Last Action Hero: Passez de l’autre coté de l’écran

Qui n’a jamais rêver de côtoyer sa star de cinéma préféré et de vivre des aventures à ses cotés? John McTiernan a fait de se rêve de cinéphile une réalité. Last Action Hero et Arnold Schwarzenegger vous embarquent de force. Votre amour pour le cinéma va décupler, c’est une certitude. Passez de l’autre coté de l’écran en compagnie du jeune Danny Madigan, un gosse comme nous, passionné. Vous n’avez jamais vu ce film? Monumentale erreur !

 

Fiche Technique

 

Réalisé par John McTiernan

Genre: Action, Comédie, Aventure

Film Américain

Durée du film: 2h10 environ

A conseiller à partir de 8 ans

 

L’histoire

 

Jack Slater, il a eu droit à une franchise de films et ils ne sont pas près de s’arrêter. Ca tombe bien, Danny Madigan, gros fan de son héros préféré et de cinéma, il en redemande. Quand Nick, vieux projectionniste, véritable grand père de rêve et seul ami réel de Danny remet à ce dernier un Ticket d’Or confectionné par le grand Houdini en personne, l’adolescent est loin de se douter qu’il va enfin pouvoir rencontrer son idole.

 

Quelques anecdotes inédites

 

De son hall à sa célèbre grande salle, le cinéma où travaille Nick le projectionniste ressemble à s’y méprendre au Grand Rex à Paris. Peut être la raison pour laquelle je suis tant amoureux de ce cinéma.

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Dans la scène du parking du commissariat, si vous regardez en arrière plan à un moment, vous apercevrez cotes à cotes la Harley noire du Terminator de Terminator 2 et la moto rouge du Bad Terminator.

La fausse bande annonce d’Hamlet sauce Schwarzy était à l’origine plus longue comme l’atteste ses quelques photos salivante. Belle frustration!

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Wholschlager, vous ferez équipe avec l’image de synthèse…d’Humpfrey Bogart.

Last action hero offre l’une des premières résurrections numérique d’un acteur décédé. Ici, Humpfrey Bogart, en tenue de Rick Blaine (Casablanca), bosse dans le même commissariat que Jack Slater.

Les fans inconditionnels de Schwarzy remarqueront que des années plus tard, notre action hero n’a toujours pas adopté une conduite courtoise sur les routes.

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Jeu de mot visuel sur le nom Leo The Prout en voyant Bennedict activer la bombe dans The Prout en lui tirant le doigt. Ca ne vous rappelle pas une certaine blague?

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La doublure cascade de Schwarzy, Peter Kent, fait un caméo en jouant l’ouvreur du cinéma où se déroule l’avant première de Jack Slater IV.

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Damon Wayans (Michael Kyle de Ma famille d’abord) est légèrement bousculé par Schwarzy lors de cette même avant première.

 

1994, l’année d’un de mes plus beaux souvenirs de cinéphile

 

Dans une dure réalité où les criminels s’en sortent souvent et les gentils périssent, Jack Slater John McClane, Snake Plissken, Martin Riggs et autres Marion Cobretti nous aident à retrouver un semblant d’espoir en nous évadant en entrant dans un monde imaginaire où là, les bad guy trépassent. Dans les années 80/90, les Action Heroes, on les aimait, on croyait en eux pour cette raison. « Il n’y a qu’ici dans le monde réel que les méchants peuvent gagner. »  Bennedict a tout dit. C’est bien une des raisons pour lesquelles on aime les Action movie.

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A l’époque, âgé de 8 ans, Schwarzy était mon héros, incarnait à mes yeux la figure paternelle idéale, et le type d’homme que je souhaits devenir (avec un peu moins de biscottos). Victime de harcèlement scolaire en découlant de graves problèmes de concentration, une amplification de mon coté rêveur/tête en l’air et une forte anxiété, l’école et moi, nous n’étions pas potes.

 

Pour tenir, ne pas me laisser enterré, la solution était de profiter de ces petits moments de joie immense de rentrer chez moi et lancer mes VHS des films avec Schwarzy et plus particulièrement de Last Action Hero. Last action Hero, je me souviens encore voir son affiche gigantesque projetée sur la devanture du célèbre Grand Rex, car, projeté « en grand large » comme ils appelaient leur grande salle à l’époque.

