Beethoven : L’antithèse de Cujo

Il y a de la comédie culte des années 90 dans l’air et elle porte le doux nom de Beethoven. Brian Levant, responsable de quelques perles de la comédie familiale pendant les années 90, réitère l’expérience pour un nouveau classique indémodable dont le but est clairement de vous donner envie d’avoir un chien alors qu’au départ, ce n’était pas gagné. Repartons dans les nineties découvrir ou redécouvrir un classique pour petits et grands.

Fiche technique

Réalisé par Brian Levant

Genre : Comédie familiale, Drame

Film Américain

Durée : 1h23 environ

Petite anecdote

  • Les fans d’Un flic à la maternelle reconnaitront le lieu de notre intrigue puisque Beethoven a été tourné au même endroit.
  • Au cours d’une courte scène voyant Ryce et Ted jouer à Super Mario Bros 3 sur NES, les gamers des années 80/90 reconnaitront le célèbre Power Glove, et son apparence de gant futuriste, objet de tant de convoitises pour joueurs de l’époque.

La comédie familiale qui donnait envie d’avoir un chien

A la vue de l’affiche de ce film, de ce chien dévorant une cuisse d’un gros poulet rôti sous les yeux choqués d’une famille, des flashbacks glaçants votre sang reviennent du passé pour venir vous hanter et vous dissuader de regarder ce long métrage. Vous vous rappelez de ce Saint-Bernard terrorisant une mère et son jeune fils réfugiés dans leur voiture transformée en four pour humains.

Beethoven ne fait pas dans l’horreur. Lui, sa spécialité : la comédie familiale attendrissante. Lorsqu’une famille Américaine récupère un chiot échappé d’un trafic de chiens pour des expérimentations illégales horribles, c’est toute leur petite tranquillité qui s’en trouve chamboulée pour le meilleur et pour le pire.

Quoi de mieux que d’avoir dans la famille Newton un allergique de ce compagnon fidèle dont les arguments sont valables mais qui ne tardera pas à comprendre que derrière toute cette responsabilité et ses inconvénients se cache un être très intelligent dont la mission unique n’est autre que d’aimer sa famille d’adoption.

Enfants et adultes vont mourir de rire. De l’enfance à l’âge adulte, du choix de son nom à diverses tentatives d’apprentissage, vous êtes convié à suivre les péripéties de Beethoven et sa famille. Beethoven dont le hobby favori est de faire les bêtises les plus grosses que même Denis la malice n’a jamais pu réaliser. Tout cela sous les yeux de George, le père de famille autoritaire (mais pas tant que ça) qui hélas, n’en sera pas uniquement spectateur.

Maman regardes, j’ai rêvée d’un beau chien et il est venu.

De chiot de 30 kg à gros toutou de 75kg

Mais Beethoven, ce n’est pas une comédie se résumant uniquement par ses gags. Beethoven, c’est un film parlant de famille. En plus d’une intrigue principale se poursuivant en milieu d’histoire, des sous intrigues présentent et développent chaque membre des Newton. Chaque spectateur s’y retrouvant.

  • Nous suivrons donc la craquante Emily (Sarah Rose Karr, qui tenait tête à Schwarzy dans « Un flic à la maternelle »), naïve et innocente,
  • Ted (Christopher Castile), l’intello au grand cœur victimisé par une bande de brutes de son collège,
  • Et Ryce (interprétée par Nicholle Tom), l’ainée en pleine quête du petit ami.

Les parents ne seront pas mis de coté puisque nous suivrons aussi papa (Charles Grodin que j’adore dans « Drôles de fantômes ») et maman Newton (Bonnie Hunt « Jumanji, La ligne Verte, Jerry Maguire »). George Newton heureux propriétaire d’une entreprise de désodorisants, Alice, mère au foyer, qui croiseront sur leur chemin le célèbre Agent Mulder dans un rôle pour le moins déroutant pour les fans d’X Files.

Brian Levant aime les animaux domestiques, il a cerné tout du comportement du chien, de son amour pour ses maitres plus fort que toutes les bêtises qu’il pourra commettre durant sa courte existence. La star du film, Beethoven, Levant sait la mettre en valeur dans les mauvaises situations, les bonnes, les drôles et les tendres. Soyez assuré qu’il fera son travail.

Parce qu’avec un piano, on peut faire de jolies mélodies, les musiques signées Randy Edelman à qui l’on doit entre autres, les compositions de comédies cultes des nineties « The Mask », « L’indien du placard », « Un flic à la maternelle » ; en sommes, des musiques que nous avons gardé en mémoire, accompagnent ici les scènes de Beethoven, servant moments comiques, héroïques et tendres pour décupler les sensations.

Parfois même, quelques morceaux rock made in nineties, viennent se glisser de façon cohérente, pour donner un coté cool au personnage. Tout est maitrisé, préparé et soigné, dépourvu d’effets spéciaux et autres éléments superficiels. Du bon film à l’ancienne.

Qu’est ce qu’on va faire d’un chien ? Mais qu’est-ce qu’on va pouvoir en fait ?!

Il peut détruire l’intérieur de votre maison, jamais votre cœur

C’est un fait avéré : malgré toutes les destructions qu’il peut causer à vos biens les plus précieux sans en avoir conscience, l’amour d’un chien pour sa famille d’adoption ne faiblira jamais. Les humains ont une façon d’exprimer leur amour entre eux, les chiens en ont une autre. Beethoven va le souligner.

Enfant, cette comédie était l’un de mes films préférés. Aujourd’hui encore, mon affection pour lui n’a pas baissé d’un pouce. Des comédies si parfaites, on en fait plus. Autre temps, autre mentalité. Capable de faire rire que de rendre gaga, Beethoven, sans effrayer les plus jeunes, peut aussi vous ramener à la dure réalité de la vie, confrontant les enfants à la maltraitance animale exécutée par des personnes malintentionnés pouvant détruire la tranquillité de tout un chacun.  

C’est là que le Dr. Herman Varnick incarné par Dean Jones, et ses deux sbires interprétés par Stanley Tucci (et ses santiags en peau de vache) et Oliver Platt, sortes de Marvin et Harry (Maman j’ai raté l’avion) entrent en scène. Ce trio de méchants répond parfaitement au schéma du méchant de base. Le chef, sadique, manipulateur, dépourvu d’empathie, et dont le niveau de machiavélisme atteint des sommets grâce à son look, sa personnalité et ses expressions rappelant Herbert West (Re Animator). Les deux sbires : l’un intelligent, l’autre en était dépourvu.

Beethoven est donc une comédie familiale parfaite en tout point, divertissante et réfléchie, dont on comprend les raisons pour lesquelles elle a gagné le cœur de nombreuses personnes comme moi. « L’incroyable voyage 1 et 2 » font eux aussi parti de ses comédies « animalières » cultes des années 90. Je vous en parlerais pour de nouvelles reviews de « Mes vies de cinéphile ».

Tu as complètement gâché ma vie. Tu bousilles mes meubles, tu dégueulasses mes vêtements, ma maison, mes enfants t’aimes beaucoup plus que moi leur père, pourquoi ? Alors que tu ne sers à rien. Tu baves, tu grognes, tu bouffes, tu pues, je ne te laisserai plus jamais sortir de là (son enclos) plus jamais.

Au final, de vrais sentiments, une famille proche de la nôtre, des acteurs simples et impliqués, des musiques enjouées, un chien craquant et drôle, pour 1h30 de fun et de tendresse mettant en scène l’une des coqueluches des enfants des années 90. Beethoven est culte, vous savez désormais pour quelles raisons.  

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