour un être humain de porter le robot, et quand ce dernier saute sur des véhicules, ça les cabosse. Fusillades, courses poursuites, combats au corps, c’est bourrin, violent, incroyable. Que de nouveautés pour le plaisir des yeux.

cercueil

Rien que cette fusillade dans un cimetière, fallait la trouver. Le Terminator, gatling gun à la main, cercueil de l’autre avec John dedans, avançant vers un groupe de swats pour se frayant un chemin sans en tuer un seul parce qu’encore une fois: ce modèle a gardé les acquis du modèle précédent. John avait interdit au robot de tuer, cet autre T101 poursuivra l’héritage de son prédécesseur.

 

Skynet est devenu une entité consciente. Dans une heure, une attaque nucléaire massive sera lancée contre son ennemi. Quel ennemi? NOUS! L’humanité.

 

He’s back

 

Seul rescapé de la saga Terminator, son interprète principal, irremplaçable. Arnold Schwarzenegger est de retour une troisième fois. Que dire ? Encore plus imposant que dans le deuxième Terminator et au mieux de sa forme. 55ans à l’époque quand même. Des exercices en salle de musculation 6h par jour pendant 6 Mois pour notre ancien Gouverneur. D’ailleurs, Terminator 3 a été la dernière apparition de l’acteur avant qu’il ne commence ses deux mandats de gouverneur de Californie.

L’acteur fait ce qu’on lui dit et n’en fait pas des caisses, sait où emmener son personnage. Alors oui, les pseudos gags « malgré eux » le font par moments passer pour un balèze maladroit. Il est loin le temps du premier Terminator. Heureusement l’acteur arrive à garder son sérieux et la pseudo « parodie » de son personnage n’est présente qu’en début de film. Nous retrouvons notre bon vieux Terminator adepte du maniement d’armes à feu, d’esquintage de véhicules et éléments du décor gênant le passage. N’oublions pas le retour de la célèbre réplique « I’ll be back » et marque de fabrique de Schwarzy.

 

Elle reviendra.

 

Des effets spéciaux qui ont bien évolués

 

Là où le film se débrouille brillamment, c’est en ce qui concerne les scènes d’action incroyables qui écrasent largement tout ce qui a été vu. Les effets digitaux atteignent la perfection. La conception du TX est révolutionnaire, les T1 armés de miniguns sont originaux et voir des séquences comme la course poursuite entre le Terminator à moto et la T-X en camion-grue de 200 tonnes dégommant tout sur son passage vaut clairement le détour.

Candy
Dans les versions Bluray et Dvd , une scène supplémentaire nous montre l’humain ayant servi de modèle à l’apparence humaine du Terminator. Voici le Sergent Candy!

Du coté du maquillage, que de progrès. Entre la reconstitution de la T-X subissant encore plus de dégâts que le T1000 ou bien le Terminator finissant pratiquement circuits à l’air, les heures de maquillages ont été laborieuses mais au final du plus bel effet. Nous avons aussi droit en début de film à un petit passage obligatoire dans le futur pendant la guerre contre les machines. Scène pas assez exploitée mais évoluée en termes d’effets spéciaux. Le clou du spectacle, LA plus belle réussite du réalisateur, le truc le plus culotté tout Terminator confondu: Une fin en apothéose et absence d’happy end. De quoi surprendre tout le monde.

 

Au final, Terminator 3 Le soulèvement des machines offre tout ce que l’on attendait d’une suite à Terminator 2. Il y a des nouveautés, les effets spéciaux sont fabuleux, les scènes spectaculaires, les propos sont intelligents, collant à ce qu’il adviendrait de l’humanité si une intelligence artificielle conçue par l’armée prenait conscience et décidait de tout anéantir. Ca ne vaut pas un Terminator 1 ou 2 à cause de son léger coté édulcoré mais ça tente des choses, ça prend des risques et ça le fait bien, surprenant à plusieurs reprises. Quant à la fin du film, elle fait froid dans le dos.

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Voila à quoi aurait pu ressembler Terminator 3. Je recommande fortement le jeu pour les plus curieux.

Pour les plus curieux et surtout les gamers, une version rallongée du film existe sous forme de jeu « Terminator 3 : The Rédemption ». Dans ce jeu à la troisième personne, vous incarné le Terminator et voguez du futur au passé avec des affrontements dantesque. La guerre contre les machines est bien présente et notre Schwarzy en Terminator y prend part, affrontant d’autres Terminator et aidant la résistance aussi. Vous le rêviez, le jeu l’a fait. Pourquoi ne pas avoir repris tout ça dans la version ciné et la transformer en version longue ? Après avoir vu le film, on est en droit de se demander si un jour, la réalité ne dépassera pas la fiction. L’humanité détruite par les armes qu’elle a créé et qui était sensées les protéger.

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