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Remplacez les pop corn lambda sans gout par des pop corn Baff, vous m’aviez moi, même expression fasciné en regardant un film.

Les yeux grands ouverts au travers de la vitre de la voiture de mon père avec qui je passais le Week-end à Paris. Vous n’imaginez pas la sensation ressentie à la seule vue de cette affiche immense.

Il a fallut attendre la sortie en VHS (pour info, oui, je l’ai gardé comme l’atteste ces deux photos). Quand le jour J fut venu : l’extase. Elle a été poncée la pauvre cassette, usée jusqu’à ce que l’image est par moments des ratés. Je connaissais les répliques et chaque séquence par cœur. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu ce besoin d’évasion.

ce petit garcon reveur toujours dans son coin au fond de la classe, c etait moi-madigan-assis-dans-sa-classe
Ce petit garçon rêveur toujours dans son coin au fond de la classe, c’était moi.

Ce monde si hostile, je ne me sentais pas à ma place, encore moins en sécurité à part chez moi. Les films avec Schwarzy étaient une occasion de se sentir en sécurité, s’évader aux cotés de quelqu’un d’invulnérable. J’enviais Danny Madigan, me projetais en lui, me reconnaissais en lui, m’imaginais à sa place vivre cette aventure.

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Difficile de ne pas oublier cette célèbre séquence où Danny est en cours de littérature et regarde le film Hamlet qu’il trouve tellement ennuyant qu’il s’imagine ce que donnerait le film si Schwarzenegger incarnait le personnage principal. Le rendu est totalement loufoque mais tellement fun. Typiquement le genre de rêve que je pouvais faire à l’école ou à la maison.

 

-On va voir si Monsieur Slater va gagner encore une fois.

-Jack Slater ne perd jamais! Toujours vainqueur, jamais perdant!

 

Last Action Hero, je ne l’ai pas seulement visionné, je l’ai vécu. Vécu comme s’il contait une partie de mon quotidien et une partie de mon imaginaire. J’ai rêvé de nombreuses fois de pouvoir rencontrer Schwarzy. Imaginez suivre Arnold Schwarzenegger toute une journée ? C’est dingue.

 

Chui dans le film. Oh la vache ça a marché chui dans le film !

 

To be or not to be? Not to be

 

Et pourtant…si c’était vrai ?

 

Et on auto-parodiait le genre action ? Et si Schwarzy en personne décidait de ne plus se prendre au sérieux, et nous confiait ses plus grands secrets? Film devenu culte par beaucoup de cinéphiles, Last action hero est ce que je qualifie de film magique. Moqueur envers les blockbusters américains, d’une richesse incroyable dans son contenu, des multitudes de références cinématographique, un univers parallèle au notre, un Schwarzenegger qui fait preuve d’auto dérision du début jusqu’à la fin, des apparitions de personnages emblématiques du cinéma Hollywoodien, Last action hero est vraiment plus qu’un simple film d’action. Le Film souligne surtout la différence entre le monde du cinéma et la réalité. C’est ce qui est d’ailleurs très accentué en regardant le film.

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Ce moment désorientant où vous êtes dans une salle de ciné, et que vous mettez votre premier pied dehors, de retour dans le monde réel. McTiernan illustre à merveille le ressenti des spectateurs.

On peut voir la différence entre le monde réel où vit le jeune Danny. Il vit à New York, il pleut et fait nuit systématiquement, l’insécurité dans les rues est omniprésente, tout comme la pauvreté. Vient alors le monde de Jack Slater. C’est là où l’on voit le contraste entre les deux mondes. Nous sommes en Californie, le soleil est bel et bien là, les femmes sont toutes magnifiques « on ne voit que très peu de femmes âgées d’au dessus de 40 ans », tout brille, le groupe AC DC s’engouffre dans la ville.

