Le Justicier de New York : En attendant Wildey

Michael Winner est de retour, pour vous jouer un joli tour! Un justicier ne prend jamais sa retraite, qu’importe son âge. Paul Kersey, architecte contraint de demeurer célibataire, n’a pas le droit à avoir des potos. Son retour à New York, la ville où tous ses malheurs ont commencé, il est obligé d’y retourné et ça va encore mal se passer. Quoique cette fois, ce sera différent. Le justicier de New York arrive, prends garde à toi jeune sauvageons.

 

Fiche technique

 

Réalisé par Michael Winner

Genre : Action, Thriller

Film Américain

Durée : 1h26 environ

Interdit aux moins de 16 ans

 

Mais qui est ce Wildey ?

 

Charles Bronson vient officiellement de passer la porte du monde du nanar et le pire c’est que vous allez aimer ça. Chuck Norris et Sylvester Stallone pour ne nommer qu’eux l’ont bien fait comprendre : l’âge n’a pas d’importance, encore moins les types de soixante piges ayant un passif de militaire. Paul Kersey est de retour, délaisse un temps la gente féminine pour aider tout un immeuble comprenant en son sein une majorité de retraités à se débarrasser de la racaille. Cette fois, la police est au courant, Kersey a carte blanche. Défouloir enclenché.

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Paul Kersey est un petit filou. Ou ses talents cachés étaient enfouis au plus profond de son être, ou il a profité de ses quelques années de retraite de justicier anticipé pour voir du monde et apprendre quelques trucs utiles. Quoiqu’il est pu faire, ou qu’il est pu aller, votre justicier aux allures de pépé pantouflard vous n’allez plus le reconnaitre, il embrasse pleinement sa destinée et utilise ses  compétences pour vider tout un quartier de délinquants faisant régner la terreur à ses habitants.  Fais gaffe, il rigole plus, maintenant il porte un blouson en cuir ! Dès le film lancé, équipe-toi d’une balle antistress et mords dans un oreiller. Tu vas gouter aux douces joies de l’injustice pendant une bonne vingtaine de minutes. Promis, après, ton supplice sera terminé. Enfin si, ça reviendra mais dans le but de continuer à garder la flamme forte dans le cœur de Charles Bronson.  Tu connais Michael Winner, il adore montrer la brutalité humaine et au moins une scène de viol.

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Une petite visite chez un pote dans un quartier pourri et tout peut aller en votre défaveur.  Paul n’a même pas le temps de saluer son ami qu’il retrouve le cadavre sans vie de ce dernier et se fait comme par hasard chopper par les flics pour son meurtre. Flics qui étonnamment, se sont réveillés et se sont dit « cette fois je bosse ». Parce que oui, vous allez apprendre que dans ce quartier, la police circule MAIS ne fait rien. Tiens ça me rappelle la vraie vie. Normal que Paul réclame justice que diable ! Notre pauvre homme déjà choqué une énième fois  par le meurtre d’un proche « heureusement lui n’a pas été violé », fini derrière les barreaux en compagnie de la pire espèce dont la prison n’aide nullement à réfléchir à leur avenir.

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Après un séjour peu plaisant avec plein de mecs qu’il aurait pu envoyer dans la tombe, Paul fait un marché avec tient, Ed Lauter (Baker l’agent du FBI dans « Le contrat » avec Schwarzy), commissaire de police aux méthodes peu réglementaires pour l’aider à baisser le niveau de délinquance. Les temps changent.  Etre justicier est donc un emploi. Retour dans l’immeuble où son ami a été tué. Paul récupère l’appartement du défunt et se prépare à partir en guerre contre la délinquance, plus précisément un gang de dealers dignes d’une secte tellement shootées que leur cerveau c’est mis à l’arrêt.

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Ce groupe, il a un chef au look « discutable », celui dont Paul a tenu tête en prison et qu’il avait juré  de ce vengé pour son insolence. Ce faire maitriser par un vieux moustachu, votre fierté en prend un sale coup.  Il n’est pas au bout de ses surprises le gugusse. En protégeant le quartier, Paul va se faire plein de potes accueillants et aura en même temps le temps de…faire des roucoulades avec une avocate appréciant sa bienveillance. Bon, y a encore de la gonzesse là-dessous. Pourvu qu’il n’arrive rien à celle-là ! Croisons les doigts, on sait ce qui arrive aux femmes s’approchant d’un peu trop près du justicier de New York.

 

Tu feras ton boulot Monsieur le justicier, comme avant. Mais avec une différence : tu travailleras pour moi. Nettoies le quartier, mais fais-moi ton rapport. Faudra me tenir au courant, tout me dire, même ce que tu sais pas encore. Faut faire le ménage dans la rue.

 

Passons à l’action !

 

C’est pour ça que vous avez signé non ? Pour de la fusillade, du bourre-pif. Mr Miyagi avait Daniel LaRusso, je suspecte Paul Kersey d’être le sensei de Kevin McCallister ou/et Macgyver (l’original hein pas l’usurpateur). Pendant que Paul attend impatiemment l’arrivée imminente d’un certain Wildey, il joue aux bricoleurs et juste avec quelques planches, un élastique et des clous, vous créé des pièges anti-voleurs. Ce sera drôle, un peu gore, moins cartoon que Maman j’ai raté l’avion mais ça sera drôle.

Le-justicier-de-new-york-deux-vieil-homme-regarde-à-une-fenêtre

Puis comme il y a un peu trop de monde et que ce bon vieux Wildey est arrivé par la poste, on joue à un autre jeu. La racaille, ça a des moyens financier réduits, ça fonctionne comme un enfant élevé à la dure, ça ne possède pas tous les biens matériels des autres enfants et donc, ça les envie au point de faire naitre en eux une méchanceté à te donner direct un passe droit pour le royaume des enfers.  Alors ne t’étonne pas si les wesh wesh se précipitent sur ton appareil photo que tu leur agite sous le nez. Paul l’a compris, mais contrairement à toi, celui qui lui vole son précieux en ressort avec une bastos droit dans le dos. Et ce n’est pas fini. J’ai entraperçu une sulfateuse gardée au chaud dans l’armoire d’un voisin ancien vétéran. Ce petit bijou n’attend que ça pour être utilisé.

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Regardez ce regard hyper bad ass. Charismatique pour un pépé!

A partir de son premier usage, pur pétage de plomb du réalisateur, ça va canarder et tu vas prendre ton pied. Voila ce qu’est Le justicier de New York. Pur défouloir avec un début aux allures de drama violent. Charles Bronson n’a pas perdu son mojo, pire, il en redemande et s’en tire aussi bien que les Action Hero de « métier ».

 

Au final, Le justicier de New York, deuxième  plaisir coupable, un film à la mise en scène propre, bardé de bonnes idées avec du méchant débile, fou et sadique, d’incohérences, d’invraisemblances, de facilités, de bons sentiments et de punchlines bien sympathiques. Je peux le dire : j’adore Charles Bronson. A bientôt pour la suite !

 

 

 

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