Ballerina : La fusion parfaite entre Karaté Kid et Billy Elliott

Avis aux grands rêveurs désirant par-dessus tout faire de leur passion leur métier. En 2016, un Français, Eric Summer, et un Canadien, Eric Warin, aidés de leur équipe sortaient un film d’animation voulant transmettre aux plus jeunes plein de belles valeurs. Celui-ci était très spécial. Il s’appelait Ballerina et vous invitait à suivre à la fin du XIXe siècle, deux orphelins ayant fugué à Paris pour réaliser leur rêve respectif. Notre histoire commence dans les paysages Bretons…

 

Fiche Technique

 

Réalisé par Eric Summer et Eric Warin

Genre : Animation

Film Français et Canadien

Durée : 1h30 environ

 

Il n’y a pas que les grands studios d’animation qui créés de beaux films

 

Imaginez l’essence de Karate Kid mélangé à Billy Elliott et Coyote Girls, cela vous donnera un aperçu de la mise en scène et des personnages de Ballerina. Oui, vous avez bien lu, un film d’animation mettant en valeur son personnage de la même manière que ces célèbres films invitant chacun à ne jamais lâcher leur rêve.

 

On n’a jamais vu cela et cette fois, ce sont Français et Canadiens qui en sont responsables. Ballerina est ce qu’il se fait de meilleur sur tous les plans. Pourtant, le début de notre intrigue ne penchait pas en sa faveur, sentant l’animé vu et revu dont les gags sentaient le déjà vu. Puis arrivé à Paris, tout se précipite.

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Pas le temps de développer dans les premières minutes ses personnages, vous n’en saurez que le principal : ils sont déterminés à réaliser leur rêve. C’est là tout le génie narratif de Ballerina construisant ses deux têtes d’affiche à mesure où l’on avance dans leur histoire.  Les relations entre eux sont creusées, de même pour les personnages secondaires.

 

Vous allez vous y attacher alors que tout au départ, vous pensiez que ce se serait impossible. Parce que pour tout film sportif s’accompagne d’ un mentor et d’un rival, que tout Daniel Larusso a eu son Mr Miyagi et Johnny Lawrence, Rocky son Mickey et Apollo Creed, Félicie aura son entraineuse incarnant son ancre, sa mère de substitution; et sa Némésis, rivale tenant à tout prix à lui mettre des bâtons dans les roues pour l’empêcher d’atteindre son objectif.

 

Ballerina dépasse les animés que vous avez pu voir. Même si physiquement, c’est de l’animation, tout le reste, de sa mise en scène à ses personnages en passant par l’histoire et les musiques très Américaines remplies de puissance dans leurs sonorités et paroles (Sia, Camila Mora, Demi Lovato, Chantal Kreviazuk, la bande originale ne rigole pas), tout donne la sensation d’évoluer dans une belle comédie musicale familiale.

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Nos héros nos chantent pas, ils sont justes accompagnés par des chansons, toutes choisies  minutieusement pour accompagner l’histoire. Jamais je n’avais vu œuvre si précise. Elle sent la détermination, la réalisation de ses rêves, le soutien, la passion, le courage et la force. Le tout enrobé d’un peu de magie. Pas la magie Disney, la magie du spectacle.

 

L’animation, le design des personnages et décors dans lesquels ils évoluent sont la cerise sur le gâteau. En règle générale, quand vous êtes inconditionnel des Disney, Dreamworks et compagnie, quand vous regardez un autre animé d’un studio peu connu, vous êtes obligé de faire la comparaison.

 

Peu d’élus peuvent se vanter d’être aussi proches des grands de l’animé. Ballerina, lui a sa personnalité et même si j’ai ressenti qu’il se rapprochait des standards américains à savoir grosse tête sur petit corps, yeux démesurément gros et expressions exagérées, on s’arrête là. Tout reste à 90% authentique. Ce film a sa propre mission avec une façon bluffante de reproduire les mouvements de danse des ballerines.  Et regardez moi un peu le travail sur la reproduction de Paris, de l’intérieur et de l’extérieur de son Opéra si luxueux, des vêtements, de la mise en valeur des danseuses ?

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Même avec un beaucoup plus petit budget que ces films, Laurent Zeitoun, Yann Zenou et Nicolas Duval Adassovsky ont pu nous produire un film de toute beauté rivalisant avec les plus grands. Tous les trois sont allés jusqu’à monter une nouvelle équipe et, d’eux-mêmes, un nouveau studio d’animation: L’atelier Animation. Toute l’équipe a eu la chance de travailler en collaboration avec Théodore Ty, directeur de l’animation ayant travaillé notamment sur Mulan, Les cinq légendes, Lilo et Stitch, Le roi Lion ou bien encore Kung Fu Panda.

 

La naissance d’un nouveau rêve

 

Ce n’est pas grandir le problème de nos vies, c’est d’oublier que nous avons été un enfant qui avait des rêves ! « La Marmotte Bleue ».

 

Je crois qu’il n’y a pas plus belle citation résumant la thématique de ce film. La danse, le ballet, sont proches des arts martiaux, ils impliquent une grande détermination, un travail acharné, un sens du sacrifice. Ceci colle parfaitement au thème de ce film: quand on se bat pour ses rêves, c’est à ce moment précis où l’on commence à grandir. L’histoire que vous allez suivre est donc universelle, s’approchant de certaines œuvres que vous avez pu voir et pour certaines, aimé de tout votre cœur.

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Une petite fille ne renonçant devant rien. Quelque soit les coups durs, elle se relève immédiatement. Ce genre de personnage, je le prends pour inspiration. Il rejoint tous ses jeunes modèles d’humanité et de persévérance, comme l’ont été Daniel Larusso, Alex Owens, Violet Sanford et Billy Elliot.

 

Ballerina est vraiment très différent de ce qu’on peut voir habituellement dans un film d’animation. On revient à la base des films qui en ont fait du cinéma ma passion. Pas d’effets spéciaux, d’explosions, de personnages cinglés, stéréotypés et pessimistes, juste des gens normaux cherchant à réaliser leur rêve en gardant courage, traversant toutes sortent d’épreuves les faisant grandir pour atteindre ces rêves.  Tout le monde peut être touché par cette histoire. Le message est très inspirant pour les enfants…comme pour les adultes. Ne jamais renoncer à ses rêves.

 

Danse avec tout ton cœur.

 

Au final, pour moi, des films invitant les artistes à réaliser leur rêve, il n’y en aura jamais assez. Dans une société s’assombrissant de plus en plus, celles et ceux manquant de force pour persévérer et aller au bout de la réalisation de leur rêve ont besoin de ce genre d’œuvre pour les guider, les encourager quand dans la vie réelle, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. J’invite donc toutes ses personnes à suivre l’histoire et le parcours de Félicie et son ami Victor.

 

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