Pourquoi nous montrer ce contraste entre le monde du cinéma et le monde réel ? Le réalisateur a simplement voulu nous montrer qu’au cinéma, on souhaitera toujours vous montrer le meilleur : Un monde où le gentil gagne toujours, un monde où le bien triomphera toujours du mal. Mais nous le savons tous, dans la vie réelle, c’est tout autre chose. Ce qui est amusant dans le film c’est qu’au moment où Danny entre dans le monde fictif de Jack, il essaye par tout les moyens de prouver à Jack qu’il est dans un film. Mais Jack, qui a toujours fait parti de ce monde ne s’en rends pas compte. Persuadé que le jeune garçon délire. Pourtant, toutes les preuves sont là.

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Non…non c’est pas possible?!

A commencer par ce passage donnant l’occasion aux nostalgiques de retourner dans un Vidéo Club, où Danny découvre outré l’affiche du film Terminator 2 qui, dans ce monde, est joué par Sylvester Stallone. Jack Slater ne sait pas que son personnage n’existe pas et que c’est l’acteur Arnold Schwarzenegger qui l’interprète. D’autres éléments nous seront montrer pour nous prouver que nous sommes bien dans un film « le hard rock que l’on entend constamment, les répliques des personnages, les bruitages, le doublage ». Tous les personnages qui peuplent le monde de Jack ne savent pas qu’ils sont eux-mêmes fictifs. Le film jouera donc avec tout cela.

 

Tu écoutes un peu ce que je dis? Un chat de dessin animé vient d’entrer dans votre commissariat! Houhou?!

 

Tu as des doigts ? Croises-en un max t’as intérêt !

 

Les plus films parodiques de cette trempe sont peu nombreux à être réussis. Arrivé à jouer avec les incohérences, jouer avec ces deux univers totalement différents, nous faire rire et nous en mettre plein la vue, il n’y a pas à dire, Last Action Hero est un film travaillé des mains de maitre par son réalisateur.

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Le pont donnant sur le célèbre fleuve de Los Angeles n’en a pas fini avec Arnold. Cette fois, le T1000 n’y est pour rien.

On pourrait dire que ce film fait office d’hommage au cinéma. Le tout de façon très subtile. Pour repérer les nombreuses références, il faut avoir l’œil ou bien regarder le film plusieurs fois. Mais hormis cet hommage, pourquoi faut-il vraiment le voir ? Last action hero est un condensé de ce qu’il se fait de mieux en matière de film d’action. Le scénario est habile, bien travaillé, tout comme le sont les dialogues et les répliques « parfois tordantes ». C’est un film qui nous donne aussi l’occasion d’imaginer ce à quoi serait la vie de l’autre coté de l’écran. Dans ce long métrage, de l’autre coté, se trouve Jack Slater « incarné par Schwarzenegger ».

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Des entrées fracassantes, Schwarzy il en a eu des tonnes. Mais celle-là les dépasse toutes. Des frissons à chaque visionnage, quelque soit l’âge. Cette mise en valeur de cet action hero, la perfection.

Jack Slater/Arnold Schwarzenegger, qu’importe, à chacun de ses films, une entrée fracassante, des répliques punchy. Il débarque, il fait tout péter, il repart sans rendre de compte à qui que ce soit. Sur son chemin, nuques brisées, têtes enfoncées dans un mur, chaque criminel trépasse. Le parfait exemple du super héros malgré lui. Il se retrouve dans des situations périlleuses où il serait déjà mort dans le monde réel mais dans le monde du cinéma, la chance est monnaie courante pour ce flic de Los Angeles.

Mais ce qui est drôle dans tout ça, c’est qu’il n’a pas conscience que toute sa vie, toutes les aventures qu’il a pu vivre sont fictives jusqu’à la mort de son fils le hantant chaque jour. Tragique. C’est alors que débarque Danny. Le jeune garçon qui va devenir « comme par le plus grand des hasards » coéquipier de son héros va non seulement l’aider à résoudre son enquête mais essayer de le persuader que l’on monde dans lequel il vit, n’est pas réel. Ce qui nous amènera à des situations déjantées et un brin grand guignolesque.

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Vous l’aurez compris, tout l’univers de Last Action Hero obéit aux lois du film d’action à grand spectacle. Danny, on l’a lui fait pas à lui, il connait toutes les ficelles du cinéma. Il a beau être convaincu qu’il est dans un film, son cœur est en joie. Il est tombé pile poil sur la banquette arrière de la splendide Cadillac de son héros et pour décupler son bonheur, voila qu’il va devenir son équipier et apprendre à le connaitre.

