Stranger Things Saison 1

Ami cinéphile nostalgique des eighties, cette mini série de huit épisodes d’une durée variant entre 40 et 55 minutes va réveiller en toi de jolis souvenirs d’enfance. Non, tu ne te trompe pas, il n’y pas de problème avec l’image de ta télé, il s’agit bien d’une série récente mais à l’ambiance rétro. Mes vies de cinéphile revient sur ce chef d’œuvre, ce bijou créé par Matt et Ross Duffer. Empruntons la Delorean de Doc Brown et repartons dans cette bonne vieille époque : les années 80…

 

Back to the eighties

 

Composée de huit chapitres titrés à la manière de Pulp Fiction, notre série plonge le spectateur en 1983, en plein Indiana. Tu suivras une bande de copains devant faire face à la disparition de leur meilleur ami. Les premières secondes retentissent et déjà tu navigues en terrain connu mais c’est quelque peu déroutant au départ. Image un peu vieillotte style vhs neuve, décors, coupes de cheveux, look vestimentaire, objets rétro, mouvements de la caméra, cadrage, photographie, générique électro composé au synthétiseur « qui aura son petit effet dès les premières notes et vision du titre », pas de doute, c’est bien les années 80.  Tout en racontant notre histoire de façon moderne notre série est d’un point de vu de son ambiance et de son esthétisme, une série Old School « de la vieille école ».

stranger-things-saison-1-vidéo-jeu-darcade

Quand l’ordinaire devient extraordinaire, quand le quotidien d’une bande de copains vivant une vie de garçons de leur âge se voit vivre une aventure à la fois incroyable et terrifiante, quand une petite ville tranquille se voit confrontée à des évènements mystérieux et surnaturels, quand une mère de famille doit faire face à la disparition de son fils, les frères Duffers signent là une série qui a tout des allures d’un film fantastique. Pas de clin d’œil et références facile, le but est de faire aussi profiter la nouvelle génération sans se retrouver à devoir faire une liste des références.  Oui cette nouvelle génération sera déroutée : pas de technologie moderne donc pas de portables, pas d’internet, en sommes, l’époque où les gens étaient un peu plus sociables et pas le nez dans leur téléphone.

 

De quoi ça parle ?

 

Pour ceux qui auraient un train de retard, Stranger Thing se déroule en 1983, à Hawkins, dans l’Indiana. Alors qu’il rentrait chez lui après une soirée avec ses amis, Will Byers, 12 ans, disparait soudainement sans la moindre explication. Cette disparition brutale va pousser sa mère, Joyce, ainsi que tous les habitants de la ville à retrouver le petit garçon. Alors que les amis de Will se lancent eux aussi à sa recherche, ils rencontreront une étrange jeune fille au crane rasé en fuite. Baptisée « 11 », elle ne sait pas qui elle mais semble cacher un lourd secret qui pourrait permettre aux amis de Will de retrouver leur ami. Et elle était la clé du mystère qui entoure la ville d’Hawkins ?

 

Série composée de Huit chapitres

 

  1. Chapitre Un : La Disparition de Will Beyers
  2. Chapitre Deux : La Barjot de Maple Street
  3. Chapitre Trois : Petit papa Noël
  4. Chapitre Quatre : Le Corps
  5. Chapitre Cinq : La Puce et l’acrobate
  6. Chapitre Six : Le Monstre
  7. Chapitre Sept : Le Bain
  8. Chapitre Huit : Le Monde à l’envers

 

Les personnages dont tu suivras l’histoire

 

Joyce Byers « interprétée par Winona Ryder » : La mère de Jonathan et de Will. Totalement dévastée par la disparition de son fils, elle commencera à voir se produire dans sa maison d’étranges évènements paranormaux. Performance incroyable de l’actrice qui signe là son grand retour.  Un personnage à la fois fragile mais déterminé.

 

Jonathan Byers « interprété par Charlie Heaton , véritable sosie de Norman Reedus » : frère de Will et fils de Joyce. Photographe à ses heures perdues, il est secrètement amoureux de Nancy et se verra confronté au petit ami de la jeune fille et ses amis peu recommandables.  En parallèle, il enquêtera aussi de son coté sur la disparition de son frère et aidera sa mère à remonter la pente.

 

Jim Hopper »interprété par David Harbour » : Chef de police de la ville d’Hawkins qui enquêtera sur la disparition inexpliquée de Will. Chef de police au sombre passé le faisant devenir alcoolique et dépressif. Personnage tourmenté mais qui a aussi la bad ass attitude. Grand rôle pour cet acteur qui n’a jusque là eu que des petits rôles au cinéma.

 

Onze/Elfe « interprétée par Millie Brown » : Mystérieuse jeune fille télépathe qui croisera la route de Lucas, Mike et Dustin. A mesure où nous avancerons dans l’histoire, nous en apprendront plus sur le passé de cette jeune fille manipulée par des scientifiques et ayant un lien avec le gouvernement. Prestation brillante de la jeune actrice. Personnage à la fois adorable, naïve, fragile et énigmatique. Gare à Eleven lorsqu’elle est en colère.

 

Lucas « interprété par Caleb McLaughlin » : Ami de Will, Mike et Dustin. Le fort de caractère de la bande.

 

Mike « interprété par Finn Wolfhard » : Petit frère de Nancy et ami de Will, Dustin et Lucas. Il cachera dans sa chambre Eleven.

 

Dustin « interprété par Gaten Matarazzo » : le simplet de la bande, souffrant de dysplasie cléidocrânienne « certaines de ses dents n’ont pas encore repoussées ».

 

Will « interprété par Noah Schnapp » : Mystérieusement disparu en rentrant chez lui.