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Je te présente Mr Bennedict. Ce qu’il y a de mieux dans le genre. Et tu as intérêt à me croire. Il adore faire la cuisine tout en tuant les gens. Sa spécialité c’est la tête de veau.

Malheureusement, nos deux héros pas très discrets ont été remarqués par Benedict, le grand méchant à l’œil de verre de Jack Slater IV, tueur hors pair au passé mystérieux et à la haute intelligence travaillant pour un mafieux Italien. Bennedict  apprendra qu’un « monde réel » existe et cherchera à découvrir comment le rejoindre.

 

Le film ne se reposera jamais sur ces lauriers en nous emmenant bien plus loin. Un début sombre, une suite humoristique et axée sur l’action spectaculaire pour terminer avec une dernière partie totalement différente de ce que l’on a pu vivre pendant les premières minutes de film. Le film se renouvelle, les personnages évoluent, l’univers change, l’ambiance aussi. Nous avons du coup non pas deux histoires mais trois histoires qui arrivent à se regrouper pour n’en faire qu’une.

 

Bonjour, je suis le nouvel équipier de Jack Slater. Jack et moi on va faire travailler ensemble pendant toute la durée du film et…

 

Un blockbuster très intelligent dans ses propos et sa réalisation

 

Last action hero est l’occasion aussi de voir Arnold Schwarzenegger dans un rôle travaillé mais surtout jouer avec son image de personnage de films d’action invulnérable. L’acteur fait preuve d’autodérision et d’une humilité à vous faire verser une larme. Tout y passe. De son nom imprononçable à ses répliques qui l’ont rendu célèbre. Son rôle dans Last action hero est une sorte de condensé des personnages qu’il a pu interpréter. Difficile de ne pas s’y attacher.

 

-Tu peux t’attendre au pire maintenant. Mais qu’est ce que tu fais, tu t’en vas ?

-Je reviendrais…Ah, tu t’attendais pas à celle là hein?

-Mais si. Tu dis toujours ça.

-T’es sûr ?

-C’est une réplique que tous les spectateurs attendent que tu place, c’est ta carte de visite.

 

Les répliques fusent à vitesse grand V, son coté héroïque est bien mis en avant en début de film et change totalement par la suite. Mais il n’y a pas que de l’humour dans le film. Il y a aussi de la tragédie aussi bien du coté de Danny que de celui du personnage de Jack. Le film arrive du coup à nous faire rire mais aussi à se montrer sérieux quand il le faut. Tous les personnages ont été très bien travaillés.

Même les seconds rôles ne sont pas mis de cotés : le Lieutenant Dekker et patron de Jack Slater dont les oreilles fument quand il s’énerve, Nick le projectionniste interprété par Robert Prosky (Madame Doubtfire, Gremlins 2 ), véritable grand père de rêve, Whitney la fille de Jack (interprétée par Bridgette Wilson de Mortal Kombat) et bien d’autres personnages à découvrir. Tous les éléments « clé » des films d’action sont pointés du doigt « les répliques que l’on retrouve dans tout film d’action, la caricature de commissariat et des policiers, le héros invulnérable, ect ». Tout devient sujet à faire un gag. En plus de faire de la parodie, le métrage nous en mets plein la vue avec des scènes d’action spectaculaire.

Poursuite en voiture dans Los Angeles « se payant même le luxe de nous refaire la scène de course poursuite de Terminator 2 au Los Angeles River », scènes de fusillades totalement démesurées, le tout avec une bande son qui sonne très rock Californien. La mise en scène est d’ailleurs très soignée et la caméra ne nous en fait pas perdre une miette. Effets de ralentis, cascades irréalistes, explosions par milliers, héros qui ne rate jamais sa cible, facilité scénaristique, on est vraiment dans de la parodie. Le rendu est dynamique et bien bourrin »mais tout public ». C’était ca les films d’action des années 80/90.

 

-Fais attention Jack. Il a tué Mozart.

-Dans un film ?

-Amadeus, il a raflé 8 oscars.

-J’lui ai sauvé la vie au Vietnam mais je serais sur mes gardes. Merci. Bon écoutes : JE N’VEUX PLUS ENTENDRE PARLER D’FILM !

 

Un jeune garçon auquel on s’identifie

 

Dès le début du film, qui se situe dans le monde réel, nous entrons dans le monde de ce jeune garçon passionné par le cinéma et qui va vivre le rêve de tout cinéphile qui se respecte : entrer dans un film et côtoyer ses héros. Il y a vraiment un gros travail de fait sur Danny Madigan. Beaucoup ce reconnaitront dans ce personnage qui sèche les cours pour aller au cinéma. Sa passion a vraiment pris possession sur sa vie de jeune adolescent. Passion qui compense surtout le fait que Danny n’est pas d’amis et pas de père lorsque l’on apprend en début de film que sa mère est veuve. Son seul ami reste Nick, le projectionniste avec qui ils ne font parler que de leur passion pour le cinéma.

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Ayant une mère qui travaille souvent de nuit mais qui est quand même une mère ultra protectrice, Danny ne se focalise pas vraiment sur ses cours et préfère aller au cinéma la nuit alors que les rues sont dangereuses. Jack Slater est pour lui une sorte de figure paternelle.

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A coté des loufoqueries de ce duo improbable, y a quelque chose de touchant et d’attendrissant à mesure où la relation entre Jack Slater et Danny évolue. Le partenaire devient l’ami qui devient en quelque sorte le père protecteur et toujours présent pour son fils. Le fils quand à lui prend conscience qu’il y a aussi un monde dehors et qu’il doit construire sa vie.

 

-Pour moi tu es vrai. Tu comprends pas ? Tu es ce qu’il y a de mieux dans ma…et je te jure que j’ai besoin que tu sois…

-Là où tu es sûr de pouvoir me retrouver. Et moi j’ai besoin de toi là-bas pour croire en moi.

 

C’est la réponse de Schwarzy à des fans comme moi qui ont besoin de lui pour ne jamais perdre espoir. J’ai toujours cette petite larme coulant sans m’en rendre compte. Je me revois ado, paumé, souffrant de la solitude et des problèmes scolaires, restant fort grâce à cet acteur.

 

C’est pas facile d’être un héros petit.

 

Une vraie déclaration d’amour pour les passionnés de cinéma

 

On va de surprises en surprises avec ce film et c’est une grande joie de voir à quel point un réalisateur peut laisser libre cours à son imagination. Avec Last action hero il pointe du doigt les super productions hollywoodien tout en parodiant lui-même ses propres films. Schwarzenegger fait preuve de beaucoup de justesse dans son jeu et se permet même de jouer l’autodérision en jouant beaucoup sur le coté invincible des personnages qu’il interprète. Un personnage qui gagne en profondeur au fur et à mesure qui prendra conscience de choses qui pourraient tout changer. Il y a une très belle réflexion sur le rêve que l’on voit nous offrir dans le monde du cinéma et la réalité qui est moins tendre.

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Du coté de l’action c’est du pur spectacle avec fusillades et explosions en veux tu en voilas. Les répliques cultes s’enchainent. Nous avons droit à non pas un mais plusieurs méchants bien machiavéliques et surtout très intelligents qui pourraient peut être cette fois changer la donne avec cette simple phrase « les méchants aussi peuvent gagner ». Last action hero c’est une sorte de fantasme de tous enfants ayant grandis avec les films d’action qui se retrouve à vivre une aventure folle avec son idole.

 

Couvres moi on sait jamais si il me tire dessus au lave-glace.

 

Le réalisateur fait du film une vraie déclaration d’amour pour les passionnés de cinéma en incrustant subtilement de nombreuses références et clin d’œil à l’univers du septième art »que ce soit une scène ou bien l’apparition d’un personnage d’un film culte ». J’éprouve une vraie admiration pour ce film. En voila du spectacle, en voila de l’action, en voila des surprises. McTiernan rend hommage aux films d’action tout en y montrant leur dérive de façon amusante. Le film qui se veut parodique pourrait bien être plus complexe qu’il n’y parait.

 

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