 

Nancy Whiler « interprétée par Natalia Dyer » : Sœur de Mike, une gentille fille bien élevée mais un petit coté bourgeoise sainte ni touche qui veut en quelque sorte se rebeller face à ses parents autoritaires. En plus d’entretenir une relation amoureuse avec un de ses camarades de lycée à la fréquentation peu recommandable, la jeune fille tentera de retrouver sa meilleure amie, elle aussi disparue soudainement lors d’une soirée où Nancy l’avait tenue à l’écart. Par la même occasion, la jeune fille développera une amitié forte avec le solitaire Jonathan.

 

Karen Whiler « interprétée par Cara Buono » : Mère de Nancy et Mike.

 

Hommage à ce qui se faisait de mieux dans les années 80

 

Une bande de copains perdant leur meilleur ami, il y a un enjeu dramatique aussi bien pour eux que pour sa famille. Le tout étant de ne pas tomber dans le mélodrame, la série arrive à trouver l’équilibre. On se retrouve du coup avec de la tension oui, mais aussi cette petite légèreté, cet humour et cette excitation, celle de se lancer dans l’inconnu. Tu pensais que cette série ne se focaliserait que sur cette bande de copains ? Erreur, on pourrait dire que Stranger Thing à 4 histoires en une :

 

  • Celle de Mike, Dustin et Lucas rencontrant une fille aux pouvoirs surnaturels,
  • Joyce qui croit communiquer avec son fils disparu
  • L’enquête policière menée par le chef de la police
  • Mais aussi une histoire d’adolescents avec Nancy et le solitaire Jonathan

 

Alors que tu auras la sensation de revivre un peu l’histoire d’E.T avec Mike et ses amis, tu basculeras dans le teen horror movie avec Nancy et Jonathan. Attention, je rassure les personnes sensibles, pas de sang « quoique, juste des petits saignements de nez et oreilles pour le personnage de Eleven ».  En huit épisodes, la série a le temps de poser les bases et développer toutes ses petites histoires. Résultat, c’est rythmé, c’est captivant, c’est unique. Effet Netflix oblige, la plateforme trouve encore le moyen de te donner envie de regarder toute la saison d’une traite.

ikea-pubs-salons-pop-culture-4

Accompagné par une bande originale très proche des films de science fiction mettant en scène des enfants, il y aura aussi pas mal de tubes d’époque « Peter Gabriel et le titre Heroes ou bien encore le groupe The clash et son tube  Should I Stay or Should I Go ». Stranger Thing est capable de t’offrir de vrais moments de trouille en te déchirant le cœur par la suite à coup de scène dramatique. Avec sa jolie galerie de personnages, on est emporté par cette histoire simpliste mais authentique.

 

Emouvant, vibrant, excitant, effrayant, déjà culte

 

Je vais surtout m’adresser à toi qui, étant enfant regardait de ta fenêtre les étoiles dans l’espoir de voir s’écraser un vaisseau spatial dans ton jardin. Toi qui étais tombé amoureux de ce petit alien friand de Skittles semés par Terre. Alors voila, dans Stranger Things, tu ne va pas vraiment retrouver un petit alien tout gentil qui va copiner avec un humain mais ce qui est sûr c’est que tout ce que tu avais aimé dans E.T, tu va le retrouver dans cette série s’en inspirant grandement. Le tout sans le plagier, bien entendu. Mais ça ne s’arrêtera pas à ça. Tous les films de science fiction qui ont marqués les eighties et par la même occasion, le cinéma. De Star Wars à E.T en passant par Les goonies et The thing, tu va retrouver tout ce qui se faisait de meilleur.

 

  • Tu prends l’ambiance familiale, en y ajoutant une bonne dose de menace gouvernementale avec des agents pas commodes et dangereux ainsi que de l’amitié à la E.T voir même des films des studios Amblin « studio ayant produit la plupart des films de Spielberg » avec ses BMX, sa cabane au fond du jardin, son chien peureux mais attachant « chien qui ne fera qu’une brève apparition », son repas de famille tendu,

 

  • Tu la mélanges avec cette bande de copains, génies mal aimés dans leur école « avec le leader, son second, l’intello et le simplet mais attachant » qui se chamaillent, se font des soirées à jouer à Donjons et Dragons, s’entraident, lisent des comics « beaucoup de X men », ne se quittent jamais et vivent une aventure incroyable comme dans Les goonies avec un look très similaire à ce film,

 

  • Tu saupoudre de références bien placées à la culture pop de l’époque « beaucoup de références à Star Wars, et à d’autres films immortalisés en affiches surplombant le mur de chambre des enfants et adolescents, de publicité de l’époque avec la célèbre pub de Coca Cola, d’intervention télévisée du président Ronald Reagan » mais la référence principale, celle qui sera le cœur même de la série, restera E.T.

 

  • Puis tu assaisonne le tout avec du surnaturel, un zeste d’épouvante made in John Carpenter et du mystère comme dans le film Poltergeist avec un petit coté Carrie au bal du diable.

 

Verdict final

 

Stranger thing est la plus belle lettre d’amour, un véritable hommage brillant à l’univers des plus grands du cinéma des eighties : Steven Spielberg, Stephen King, Tobe Hooper, Stanley Kubrick, John Carpenter. Des personnages attachants, une musique et une ambiance rétro très sympa, des rebondissements, des scènes et répliques déjà cultes, des tonnes de références aux eighties, cette série respire la nostalgie. De l’émotion en puissance, une histoire pour le grande rêveur qui sommeille en toi. Combinant à la fois épouvante à fantastique, science fiction, drame, comédie et aventure, cette nouvelle série est à découvrir très vite.

 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.